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Kiosque international du 27 mars 2009
[26/03/2009] |
Bad newsL’ostéoporose et les vertiges seraient liés Les patients atteints d’ostéoporose ont un risque accru de souffrir de vertiges. C’est la conclusion des travaux d’une équipe coréenne, qui a examiné 209 personnes atteintes de vertiges paroxystiques bénins, comparés à 202 personnes n’en souffrant pas. Ils ont retrouvé un risque d’ostéoporose multiplié par 3 et un risque d’ostéopénie multiplié par 2 en cas de vertiges. Le lien était plus évident chez les femmes que chez les hommes. Ce type de vertige se retrouve après des interventions sur l’oreille interne ou un traumatisme crânien. Il pourrait se produire lorsque des cristaux de carbonate de calcium se libèrent et circulent librement dans l’oreille interne, provoquant des troubles de l’équilibre. Les auteurs estiment donc que le lien entre ostéoporose et vertiges pourrait être dû à un défaut du métabolisme du calcium et donc être indirectement lié à la chute de production d’estrogène de la ménopause.
Des inhibiteurs de l’angiogénèse favorisent le cancer Les inhibiteurs de l’angiogénèse qui visent les intégrines peuvent encourager la croissance tumorale plutôt que de l’arrêter lorsqu’ils sont administrés à faible dose. C’est l’observation d’une équipe de chercheurs anglais et écossais qui ont étudié les effets du cilengitide, actuellement en cours d’essais cliniques. La molécule modifie les mouvements des intégrines et des récepteurs VEGF dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut conduire à favoriser la croissance de nouveaux vaisseaux plutôt que de les bloquer. Ce mécanisme d’action n’avait pas encore été identifié pour cette famille d’inhibiteurs de l’angiogénèse et les auteurs estiment qu’il pourrait être à l’origine des résultats décevants du cilengitide. Ils indiquent que des phénomènes similaires pourraient entrer en jeu pour d’autres inhibiteurs de l’angiogénèse qui conduisent parfois à des échecs comme le sunitinib ou le bevacizumab. Ils rappellent cependant que cette découverte pourrait également permettre de préciser dans quels cas et à quelles doses ces traitements apportent tous leurs bénéfices.
La viande rouge rend aveugle et raccourcit la vie La consommation de viande rouge augmente le risque de DLMA et raccourcit la vie. Ces observations sont le résultat de deux études distinctes, par des chercheurs du Maryland et d’Australie. L’équipe australienne a analysé les habitudes alimentaires de 6734 personnes entre 58 et 69 ans. Celles qui mangeaient de la viande rouge plus de 10 fois par semaine avaient un risque 50 % plus élevé de développer une DMLA que ceux qui en consommaient moins de 5 fois par semaine. Au contraire, ceux qui mangeaient du poulet au moins 3 fois par semaine voyait le risque réduit de 50%. Aux Etats-Unis, les chercheurs ont analysé le régime alimentaire de 500 000 personnes entre 50 et 71 ans et ont divisé leurs cohortes en 5 groupes par rapport à la consommation de viande rouge et de viande transformée, de l’autre. Le groupe en consommant le plus avait un risque plus élevé de décès que celui en consommant le moins. Les chercheurs ont en outre calculé que 11 % des morts d’hommes et 16 % des morts de femmes pourraient être évitées en réduisant leur consommation de viande rouge et transformées au niveau de ceux qui en consomment le moins. |
Good newsLes hydrogels font aussi bien que les asticots Les asticots utilisés pour le traitement des plaies d’ulcère sur les jambes ne sont pas plus rapides que les hydrogels pour la cicatrisation et l’élimination des bactéries présentes. Ils sont par ailleurs souvent plus douloureux. C’est le résultat des travaux d’une équipe britannique qui a analysé l’efficacité de ces deux approches sur 267 patients atteints d’au moins un ulcère veineux sur la jambe et dont au moins 25 % du tissu s’était nécrosé, avec une tension brachiale de cheville supérieur à 0,6. Les patients ont reçu soit des asticots libres, soit des asticots en sachet, soit un hydrogel. Les auteurs n’ont pas observé de différence sur la rapidité de cicatrisation des ulcères les plus importants mais les asticots se sont révélés bien plus rapides pour éliminer le tissu nécrosé que l’hydrogel. Par ailleurs, la moyenne des scores de douleur liée aux ulcères est plus élevé avec les larves. Les chercheurs estiment donc que l’explosion actuelle du recours aux asticots est sans doute prématurée, en attendant de déterminer dans quels cas ils sont les plus appropriés.
Une protéine synthétique pour produire du sang artificiel. Une protéine totalement synthétique, construite à base d’acides aminés, pourrait être la base d’un nouveau type de sang artificiel utilisable sur les champs de bataille ou en médecine d’urgence. Une équipe de l’université de Pennsylvanie a en effet réussi à fabriquer un analogue de neuroglobine, la molécule qui transporte l’oxygène au cerveau et au système nerveux périphérique. Ils sont partis de 4 acides aminés, qui, ajoutés les uns aux autres dans un synthétiseur protéique, forment une colonne de forme hélicoïdale au centre de laquelle ils ont placé un hème. La colonne protéique ainsi formé est hydrophobe afin de protéger l’hème et l’oxygène qu’il transporte, sensible à l’eau. Une fois que la bonne séquence protéique est trouvée, c’est E.coli qui sert à produire la nouvelle molécule. C’est la première fois que des chercheurs utilisent un tel processus de fabrication d’une protéine synthétique, depuis les bases aminées.
Un stimulateur contre la maladie de Parkinson Un stimulateur de la moelle épinière pourrait représenter un traitement efficace et peu invasif contre la maladie de Parkinson. Une équipe de l’université de Duke (Caroline du Nord) a mis au point une prothèse capable d’appliquer une stimulation électrique sur la colonne dorsale de la moelle épinière. L’appareil a été testé sur des rats et des souris ayant des niveaux faibles de dopamine qui reproduisent les effets de la maladie de Parkinson. Environ 3 secondes après le déclenchement de la stimulation, les animaux ont retrouvé des mouvements rapides normaux. Les auteurs ont évalué divers niveaux de stimulation, associée ou non à diverses doses de traitements médicamenteux. La stimulation seule rend les animaux 26 fois plus actifs. Associée à un traitement à la L-DOPA, elle permet de n’administrer que 2 doses de celle-ci pour atteindre un niveau d’activité aujourd’hui atteint avec 5 doses. Les chercheurs espèrent que ce type d’outil peut prolonger le traitement à la L-DOPA ou bien offrir une alternative aux patients chez qui elle n’est pas ou plus efficace. Des essais chez le primate sont en cours.
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