Bad news
L’ostéoporose liée à l’absence de résistance mécanique
Les cellules qui déclenchent la destruction de l’os, les ostéoclastes, répondent à l’absence de résistance mécanique que ce dernier subit. Cette observation, réalisée par une équipe italienne, pourrait expliquer pourquoi les spationautes et les personnes alitées subissent une perte osseuse. Les chercheurs ont en effet prélevé des ostéoclastes de souris dont ils ont placé la moitié dans l’espace, dans le cadre de la mission FOTON-M3 de l’Agence spatiale européenne alors que l’autre moitié restait sur terre. Les cellules ont ensuite été analysées après 12 jours de culture. Les cellules soumises à la micro-gravité spatiale ont connu une activité accrue des gènes impliqués dans la maturation et l’activité des ostéoclastes, ainsi qu’une perte osseuse plus active. Les auteurs estiment que cette expérience montre l’importance de la résistance mécanique sur l’activité des ostéoclastes, offrant une piste de traitement contre l’ostéoporose, même si celle-ci se produit encore le plus souvent les pieds sur terre.
Source : Tamma R. et coll, The FASEB Journal, 27 mars 2009.
La mémoire immédiate impliquée dans l’hyperactivité
Les enfants atteints d’hyperactivité liée aux troubles de l’attention ont des faiblesses de la mémoire immédiate. Des chercheurs californiens ont soumis 24 enfants atteints d’hyperactivité à des tests d’arithmétique fondés sur la mémoire immédiate, effectués à divers moments dans diverses conditions. Le temps de réponse des enfants malades était bien moins régulier que ceux du groupe contrôle constitué d’enfants non hyperactifs, même si les réponses étaient aussi justes dans les deux groupes. Après d’autres tests, les mêmes chercheurs observent également que plus l’hyperactivité était prononcée, plus les temps de réponse étaient longs. Il est indispensable, selon les auteurs de mieux comprendre comment ces enfants perçoivent et réagissent à leur environnement pour adapter la thérapie à chaque situation.
Source : Buzy W et coll, Child Neuropsychology, 27 mars 2009.
Découverte d’une protéine liée au cancer du foie
Une protéine décide de l’avenir d’un foie endommagé : cancer ou pas. C’est ce que concluent les auteurs canadiens et américains d’une étude sur la souris, après avoir observé le comportement de la protéine STAT5. Celle-ci est normalement activée par la présence d’hormone de croissance qui régule la division et la croissance cellulaire dans le foie. Lorsque les chercheurs ont éliminé toute STAT 5 du foie des souris étudiées, celles-ci ont développé un cancer. La capacité protectrice de la molécule repose sur sa capacité à se fixer sur une autre protéine destructrice pour le foie, la TGF beta. Les quantités de TGF beta sont très élevées dans un foie abîmé et l’hormone de croissance déclenche alors l’activité de la STAT 3, qui favorise le cancer, et non plus celle de la STAT 5. Les auteurs estiment que cette découverte pourrait expliquer pourquoi de nombreuses maladies chroniques du foie peuvent conduire à un cancer.
Source : Hosui A et coll, Journal of Experimental Medicine, 30 mars 2009.
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Good news
Une méthode prévoit le développement des maladies auto-immunes
Le suivi de l’activation d’une molécule, la NF-KB, présente dans les organes affectées par divers types de maladies auto-immunes, pourrait permettre de les détecter avant l’apparition des symptômes. Une équipe de l’université d’Oslo a étudié un modèle murin de lupus et a mis au point une méthode de détection de l’activation de la molécule par bioluminescence, un outil d’une très grande précision. Les chercheurs ont ainsi pu observer que la molécule, présente dès que l’inflammation, s’installe dans les organes affectés, est détectable plusieurs semaines avant l’apparition des symptômes. Ils estiment que cette approche pourrait permettre des interventions thérapeutiques plus précoces et préparent plusieurs études pour évaluer divers traitements de maladies auto-immunes ainsi que du lymphome à cellules B.
Source Zangani M et coll, Am Journal of Pathology, avril 2009.
Entraîner le cerveau pour voir à nouveau après un AVC
Un entraînement rigoureux pendant plusieurs mois peut aider les patients ayant subi un AVC à recouvrer au moins une partie de leur vision. C’est l’observation d’une équipe de l’université de Rochester à New York, qui a suivi 7 personnes, entre 30 et 80 ans, ayant subi un AVC dans le cortex visuel primaire entre 8 et 40 mois avant le début de l’essai. Cinq des 7 patients ont suivi un entraînement focalisé sur la perception du mouvement, un élément critique de la capacité visuelle pour effectuer des tâches quotidiennes. Les exercices, effectués sur un ordinateur, duraient entre 15 et 30 minutes, une à deux fois par jour, pendant 9 à 18 mois. Après de tels efforts, tous les patients exercés ont vu leur vision s’améliorer. Tous estiment que ce travail a changé leur vie et l’un d’entre eux est même désormais capable de conduire. Les auteurs estiment qu’un tel procédé pourrait offrir une réponse pour tous les cas d’AVC affectant le cortex visuel primaire, réduisant le champ de vision d’un quart ou de moitié dans la plupart des cas alors que l’œil est intact.
Source : Huxlin K. et coll, Journal of Neuroscience, 1er avril 2009.
Une réserve de cellules souches dans le liquide amniotique
Le liquide amniotique pourrait être une nouvelle source de cellules souches. Une équipe de chercheurs français a en effet mis en évidence, pour la première fois, la présence de cellules capables de donner de nouvelles cellules sanguines dans le liquide amniotique de souris et de femmes. Ils ont isolé les cellules du liquide amniotique qui étaient porteuses des mêmes marqueurs que les cellules souches de moelle osseuse. Toutes ces cellules AFKL ont pu donner, in vitro, toutes les lignées cellulaires sanguines, qu’elles soient humaines ou murines. Les auteurs ont testé la capacité de ces cellules à redonner des cellules sanguines in vivo en les injectant à des souris dont la moelle osseuse avait été détruite par radiation. Dans la majorité des cas, les cellules AFKL avaient donné autant de cellules sanguines que lors d’injection avec des cellules hépatiques fœtales, le standard pour ces manipulations. Les chercheurs ont retrouvé des cellules sanguines dérivées des AFKL à 4 mois, confirmant les capacités à long terme de ces nouvelles cellules souches. L’injection de cellules AFKL humaines sur des souris irradiées n’a pas donné de résultats satisfaisants, que les auteurs imputent plutôt à des obstacles techniques.
Source : Cavazzana-Calvo M et coll, Blood, 1er avril 2009.
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