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Kiosque international du 20 mars 2009

[19/03/2009]  |

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Good news


L’union des non-progresseurs fait la force pour lutter contre le VIH

Etudier et reproduire les mécanismes de lutte observés dans l’organisme des non-progresseurs pourrait permettre d’obtenir un vaccin contre le VIH. Des chercheurs de New York ont réussi à identifier un ensemble d’anticorps chez ce type de patients qui agissent en collaboration pour éliminer le virus. Les auteurs ont étudié la réponse immunitaire des cellules B des non-progresseurs. Pour la première fois, ils ont retrouvé sur 6 de ces patients, un groupe de 433 anticorps visant spécifiquement la protéine d’enveloppe gp120, cible de tous les vaccins car elle est assez stable d’une souche de virus à l’autre. Les chercheurs ont pu observer que chacun de ces anticorps n’a qu’un effet limité pour neutraliser le VIH in vitro mais que leur effet est puissant lorsqu’ils s’y attaquent ensemble. Un vaccin conçu sur ce principe pourrait permettre de produire une réponse immunitaire capable d’agir puissamment et rapidement sur diverses souches du virus.
Source : Nussenzweig M et coll, Nature, 15 mars 2009.


Tout exercice physique est bon après un infarctus

Tous les types d’exercices physiques améliorent la fonction vasculaire chez les patients récemment rescapés d’un infarctus. Une équipe de chercheurs suisses est parvenue à cette conclusion après avoir observé 209 patients ayant subi un infarctus pour la première fois. Les patients ont été séparés en 4 groupes pratiquant des exercices aérobiques, un entraînement de résistance, les deux ensemble ou aucun des deux. Après 4 semaines, les 3 groupes faisant de l’exercice ont vu leur vasodilatation liée au flux s’améliorer de 10 %. Pour les patients du groupe ne faisant pas d’exercice, les résultats étaient deux fois moins probants (5 %). Le facteur von Willebrand est par ailleurs descendu de 16 % dans les groupes actifs mais n’a pas évolué pour le groupe sédentaire. Les auteurs notent cependant que les mesures de dilatation liées au flux retournent au niveau d’avant les semaines d’exercice, un mois après l’arrêt de l’entraînement. Ils encouragent donc les patients à pratiquer tout type d’activité physique et à en changer régulièrement, ce qui leur évitera d’arrêter leur entraînement par simple ennui de toujours faire les mêmes exercices.
Source : Vona M. et coll, Circulation 16 mars 2009.


Un pansement d’ADN contre la myopathie de Duchenne

Un pansement d’ADN, appliqué sur le génome de chiens atteints de l’équivalent canin de la myopathie de Duchenne, a permis d’améliorer significativement le fonctionnement de leurs muscles. Des chercheurs américains et japonais ont fabriqué des pansements d’ADN, appelés morpholinos, destinés à masquer des parties de gènes défectueux, ce qui permet aux cellules de produire des protéines musculaires imparfaites mais au moins partiellement fonctionnelles. Pour la première fois, cette équipe a réussi à faire fonctionner les pansements d’ADN en les injectant dans la circulation générale d’animaux assez gros -des chiens et non plus de souris-, ce qui ouvre la voie pour l’homme. Les résultats ont été positifs pour les muscles squelettiques mais la thérapie n’a pas réussi à protéger le cœur des chiens. Les auteurs émettent l’hypothèse que le muscle cardiaque est moins poreux et n’a pas pu absorber assez de morpholinos. Ils étudient d’autres formes d’administration.
Source : Yokota T et coll, Annals of Neurology, 17 mars 2009.





Bad news


Les femmes obèses moins suivies par mammographie

Les femmes obèses pourraient augmenter leur risque de cancer du sein en hésitant plus à se faire dépister par mammographie. Une équipe de l’université de médecine de Baltimore a observé, par une méta-analyse de 17 études représentant 276 000 patientes, que les femmes très obèses avaient 20 % moins de chances d’avoir récemment subi une mammographie que les femmes de poids normal. Les auteurs indiquent plusieurs raisons pour le retard pris par ces femmes pour prendre un rendez-vous de mammographie : la mauvaise estime de soi, la gêne, le manque de respect perçu de la part du personnel soignant et des conseils non désirés de nutrition. Les chercheurs estiment que ces raisons pourraient conduire à d’autres comportements négatifs pour la santé. Et recommandent aux médecins de tenir compte de ces données vis-à-vis de leurs patientes obèses.
Source : Maruthur NM et coll, J of General Internal Medicine, 18 mars 2009.


Le fer impliqué dans les maladies à prion

Un déséquilibre de l’homéostasie du fer est un élément fréquemment retrouvé dans les cerveaux des humains, des souris et des hamsters affectés de maladies à prions. C’est la découverte d’une équipe de chercheurs de l’Ohio et du Nebraska qui ont observé que les cerveaux infectés par des prions étaient déficients en fer alors même que leur contenu global en fer avait augmenté. Les auteurs pensent que la ferritine, la molécule de stockage du fer, s’agglomère avec les masses de protéines repliées que provoquent la présence du prion, masquant ainsi ce fer pour les cellules. Celles-ci en accélèrent alors la capture, alors même qu’elles en contiennent déjà de grandes quantités. Ce déséquilibre de l’homéostase du fer accélère la progression de la maladie. Les chercheurs estiment avoir découvert l’un des mécanismes de la neurotoxicité des prions et espèrent que leurs travaux pourront conduire à des stratégies de traitement fondées sur la restauration d’un métabolisme équilibré du fer dans le cerveau.
Source : Singh A et coll, PLoS Pathogens, 13 mars 2009.


Une particule virale suffit à déclencher l’infection

Les virus n’ont pas besoin de pénétrer un organisme en nombre, ni en versions diverses, pour le contaminer. C’est le résultat des travaux d’une équipe du Canada et des Pays-Bas qui a étudié une population de virus pathogènes pour la chenille. Ils leur ont inoculé diverses quantités d’un mélange de virus de deux variants d’une même espèce. Une faible concentration de virus injectés conduit à la contamination de moins de chenilles (20 %), dont la plupart sont infectées par un seul variant viral. Une inoculation importante, en revanche, conduit à la contamination de 99 % des chenilles qui sont alors infectées par les 2 types de virus. Grâce à un modèle de probabilité, les chercheurs ont alors pu confirmer que chaque particule virale peut agir individuellement pour causer une infection. Les auteurs indiquent que ce résultat est important car le nombre de virus infectants détermine la diversité virale dans l’organisme contaminé. Et pourrait ainsi jouer un rôle dans la progression de la maladie qui repose sur la compétition et les échanges d’information entre variants. Il reste à confirmer ces résultats pour des virus pathogènes chez l’homme.
Source : Zwart P. et coll, Proceedings of the Royal Society B., 14 mars 2009





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