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Mode d’emploi du plan vaccination grippe A

[22/10/2009]  |

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Après les hospitaliers, les médecins libéraux seront invités à se faire vacciner contre la grippe A  à partir du 6 novembre. Ils devront ensuite se rendre dans des centres pour participer aux campagnes de vaccination du public.

rbachelotLa campagne de vaccination des hospitaliers a débuté le 20 octobre dernier. Au moment où l’épidémie, après quelques semaines de stabilité, reprend de la vigueur en Ile-de-France (voir bulletin de l’InVS). Pour ces soignants, le mode d’emploi est simple : la vaccination a lieu dans leurs établissements. Viennent en priorité les soignants des services de réanimation, néonatologie, maternité, pédiatrie et les urgences. La campagne démarre doucement. A l’hôpital Necker, une quarantaine de soignants se sont faits vacciner le 20 octobre dernier pendant le créneau horaire imparti. Le même jour au CHU de Brest, une seule personne est venue… La campagne va se déployer progressivement dans les 3000 établissements de santé.
Ecouter Roselyne Bachelot, ministre de la santé

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La campagne va s’accélérer le 6 novembre prochain avec l’ouverture des centres de vaccination. Ce sont les libéraux qui seront les premiers à s’y rendre. Gymnases, salles communales… 1080 lieux ont été aménagés en France pour cette campagne qui devrait durer 4 mois.
nl091022-photoLes médecins, comme le reste de la population, ont 10 jours pour se rendre à l’adresse indiquée sur le bon de vaccination envoyé par l’assurance maladie. Une fois sur place, chacun répondra à un questionnaire pour vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications. Après l’injection, chacun reçoit un certificat où sont précisés les lots d’antigènes et d’adjuvants, afin d’assurer au mieux la traçabilité.

Une ou deux doses ? C’est la grande question. Pour le moment, deux injections, espacées de 21 jours, sont recommandées. Mais il est vrai que cette stratégie pourrait changer prochainement. Les essais cliniques ont démontré qu’une seule injection stimulait suffisamment l’organisme pour produire les anticorps de manière efficace. Les laboratoires ont donc demandé une nouvelle AMM pour leur vaccin avec une seule dose auprès de l’agence européenne du médicament.

Ce changement de stratégie réduirait la durée de campagne de vaccination. Une bonne nouvelle pour les départements qui peinent à faire participer les libéraux dans les centres de vaccination. C’est le cas du département du Rhône qui est en train d’établir les plannings de fonctionnement de ses 18 centres.
Ecouter Raphaël GLABI, directeur adjoint de la DDASS du Rhône

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Petit espoir ces derniers jours de plus en plus de médecins indiquent leurs disponibilités dans les plannings des Ddass. Dans ces centres, les médecins ne font pas les injections. Ils doivent mener les entretiens médicaux avec les patients, et prendre en charge les éventuels malaises ou phénomènes allergiques qui pourraient survenir. Pour ce travail, ils sont indemnisés à hauteur de 3C de l’heure et leur “couverture assurantielle” est prise en charge par l’Etat. Les médecins retraités depuis moins de 5 ans sont aussi appelés à participer pour un forfait de 1,5C par heure.

Ces centres seront ouverts tous les jours ? Non, les horaires et les jours d’ouverture seront adaptés en fonction des flux priorités. Par exemple dans le Rhône, la Ddass a prévu d’ouvrir ces centres le lundi soir, le mercredi, et le samedi matin pour les professionnels de santé. Quand ce sera au tour des femmes enceintes, et des personnes ayant des enfants de moins de 6 mois, les ouvertures seront surtout prévues les mercredis et les samedis.

L’approvisionnement des centres. Les centres ne disposeront pas de stocks importants de vaccins. Premièrement, pour des raisons de sécurité. Les centres seront alimentés quasi-quotidiennement par les grossistes répartiteurs habitués à livrer les pharmacies, avec qui l’EPRUS a passé contrat. Deuxièmement, les 94 millions de doses de vaccins commandés par l’Etat arriveront progressivement. Les premières doses injectés le 20 octobre sont celles du vaccin avec adjuvants. Le vaccin sans adjuvant, particulièrement prévu pour les femmes enceintes, est attendu pour la mi-novembre.

On le sait le Haut conseil de santé publique a fixé un ordre de priorité pour la population à risque, leur vaccination commence juste après celle des médecins, mais pour les personnes en bonne santé ? La vaccination n’est pas obligatoire. Elle est gratuite et recommandée à toute la population, y compris les personnes en pleine forme. Comme pour les médecins et les personnes à risques, ils recevront eux-aussi un bon de vaccination de la part de l’assurance maladie. Le Dr Marie-Laure Alby, généraliste et responsable du dossier grippe pour MG France, présente ses arguments pour convaincre ces personnes qui se demandent pourquoi prendre un risque avec un nouveau vaccin.
Ecouter le Dr Marie-Laure Alby

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L’agence française du médicament (AFSSAPS) a mis à la disposition des professionnels de santé, mais aussi des patients, des formulaires de signalement des effets indésirables.



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