Bad news
Les cellules circulantes indiquent la progression du cancer de la prostate
Contrôler et suivre la présence de cellules tumorales circulantes pourrait être un moyen plus fiable de mesurer la progression du cancer de la prostate que l’analyse du taux de PSA. Une équipe du Memorial Sloan-Kettering Center de New York est parvenue à cette conclusion en observant les données de 164 hommes atteints de cancers de la prostate métastatique résistants à la castration. Ces patients étaient inclus dans un essai thérapeutique d’évaluation d’une chimiothérapie et leurs cellules tumorales circulantes ont été isolées par capture immunomagnétique au début et à la fin de l’essai (à 4, 8 et 12 semaines). Ils ont ainsi pu observer que les changements du taux de cellules circulantes étaient fortement liés au risque de décès alors que le PSA ne l’était pas. La diminution des taux de lactate déshydrogénase étaient également un bon indicateur de survie. Les auteurs soulignent que le comptage des cellules tumorales pourrait être un bon outil de suivi de la maladie ainsi qu’un paramètre intéressant pour les essais cliniques.
Source : Scher H et coll, The Lancet Oncology, 11 février 2009.
La marijuana augmente le risque de cancer du testicule
L’usage prolongé et/ou fréquent de marijuana augmente le risque de cancer testiculaire. C’est la conclusion d’une étude réalisée par une équipe du Hutchington Center dans le Maine, sur un groupe d’hommes de la région de Seattle âgés de 18 à 44 ans et atteints de cancer du testicule. Les auteurs ont observé que le fait d’être un utilisateur de marijuana au moment du diagnostic était associé avec un risque augmenté de 70 % du cancer testiculaire. Le risque était particulièrement élevé, presque doublé, en cas d’utilisation fréquente (plus d’un fois par semaine) et/ou depuis l’adolescence. Le nombre des cancers du testicule les plus fréquents a augmenté de 3 % depuis les années 50 aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et en Australie, dans la même proportion que la consommation de marijuana. Les testicules produisent une molécule de type cannabinoïde ayant un effet anti-cancéreux et l’absorption de marijuana pourrait perturber son fonctionnement. Les auteurs indiquent que la marijuana pourrait également réduire la testostérone et favoriser l’impuissance.
Source : Daling J. et coll, Cancer, 9 février 2009.
Les femmes de plus en plus victimes d’AVC
Les femmes sont victimes d’une épidémie croissante d’AVC, 3e cause de leur mortalité. La revue Stroke consacre un numéro spécial à ces accidents et aux disparités entre sexes avec des études montrant des différences dans la prise en charge des attaques ischémiques, sur le long terme mais également en urgence puisque les femmes attendent plus longtemps dans les services d’urgence en cas d’AVC. D’autres études soulignent des différences dans la nature des troubles qui y sont associés, dans l’âge de survenue de l’accident ou examinent les recommandations actuelles pour la prévention des AVC récurrents chez la femme enceinte. Dans un commentaire accompagnant ces études, deux chercheurs français insistent sur l’importance de ces publications car les analyses prospectives indiquent que la prévalence et l’incidence des AVC augmenteront d’ici 2020, de manière plus sensible pour les femmes. D’ici 2050, la mortalité par AVC sera en effet de 30 % plus élevée pour les femmes que pour les hommes.
Source : Stroke. 11février 2009.
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Good news
Les statines diminuent le risque de décès
La prise continue de statines, face à un taux de cholestérol élevé, réduit le risque de décès sur une période de 4 à 5 ans. C’est la conclusion d’une étude réalisée en Israël sur les données médicales de 229 918 personnes sous statines entre 1998 et 2006 dont 136 052 n’avaient aucune maladie cardiaque. Les chercheurs ont analysé la proportion de jours pendant lesquels chaque patient a pris des statines au cours du suivi de 4 à 5 ans en moyenne. Dans les deux groupes, la prise continue (plus de 90 % de la période de suivi) des statines a conduit à une réduction de 45 % du risque de décès par rapport aux patients qui n’ont pris les statines que pendant 10 % de la période de suivi. La réduction du risque était la plus élevée pour les patients ayant des niveaux élevés de cholestérol LDL en début d’étude et pour ceux ayant pris au départ des statines à haute efficacité. Les auteurs insistent sur le fait que ces conclusions viennent confirmer l’intérêt de ces molécules en prévention primaire et qu’elles s’observent jusqu’à 9, 5 années pour les suivis les plus longs, en présence ou non de maladie cardiaque.
Source : Shalev V. et coll, Archives of Internal Medicine, 9 février 2009.
La grossesse n’augmente pas la récurrence de cancer du sein
Les femmes enceintes qui développent un cancer du sein ont le même risque que les autres femmes de voir celui-ci réapparaître, se répandre ou les tuer. C’est le résultat d’une étude, la plus importante à ce jour, réalisée par une équipe texane sur 104 femmes de moins de 35 ans atteintes de cancers du sein pendant leur grossesse ou dans l’année qui a suivi celle-ci. Ils n’ont pu observer aucune différence sur la récurrence, la métastase et les décès liés au cancer entre ces femmes et celles qui ont eu un cancer du sein loin d’une grossesse. Les auteurs ont également observé des tumeurs plus avancées chez les femmes enceintes, sans doute car les changements observés dans les seins de celles-ci ont pu être attribués à la grossesse ou à la lactation. Réfutant des études précédentes, ils soulignent en outre, que les tumeurs ne se sont pas révélées plus agressives chez les femmes enceintes que chez les autres femmes du même âge rappellent que les cancers se révèlent souvent plus agressifs chez les personnes jeunes comme peuvent l’être les femmes enceintes.
Source : Beadle B. et coll, Cancer, 9 février 2009.
Pas plus de cancers de l’ovaire avec les traitements de l’infertilité
Les traitements de l’infertilité n’augmentent pas le risque de cancer de l’ovaire. C’est la conclusion d’une équipe danoise ayant effectué une large étude sur 54 362 femmes ayant consulté à la suite d’une infertilité et auxquelles 4 types de traitement ont été proposés. Après une période de 16 ans en moyenne, les auteurs n’ont observé aucune différence de risque de cancer de l’ovaire entre les 4 groupes ni par rapport au groupe contrôle n’ayant pris aucun de ces traitements. Le risque n’est pas non plus augmenté pour celles ayant suivi plus de 10 cycles de traitement ou pour celles qui n’ont pas réussi à tomber enceinte. Les chercheurs observent tout de même un risque accru du type le plus grave de cancer dans le groupe ayant utilisé le clomiphène mais estiment que cette association est due au hasard. Pou reux, ces résultats se révèlent particulièrement rassurants à une époque où les recours aux traitements de l’infertilité sont de plus en plus fréquents.
Source : Jensen A. et coll, BMJ, 8 février 2009.
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