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Kiosque international du 17 avril 2009

[16/04/2009]  |

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Bad news

Les statines ne préviennent pas la maladie d’ Alzheimer

Malgré le rôle désormais largement suspecté de l’hypercholestérolémie dans le développement de la maladie d’Alzheimer, les statines ne peuvent pas la prévenir. C’est la conclusion d’une large revue d’essais réalisée par une équipe irlandaise, qui a réuni les données de 26 340 patients, âgés de 40 à 82 ans, ayant participé à des essais cliniques, à l’aveugle et randomisées sous contrôle, visant à évaluer l’influence de la simvastatine et de la pravastatine sur l’apparition de démence. La revue montre que si les traitements n’ont pas diminué les capacités cognitives des patients, il n’y avait aucune différence entre les groupes traités et les groupes contrôles sur l’apparition de démence, les fonctions cognitives ou les performances à certains tests neuropsychologiques. Un chercheur commente cette étude en rappelant que d’autres travaux ont montré des effets négatifs ou neutres des statines sur la cognition mais qu’aucun n’a montré d’effet positif. Les auteurs insistent sur le fait que leur revue démontre que l’administration de statines ne protège pas contre les démences lorsqu’elles sont administrées après un certain âge mais ne conclut pas sur l’intérêt d’une administration prolongée à partir d’un âge moyen.
Source : Mc Guiness E. The Cochrane Library, 15 avril 2009.


L’hypoglycémie augmente le risque de démence

Les épisodes d’hypoglycémie augmente le risque de démence chez les patients âgés atteints de diabète de type 2. C’est ce qu’ont pu observer des chercheurs de plusieurs hôpitaux de Californie, qui ont même vu le risque doubler chez les patients ayant connu plus de 3 épisodes par rapport à ceux n’en ayant jamais souffert. Les auteurs ont suivi 16 667 patients diabétiques, de 65 ans d’âge moyen, entre 1980 et 2007. Ils ont trouvé que 17 % des patients ayant eu au moins un épisode d’hypoglycémie étaient également atteints de démence, le chiffre augmentant avec le nombre d’épisodes. Les résultats sont les mêmes que les patients soient hospitalisés ou admis aux urgences. L’équipe a engagé ces travaux car les troubles cognitifs liés à l’hypoglycémie aiguë sont connus chez les enfants atteints de diabète de type 1. Les chercheurs suggèrent qu’un contrôle strict de la glycémie n’est peut-être pas conseillé pour les patients âgés atteints de diabète de type 2 si le traitement provoque une hypoglycémie.
Source :  Whitmer R. et coll, JAMA, 15 avril 2009.


Un traitement quotidien moins efficace qu’une dose annuelle dans l’ostéoporose

L’administration quotidienne de biphosphonates oraux, le traitement standard actuel, n’est pas plus efficace qu’une perfusion annuelle d’acide zolédronique chez les patients traités de façon chronique avec des gluco-corticoïdes. C’est la conclusion de  l’étude HORIZON, menée par une équipe écossaise dans 12 pays européens, en Australie, à Hong-Kong, en Israël et aux Etats-Unis sur 834 patients. Les patients ont été divisés en sous-groupes en fonction de la durée de leur traitement par des gluco-corticoïdes. La densité osseuse moyenne a augmenté en moyenne de 4,1 % dans le groupe traité à l’acide zolédronique contre 2,7 % chez les patients recevant du risedronate. En prévention, l’amélioration est de 2,7 % pour le traitement unique contre 2 % pour l’administration quotidienne. Les effets secondaires, notamment dans les 3 jours suivant la perfusion, se sont révélés plus fréquents dans le groupe recevant de l’acide zolédronique. Les auteurs estiment que ces résultats doivent être confirmés par une plus large étude qui viserait notamment à évaluer si les effets observés sur la densité osseuse pourraient conduire à une diminution du risque de fracture. Un commentaire note que la posologie idéale pour une administration unique n’est pas encore connue et qu’elle devra également être évaluée en terme de bénéfice/coût par rapport au traitement oral actuel.
Source : Reid D. et coll, The Lancet. 11 avril 2009.

Good news

L’insuline contrôle le glucagon

L’insuline joue un rôle clé sur la suppression des taux de glucagon. Cette découverte, réalisée par une équipe de Boston, confirme le rôle suspecté de l’insuline sur cette hormone qui régule le métabolisme des sucres et la glycémie. Les chercheurs ont créé un modèle de souris génétiquement modifiée dont les cellules pancréatiques alpha ne contiennent pas de récepteurs à insuline. Ces souris avaient des taux élevés de glucagon et une tolérance modifiée au glucose, comme chez les diabétiques, indiquant le lien entre insuline et glucagon. Un équilibre existe normalement entre les deux molécules pour maintenir la glycémie à un niveau stable mais, lorsqu’un diabète est présent depuis un certain temps, le glucagon peut perturber l’action de l’insuline thérapeutique et provoquer une hypoglycémie intempestive. Les auteurs estiment que leurs travaux pourraient permettre de mieux comprendre pourquoi les diabétiques sont sujets aux épisodes d ‘hypoglycémie et donnent des pistes de réflexion pour développer des traitements visant directement le glucagon.
Source : Kulkami R. et coll, Cell Metabolism, avril 2009.


Succès des traitements de la rétinopathie auto-immune

L’immunosuppression est un traitement efficace contre la rétinopathie auto-immune, en tout cas pour les patients qui y répondent. C’est la conclusion inattendue de la plus large étude réalisée sur cette affection rare, par une équipe du Michigan qui démontre ainsi qu’elle n’est finalement pas incurable. Les auteurs ont compilé les informations de 30 patients atteints de cette maladie, dont 21 ont vu leur vision s’améliorer à des degrés différents, au minimum 2 lignes de plus sur une plaque d’examen visuel ou une expansion de 25 % du champ visuel, après une immunothérapie. Si  peu d’études ont été réalisées sur cette pathologie, c’est notamment, c’est  parce qu’il n’existe aucun outil diagnostic définitif pour cette maladie dont les symptômes sont très semblables à d’autres maladies dégénératives de la rétine, comme la rétinite pigmentaire. Il reste désormais à définir des marqueurs biologiques qui pourraient confirmer le diagnostic et permettraient d’identifier les patients pouvant  réellement bénéficier d’une immunothérapie.
Source : Heckenlively, J. et coll, Archives of Ophtalmology, avril 2009.


La stimulation profonde du cerveau efficace contre la dystonie

La stimulation profonde du cerveau est une approche sûre et efficace pour traiter les patients atteints de dystonie primaire généralisée. C’est ce qu’ont pu observer des chercheurs de New York qui ont suivi 30 patients pendant deux ans au minimum. L’amélioration globale, mesurée après un an, s’est maintenue pendant toute la durée du suivi, jusqu’à 80 % chez les 5 patients ayant atteint 7 ans de suivi, sans relation avec l’intensité de la stimulation. Aucun événement indésirable n’a été provoqué pendant l’intervention d’implantation des électrodes cérébrales, les problèmes liés au matériel (électrodes et pacemakers) ont été peu fréquents et les quelques incidents liés à la stimulation ont principalement affecté la parole. Les auteurs soulignent que ces travaux démontrent l’intérêt de ce traitement pour lutter contre les effets d’une pathologie particulièrement handicapante pour les patients mais qui est en général mis en place dès l’enfance ou l’adolescence pour une longue durée. L’une des patientes de l’étude continue à bénéficier de l’amélioration apportée par le traitement 8 ans après son implantation.
Source : Tagliati M et coll, Archives of Neurology, 13 avril 2009.





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