L'INVITE > Dr Jean-Yves Robin

 Directeur du GIP dossier médical personnel

Le dossier médical doit libérer du temps clinique

[16/04/2009]  |

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drjeanyvesrobinTirant les leçons des erreurs du passé, le gouvernement lance en 2010 une première version du DMP  plus simple mais aussi orientée vers le partage d’informations entre professionnels. Facultatif pour les patients, il sera intégré aux logiciels existants pour les médecins, promet le Dr Jean-Yves Robin.



L’intégralité de l’entretien

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Le lancement du dossier médical

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Les conséquences pour les médecins

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Les expérimentations régionales

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Les points-clés de l’entretien

- Le DMP va être relancé avec une approche plus globale de coordination des soins
- On ne va pas faire une cathédrale, mais nous allons avancer de manière pragmatique
- Les professionnels pourront partager des documents relatifs à leurs patients
- Le DMP doit être intégré aux logiciels des professionnels
- En 2013, la plupart des professionels et des patients qui le souhaitent pourront utiliser  le DMP

Les réponses à vos questions

La future agence coordonnera-t-elle les expériences qui combinent les outils informatique et téléphonique pour  faciliter le suivi de pathologies chroniques, comme par exemple TELEDIAB  pour le diabète ?

L’agence des systèmes d’information partagés de santé développera, en effet, des services spécialisés à valeur ajoutée médicale, dont le suivi du diabète fait partie. L’objectif de ce service est de rendre possible la transmission des données d’auto surveillance par le patient lui-même, à son médecin traitant, par voie de communication électronique sécurisée. Pour les professionnels de santé, ce service est un des moyens pour faciliter la coordination des soins dans le cadre de la prise en charge et du suivi du patient.

J’ai entendu que l’enveloppe  budgétaire s’élevait à 44 millions d’euros pour cette année. Est-ce suffisant pour relancer et multiplier les projets régionaux ? Le budget sera-t-il  redéfini tous les ans ?

L’enveloppe budgétaire pour 2009 a été définie par l ‘Etat  sur la base de l’expression des besoins recueillie à ce jour par la mission de préfiguration de l?ASIP (Agence des Systèmes d?Information Partagés de Santé). Cette somme importante permettra de donner aux projets pilotes régionaux les moyens de s’inscrire dans le nouveau cadre national du DMP et des systèmes d?information partagés de santé. Fin 2009, l’ASIP présentera un plan pluri annuel de financement à la puissance publique, ce qui permettra de prévoir dans la durée les investissements nécessaires au déploiement du DMP.

Les  professionnels de santé doivent-ils tous s’équiper de messageries sécurisées ?

Les messageries sécurisées font partie des projets de l?ASIP et seront développées dans le courant 2010. Depuis 2007, un décret encadre l’échange et le partage des données de santé. Sa mise en oeuvre nécessite le recours à la Carte Professionnel de Santé et l’usage d’une messagerie sécurisée. A terme, tous les professionnels de santé seront amenés à utiliser ce mode d’échange qui garantit la confidentialité et la protection des données de santé. Pour en savoir plus : http://www.gip-cps.fr/index.php?option=com_content&m_cat=&task=view&id=375&Itemid=99999999 <http://www.gip-cps.fr/index.php?option=com_content&amp;m_cat=&amp;task=view&amp;id=375&amp;Itemid=99999999>

Où en sont les autres pays européens ou les USA, dans le développement d’un dossier médical électronique partagé ?

En Italie et en Espagne, les premières expériences de dossiers médicaux informatisés se font dans les régions. Au Royaume-Uni, l’investissement de l’Etat est de 1 milliard de livres sur 10 ans et porte sur l’ensemble de l’informatisation du système de soins. Les patients ne disposent pas encore à ce jour de dossiers accessibles.
Au niveau européen, la commission a lancé le projet Smart Open Services for European Patients, autrement appelé epSOS.  Son objectif : faciliter la mobilité des citoyens européens. Il s’agit de créer les conditions d’une circulation maîtrisée et sécurisée des données de santé du patient en permettant l’accès à une vue synthétique des informations de santé du patient (Patient Summary) et à un service de prescription électronique (E-prescription), interopérable avec les différents systémes d’information de santé nationaux des pays membres. L’évaluation de ce projet est prévu pour 2011. Son développement se fait en cohérence avec le programme de relance français.
Quant aux Etats-Unis, le gouvernement de Barack Obama a décidé en février dernier de créer un fonds alimenté à hauteur de 634 milliards de dollars (503 milliards d’euros) pour offrir une couverture médicale à tous les Américains. Ce fonds permettra également de participer à l’informatisation du système de soins.




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