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kiosque international du 13 mars 2009

[12/03/2009]  |

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Bad news


Les enterovirus à l’origine du diabète de type 1

Les enterovirus pourraient jouer un rôle important dans le déclenchement du diabète, en particulier chez les enfants. C’est la découverte d’une équipe de chercheurs anglais et écossais qui a retrouvé ces virus dans le pancréas de patients développant un diabète. Ils ont en effet pu étudier le pancréas de 72 jeunes patients morts moins d’un an après un diagnostic de diabète de type 1. Les études gémellaire avaient démontré que ce type de diabète était l’objet d’une susceptibilité génétique mais que d’autres facteurs entrent en jeu. Le rôle possible d’une infection virale faisait partie des théories expliquant la destruction des cellules beta du pancréas, à l’origine de la maladie, et les auteurs estiment que leurs travaux est la première étape pour en prouver la validité. L’infection identifierait les celllules béta comme étrangères à l’organisme, qui engagerait ses défenses pour les détruire. Les chercheurs espèrent que cette découverte pourra, à terme, permettre la mise au point d’un vaccin.
Source : Morgan N. et coll, Diabetologia, 6 mars 2009

Des inhibiteurs de production virale contre l’hépatite C

Des peptides issus de la protéine Core du virus de l’hépatite C se révèlent capable d’inhiber la production de virus dans les cellules infectées. Une équipe de Floride, en collaboration avec des chercheurs de Lyon, vient de faire cette découverte fortuite en étudiant le rôle de peptides issus de la protéine Core sur la formation des deux unités qui la composent. Non seulement ils empêchent la liaison de se former mais ils préviennent la construction du virus lui-même, de 50 à 68 % selon le type de peptide utilisé. La protéine Core est l’une des plus stables entre les divers génotypes de HCV et les auteurs estiment qu’une stratégie fondée sur son métabolisme pourrait permettre à un traitement d’échapper à l’extraordinaire capacité d’adaptation du virus. Un autre chercheur, en Californie, a retrouvé le même peptide par une approche très différente, confirmant la validité des observations de l’équipe de Floride.
Source : Kota S. et coll, Journal of General Virology, 11 mars 2009.

Un virus révèle le secret de la dissémination des cancers

L’étude du virus vaccinia a permis d’identifier une protéine essentielle à sa vitesse de dissémination dans l’organisme selon un mécanisme qui pourrait être semblable à celui des cellules cancéreuses. C’est l’observation réalisée par une équipe de chercheurs londoniens qui ont analysé l’activité de la protéine N-WASP, qui est liée à la croissance des filaments d’actine qui guident le passage des virus d’une cellule à l’autre. Les chercheurs ont constaté que plus le métabolisme de la protéine N-WASP est rapide, plus la dissémination du virus est efficace. Ils estiment que ces travaux permettront de comprendre les mécanismes de dissémination des cellules cancéreuses, dont les signaux sont semblables aux virus vaccinia. La dissémination des cellules cancéreuses est l’un des obstacles à vaincre pour lutter contre les cancers et les auteurs espèrent mettre au point de nouvelles approches pour bloquer l’avancée des cellules cancéreuses.
Source : Weissange J et coll, Nature, 10 mars 2009






Good news


La dépression liée à la mort cardiaque


Les femmes atteintes de dépression sévère ont un risque plus élevé de faire une  mort cardiaque subite ou une  maladie coronaire fatale alors qu’elles sont par ailleurs en relative bonne santé. C’est la conclusion des travaux d’une équipe de chercheurs de Californie et de New York qui ont étudié les données médicales de 63 469 femmes n’ayant jamais eu de maladie cardiaque ou d’AVC. Les femmes ayant une dépression au stade clinique avaient un risque doublé de subir une mort cardiaque subite, le lien étant plus clair avec l’usage d’anti-dépresseurs qu’avec la description de symptômes dépressifs. Les auteurs soulignent qu’une partie de ce risque peut s’expliquer par l’existence de facteurs de risque plus fréquents chez les femmes dépressives : hypertension, diabète, hypercholestérolémie ou tabagisme. Ils indiquent cependant que leur étude démontre que le lien entre des troubles du rythme sérieux et la dépression semble plus complexe que prévu et s’interroge sur un éventuel rôle des médicaments prescrits.
Source : Whang W et coll, Journal of the American College of Cardiology, 17 mars 2009.

Les troubles cognitifs associés au syndrome métabolique

Les troubles métaboliques tels que l’obésité et le diabète pourraient avoir des facteurs de risque communs avec le développement de la maladie d’Alzheimer, d’autres formes de démences et le déclin cognitif. C’est ce que quatre études publiées ensemble permettent de constater. L’une d’entre elles, effectuée à San Francisco sur 5000 femmes, observe que plus une femme accumule de composants de syndrome métabolique, plus elle risque un déclin cognitif. Une autre étude californienne conclut qu’un homme obèse de plus de 65 ans a un risque plus élevé d’avoir un déclin cognitif plus grave que les autres hommes de son âge. Une équipe de Seattle a suivi un groupe de 2700 personnes de plus de 70 ans et observe qu’être obèse à l’âge moyen ou maigre dans son vieil âge augmente le risque de démence. Enfin une dernière étude, réalisée à New York sur 156 patients atteint d’Alzheimer, a permis de déterminer qu’une personne atteinte de diabète et ayant une cholestérolémie plus élevée aura un déclin cognitif plus rapide.
Source : Archives of Neurology, mars 2009

La météo joue sur les migraines

Les changements météorologiques ont une influence sur le déclenchement des migraines. C’est ce qu’a pu observer une équipe de Boston en étudiant les réactions de 7054 patients ayant fréquenté le service d’urgences à la suite de maux de tête. Ils ont comparé les diagnostics – migraine ou autres céphalées – à des données sur la pollution et les conditions atmosphériques avant et après le passage des patients aux urgences. Ils ont trouvé un lien linéaire direct entre une augmentation de la température moyenne dans les 24 heures précédant l’enregistrement des patients ainsi que, à un moindre degré, une diminution de la pression barométrique dans les 48 à 72 heures avant le diagnostic et le risque de céphalées. Les éléments liés à la pollution (particules, dioxydes sulfurique et nitrique…) ne semblent pas jouer de rôle. C’est la première fois qu’une étude vient appuyer les observations des patients sur l’influence du changement de temps.
Source : Mukamal K. et coll, Neurology, 10 mars 2009




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