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Kiosque international du 10 avril 2009

[9/04/2009]  |

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Bad news

Une protéine favorise la diffusion du cancer du sein

Une protéine semble aider le cancer du sein à se répandre et à combattre les traitements anti-cancéreux. Des chercheurs californiens ont identifié pour la première fois le rôle de la protéine Muc4 qui agit comme un élément essentiel de la diffusion du cancer vers d’autres organes. Les mucines, le groupe de protéines auquel appartient Muc4, ont la capacité de protéger les cellules épithéliales dont les cellules du cancer du sein sont dérivées. Les cellules épithéliales ne peuvent normalement pas quitter leur matrice cellulaire sans mourir, sauf lorsque, cancéreuses, elles sont protégées par Muc4. Les chercheurs ont confirmé leurs observations sur des cellules cancéreuses exprimant naturellement Muc4 ou bien génétiquement modifiées pour le faire. Dans les deux cas, les cellules ont résisté à l’apoptose et aux traitements chimiques qui leur étaient appliqués. Les auteurs estiment donc que Muc4 modifie les liens naturels entre les cellules épithéliales et estiment qu’il pourrait être intéressant de cibler cette protéine pour lutter contre le cancer du sein, ce qui n’a encore jamais été envisagé. Une approche qui, si elle se révèle efficace, serait particulièrement bénéfique pour lutter contre un cancer qui tue le plus souvent par ses métastases.
Source : Carraway K. et coll, Cancer Research, avril 2009.


La résistance à l’insuline liée aux protéines et lipides ingérés

La combinaison entre absorption d’acides aminés (AA) ramifiés et régime riche en lipides pourrait être à l’origine de la résistance à l’insuline. C’est ce que semble indiquer l’étude réalisée sur des rats par une équipe de New York. Les chercheurs ont en effet retrouvé un niveau de résistance à l’insuline  plus élevé chez des rats consommant des acides aminés ramifiés mais uniquement lorsqu’ils absorbaient également une grande quantité de lipides. Alors que ces rats se nourrissent moins, la résistance apparaît aussi rapidement que chez des rongeurs mangeant beaucoup d’un régime riche en lipides uniquement. Les auteurs ont pu montrer que les AA ramifiés activent en permanence la protéine mTOR, qui régule la croissance cellulaire et agit comme un indicateur du niveau de nutriments et d’énergie au sein des cellules. L’administration de rapamycine, qui inhibe mTOR, renversait la résistance. Les chercheurs veulent confirmer leurs observations sur l’homme avant d’envisager les conséquences de leurs travaux pour le contrôle de la résistance à l’insuline.
Source : Newgard C et coll, Cell Metabolism, 8 avril 2009.


Le tour de taille est lié au risque de défaillance cardiaque

Le tour de taille est un facteur prédictif de défaillance cardiaque chez les hommes et les femmes d’âge moyen, même lorsque l’IMC est normal. C’est la conclusion des travaux d’une équipe de Boston qui a étudié les données de deux cohortes suédoises : l’une de 37 000 femmes de 48 à 83 ans et l’autre de 43 000 hommes de 45 à 79 ans. Ils ont d’abord trouvé que IMC, tour de taille, rapport tour de taille/tour de hanches ou tour de taille/taille étaient liés à un risque accru de défaillance cardiaque. Ils ont également observé que, parmi les femmes ayant un IMC de 25, une augmentation de tour de taille de 10 cm était liée à une augmentation de 15 % du risque de défaillance cardiaque. Ce chiffre atteint 18 % chez les hommes dont l’IMC est de 30. Les auteurs soulignent en outre,  que le lien entre IMC et défaillance cardiaque diminuait avec l’âge. Ils concluent que leur étude confirme, par différentes approches, que maintenir un poids sain est important pour réduire le risque cardiaque.
Source : Levitan E. et coll, Circulation, 7 avril 2009.

Good news

Un nouveau traitement prometteur du cancer de la prostate

Une nouvelle molécule, capable de bloquer les récepteurs androgéniques des cellules cancéreuses, semble montrer des résultats prometteurs contre les cancers avancés de la prostate. Une équipe de Boston a réussi à mettre au point un composé capable de se fixer sur les récepteurs sans les activer, contrairement aux molécules actuelles auxquelles les cellules cancéreuses deviennent toujours résistantes par ce biais. Les chercheurs ont identifié 200 composés capables de se comporter comme des hormones androgéniques avant d’en isoler 2 qui n’activaient pas les récepteurs sur les cellules cancéreuses. Les essais de phase I/II ont montré que les nouvelles molécules se fixent bien sur les récepteurs et empêchent le passage d’androgènes dans l’ADN cellulaire. Les auteurs envisagent déjà que les cellules cancéreuses pourront trouver une parade à cette nouvelle approche mais ils estiment qu’en appliquant la bonne combinaison de molécules, il devrait être possible d’éliminer le cancer avant l’apparition de la résistance.
Source : Sawyers C. et coll, Science, 10 avril 2009.


Un gène variant retrouvé dans la dermatite atopique

Le chromosome 11 peut porter un variant génétique associé à un risque accru de dermatite atopique. Une équipe de Berlin a fait cette découverte en scannant les génomes de plus de 9600 sujets d’Allemagne, de Pologne et de République Tchèque. L’origine génétique de cette affection, de plus en plus fréquente, était connue grâce aux études épidémiologiques mais le mécanisme de déclenchement des épisodes reste encore inconnu. Les auteurs ont donc prêté une attention particulière aux génomes des 3011 personnes appartenant à des familles touchées par la maladie. Ils ont retrouvé plusieurs gènes impliqués dans la pathogenèse de cette forme infantile d’eczéma, dont le variant du chromosome 11 qui se révèle particulièrement fréquent. Il se trouve sur la région du gène C11orf 30, codant la protéine EMSY, dont le rôle dans cette maladie reste à explorer. Le même variant, présent chez 36 % de la population européenne, se retrouve dans la maladie de Crohn et les auteurs espèrent pouvoir découvrir un nouveau mécanisme pathologique que ces maladies auraient en commun.
Source : Esparza-Gordillot, Nature Genetics, 6 avril 2009.


Un spray miracle contre l’éjaculation précoce

Un spray à application locale, utilisé 5 minutes avant une relation sexuelle, a permis de multiplier par 6 le temps entre pénétration et éjaculation chez des hommes souffrant d’éjaculation précoce. C’est ce qu’ont pu observer des chercheurs du Royaume-Uni, de République Tchèque, de Hongrie et de Pologne sur 300 hommes atteints d’éjaculation précoce et répartis en 2 groupes. Deux cents d’entre eux ont utilisé un spray contenant lidocaïne et prilocaïne et cent ont reçu un placebo. Pendant 3 mois, les couples ont mesuré le temps entre pénétration vaginale et éjaculation. Résultat : ceux qui ont utilisé le spray actif ont pu prolonger cette durée de 0,6 minute à 3,8 minutes contre 1,1 minute dans le groupe contrôle. Après 3 mois, 90 % des hommes du groupe traité étaient capables de retenir leur éjaculation pendant plus d’une minute, contre 54 % dans le groupe placebo et 62 % qualifiaient leur orgasme de bon ou très bon, contre 20% au début de l’étude. Dans le groupe placebo, le chiffre est passé, au contraire, de 21 à 19 %. Aucun effet secondaire sérieux n’a été rapporté pendant l’étude.
Source : Dinsmore W. et coll, BJU International, avril 2009





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