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Kiosque international du 9 février 2009
[6/02/2009] |
Bad newsLien confirmé entre thérapie hormonale combinée et cancer du sein Les vacances à la plage augmentent les naevi infantiles Inversion d’une sclérose en plaque par des cellules souches autologues |
Good newsLes effets antoxydants de l’ail décryptés L’allicine, le composé odorant responsable du goût de l’ail, vient de révéler l’origine de son extraordinaire pouvoir anti-oxydant. Une équipe canadienne vient en effet de découvrir que l’acide sulfénique, l’un des composés issus de la dégradation de l’allicine, était capable de réagir à une vitesse exceptionnelle avec les radicaux libres. La capacité anti-oxydante de l’allicine restait un mystère car l’ail ne contient aucun des autres anti-oxydants végétaux identifiés, comme les flavonoïdes. Les auteurs soulignent que l’acide sulfénique réagit avec les radicaux libres plus rapidement que tous les composés naturels ou chimiques connus aujourd’hui. L’allicine est présente dans d’autres végétaux tels que les oignons ou les poireaux mais elle est capable de se dégrader bien plus vite lorsqu’elle provient de l’ail, ce qui conduit à une production plus importante d’acide sulfénique. Le methylphenidate modifie le cerveau Le methylphenidate, prescrit pour les déficits de l’attention liée à l’hyperactivité, peut modifier les neurones de certaines zones du cerveau. Une équipe de l’Institut national sur l’abus de drogues (NIDA) des Etats-Unis a pu faire cette observation sur le cerveau de souris à qui le médicament avait été injecté quotidiennement pendant 2 semaines. Ils ont comparé ses effets à une exposition similaire à la cocaïne. Dans les deux cas, les chercheurs ont pu observer une augmentation de la formation d’épines dendritiques et de protéine delta Fos B, connue pour son rôle à long terme dans les addictions. Les zones d’actions, les cellules touchées et le nombre d’épines dendritiques étaient cependant différents, même si des points communs ont parfois été retrouvés entre les deux molécules. Dans certains cas, le methylphenidate s’est même révélé plus puissant que la cocaïne. Les auteurs concluent que ce médicament, en général considéré comme relativement inoffensif, peut en réalité avoir des effets structurels et biochimiques dans certaines régions du cerveau. Ils réclament des études approfondies pour évaluer les conséquences de ces modifications sur le comportement et pour mieux comprendre comment ce médicament affecte la formation des synapses.
Un interrupteur isoforme permet aux cellules de réguler l’expression du gène p53, le principal suppresseur de tumeurs du génome dont l’activité est inhibée dans de nombreux cas de cancers. Cette découverte, effectuée par une équipe de chercheurs écossais et chinois, est le résultat de l’analyse du génome des fameux poissons-zèbres qui possèdent le même p53 que les humains. Le gène p53 est responsable de la production d’une isoforme « interrupteur » de la protéine p53, capable de réguler par une boucle-retour l’activité du gène lui-même. Les chercheurs ont exposé des poissons à de faibles radiations et ont observé que ceux qui étaient incapables de produire cette isoforme n’y résistaient pas, ce qui démontre son importance dans le contrôle du gène p53. Les auteurs estiment que cette avancée dans la compréhension du fonctionnement normal du p53 devrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques et diagnostiques.
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