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Les libéraux passent à l’action

[15/05/2009]  |

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L’opposition à la réforme Bachelot se poursuit. Après deux manifestations hospitalières, ce sont les libéraux qui passent à l’offensive. Une action nationale est organisée le 19 mai. Sur le plan politique, la confusion règne. Certains députés de la majorité souhaitent la levée de la procédure d’urgence.

affiche1En parallèle des hospitaliers, les libéraux montent aussi au créneau. Avec les autres professionnels de santé : dentistes, infirmières, kinésithérapeutes… les médecins ont décidé de prendre à témoin les patients. Le Centre national des professions de santé (CNPS) s’est lancé dans une campagne d’affichage dans les salles d’attente. Une action nationale symbolique est prévue pour le 19 mai.
Une communication qui pourrait avoir de l’écho puisque plus de sept Français sur dix (74 %) jugent que les personnels hospitaliers ont raison de s’opposer à la loi HPST, selon un sondage BVA. D’après ces sondés hostiles, la réforme « risque de privilégier la logique comptable au détriment de la logique de santé ».
Sur le plan politique, le  flou règne autour de la loi HPST. Amendements de dernière minute devant les sénateurs, députés qui souhaitent annuler la procédure d’urgence… Apaisement de l’Elysée mais fermeté affichée par le ministère de la Santé… « C’est une loi mascarade pour masquer les difficultés financières », estime le Dr Rachel Bocher, présidente de l’INPH qui manifestait à Paris en tête de cortège le 14 mai dernier. « Cette réforme ne peut se faire que dans la confiance et le calme, aujourd’hui les positions sont trop diverses, le président de la République nous donne le tournis. »

La journée d’action des libéraux. En annonçant le retour des mesures contraignantes pour les médecins qui ne s’installent pas dans les déserts médicaux, Roselyne Bachelot a ravivé l’opposition des médecins libéraux. Ils se mobilisent aussi contre la création des agences régionales de santé et les schémas régionaux d’organisation sanitaire ambulatoire (SROS). « Nous le disons depuis le début, cette loi étatise le système de santé, dénonce le Dr Michel Chassang. La réforme organise la spoliation des médecins dans les cliniques, l’« enfermement » des médecins libéraux dans des  filières de soins à la britannique, et le démantèlement du système conventionnel ».

Ecouter le Dr Michel Chassang, président de la CSMF et du CNPS

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Du côté de MG France, on considère que « ces discussions ne peuvent aboutir à un report du texte ni à sa dénaturation totale ». La réforme « définit les missions du médecin généraliste de premier recours, c’est une avancée remarquable qui constitue un premier élément de réponse à la disparition progressive des cabinets de médecine générale ».
Pour le syndicat de généraliste, il est essentiel que  « la définition des niveaux de recours, du rôle du médecin généraliste ainsi que celle des équipes de soins ambulatoires demeurent dans le texte de loi ». En outre,  il réclame « l’adoption de la régulation téléphonique généraliste par un numéro unique identifié (le 3333) interconnecté avec le Samu-15, et la contractualisation des ARS avec les représentants de médecins généralistes et les représentants des plateaux techniques ».


Détermination des hospitaliers.
La mobilisation contre la réforme de l’hôpital a rassemblé, selon les chiffres du ministère de la santé, 11,6 % de grévistes chez les médecins de province et 26,5 % chez ceux de Paris le 14 mai dernier. Mais les deux principaux syndicats de médecins hospitaliers (la CPH et l’INPH) estiment la participation « entre 35 et 40 % » au niveau national en médecine, chirurgie et obstétrique (MCO), et « à plus de 70 % en psychiatrie ».
Ce qui rassemblaient les manifestants dépassent la gouvernance interne. Ce sont les problèmes économiques qui pèsent sur l’hôpital public, qui les inquiètent. Tarification à l’activité, restructurations, suppression de postes… Pour eux, la réforme Bachelot n’apporte pas de solutions. D’autre part, certains pointent du doigt le pourvoir des agences régionales de santé.

Ecouter le Dr Rachel Bocher, présidente de l’Intersyndicale nationale des praticiens hospitaliers

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Ecouter le Dr Lola Fourcade, présidente du syndicat des internes des hôpitaux de Paris

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