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kiosque international du 19 juin 2009

[19/06/2009]  |

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Bad news

Les statines inefficaces contre le risque de pneumonie
Les statines n’ont pas d’influence sur le risque de pneumonie chez le sujet âgé. Les chercheurs de Seattle qui ont étudié les dossiers de 3000 sujets ont même établis que le risque était très légèrement accru, à 26%, pour les patients prenant des statines, atteignant 61% pour des pneumonies nécessitant une hospitalisation. Les auteurs soulignent que ces travaux vont à l’encontre d’études précédentes qui semblaient indiquer un rôle préventif et même thérapeutique des statines sur un certain nombre d’infections, lié à leurs propriétés anti-inflammatoires. Ils expliquent ces nouveaux résultats par leurs efforts pour contrôler l’un des biais des travaux précédents : les patients sous statines étaient en meilleure santé et plus souvent vaccinés que ceux qui n’en prenaient pas.
Source : Dublin, S et coll, BMJ, 20 juin 2009


La dépression augmente le risque d’Alzheimer
Les personnes dépressives et sujettes à des troubles de la mémoire ont un risque plus élevé de développer un Alzheimer. C’est la conclusion d’une étude californienne, conduite sur 756 personnes entre 55 et 91 ans et atteintes de troubles cognitifs légers. Les sujets ont reçu, pendant 3 ans, du donépézil et de la vitamine E, en essai randomisé. Le risque de développer un Alzheimer augmentait de 3% pour chaque point de plus sur le score d’évaluation de la dépression de Beck. Les auteurs ont cependant observé que seuls 11% des patients dépressifs traités au donépézil et à la vitamine E ont développé un Alzheimer après 1,7 années d’essai, contre 25% dans la même population non traitée. Après 2,2 ans, les chiffres étaient de 14% et 29% respectivement. Dans le même temps, le traitement n’avait que peu d’effet sur les patients non dépressifs. Les auteurs concluent que le donépézil ralentit la progression de la maladie sur ce type de patients.
Source : Lu P et coll, Neurology, 16 juin 2009


Le stress génétique provoque les cheveux blancs
Le stress auquel l’ADN est soumis est à l’origine de l’apparition des cheveux blancs. Des chercheurs japonais ont réussi à identifier les divers facteurs de stress génotoxiques qui s’attaquent aux cellules souches mélanocytaires. Lorsque leur ADN est trop endommagé, l’organisme élimine ces cellules par une différenciation définitive. Elles ne peuvent alors plus produire de nouveaux mélanocytes et les cheveux, peu à peu, ne peuvent plus être colorés. Les auteurs, qui publient leurs résultats dans Cell, estiment que cette découverte pourrait expliquer de nombreux symptômes du vieillissement liés à la disparition de cellules souches déjà observées dans le sang, le cœur et les muscles.
Source : Nishimura E. et coll, Cell, 12 juin 2009


Good news

Une première molécule contre la fragilité de la femme âgée
La ghreline pourrait permettre de stimuler l’appétit des femmes âgées en état de fragilité. Une équipe de Pennsylvanie a administré de la ghreline à 5 femmes fragiles de plus de 70 ans alors que 5 autres ne recevaient qu’un placebo. Les femmes traitées ont vu leur appétit augmenter, ainsi que leur activité hormonale anabolique et ont pu consommer 51% de calories en plus qu’avant la perfusions de ghreline. Cette étude pilote n’a pas montré d’effets secondaires autres qu’une sensation de chaleur ressentie chez 4 des femmes traitées et les auteurs envisagent des essais plus larges pour évaluer l’intérêt de cette hormone ou de substituts de ghreline dans le traitement de la fragilité, féminine et masculine.
Source : Cappola A. et coll, congrès ENDO, 13 juin 2009.


La maladie de Huntington déchiffrée
Des concentrations très faibles d’hungtingtine, produite par le gène affecté dans la maladie de Huntington, sont capables d’inhiber le transport axonal, qui achemine les protéines vers les terminaux synaptiques. L’équipe de Chicago qui a fait cette découverte estime qu’elle permet d’expliquer à elle seule les dégâts causés par la maladie. Les neurones qui ne reçoivent plus de signaux commencent à mourir, provoquant une réduction supplémentaires des transmissions et la mort d’autres neurones. Cette hypothèse explique également pourquoi la mutation, présente dès la naissance, ne déclenche de symptômes qu’après 30 ans : les neurones jeunes ont un système de transport robuste, qui décline avec l’âge. Les auteurs ont identifié le même type de dégénération nerveuse, par perte de la capacité de transmission, dans d’autres maladies neurodégénératives héréditaires de l’âge adulte ainsi que dans la maladie d’Alzheimer.
Source : Brady S. et coll, Nature Neuroscience, 15 juin 2009


Levure de riz rouge contre cholestérol
La levure de riz rouge offre un espoir pour réduire le taux de cholestérol des patients qui supportent pas les statines . Une équipe américaine a sélectionné 62 patients avec un taux anormal de cholestérol LDL chez qui les statines provoquaient des douleurs musculaires. La moitié des sujets a reçu 1800 mg du complément alimentaire par jour et l’autre un placebo. Les deux groupes ont reçu, par ailleurs, des conseils pour améliorer leur style de vie. Après 12 et 24 semaines, l’amélioration du taux de cholestérol du groupe traité à la levure était nettement supérieure à celle du groupe placébo. Les auteurs, qui publient leurs résultats dans les Annals of Internal Medicine, considèrent que cette approche pourrait être une véritable alternative lorsque les statines ne peuvent pas être utilisées.
Source : Annals of Internal Medicine, 18 juin 2009




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