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Un rapport parlementaire sévère sur la psychiatrie

[4/06/2009]  |

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La psychiatrie est « incapable d’assurer la prise en charge des patients », faute de moyens et d’organisation selon les membres de l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (OPEPS), qui ont rendu un rapport sur le sujet.
La situation de la psychiatrie en France « est des plus inquiétantes », a déclaré le Dr Alain Milon, sénateur UMP du Vaucluse . « Il faut réintégrer » la spécialité « dans le mouvement général de la médecine, qui fait du malade un acteur de soins ». Parallèlement, il est nécessaire de renforcer la formation initiale et continue des généralistes et leur communication avec les psychiatres, comme le recommande le Centre national de l’expertise hospitalière, qui a rédigé l’étude scientifique sur la prise en charge à la demande de l’OPEPS. En supprimant, 30 000 lits entre 1985 et 2005, « on a transféré la charge de l’accompagnement des hôpitaux vers les proches, poursuit le sénateur, sans leur fournir des moyens nécessaires  pour les aider dans leur tâche ». Pour résoudre cette question, les députés et sénateurs  encouragent la multiplication des cabinets d’infirmiers psychiatriques en ville ». Il faut revenir sur la suppression du diplôme d’infirmier en psychiatrie, en instituant « une spécialisation de niveau master ».
L’OPEPS préconise l’organisation d’états généraux de la santé mentale, avec pour objectif une nouvelle loi d’ici deux à trois ans.



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