L'INVITE > Dr Martial Olivier-Koehret

 Président de MG-France

Pourquoi un Collège de médecine générale

[1/10/2009]  |

Imprimer cet article Envoyer cet article

La progression des maladies chroniques, la chute démographique en médecine générale dans les vingt ans nous  contraignent à réorganiser en profondeur notre système de soins, selon le Dr Martial Olivier-Koehret. Dans un ouvrage, “La santé aux urgences” (Ed Bourin), le président de MG-France plaide pour une revalorisation des missions des généralistes. C’est dans cette perspective que MG France, avec six autres structures, lance un Collége de médecine générale.

Rediffusion du 14/11/2008

L’intégralité de l’entretien (Durée: 54 mn)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.  Telecharger

Les raisons de la crise (15 mn)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.  Telecharger

Les remèdes pour sauver le système (Durée: 27 mn)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.  Telecharger

Les outils pour réussir (Durée: 12 mn)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.  Telecharger

Les réponses à vos questions

Au cour de l’émission, vous avez expliqué être favorable à la rémunération de la performance. L’assurance-maladie souhaitait mettre en place en 2009 des contrats individuels avec des objectifs à remplir, y êtes-vous favorable ?
Lorsque nous disons que nous sommes favorables au paiement forfaitaire des résultats de santé publique obtenus dans le cadre de l’activité quotidienne d’un médecin généraliste (suivi des protocoles de pratiques, participation aux actions de dépistage), cela ne veut pas dire que nous approuvons le dispositif de contrats individuels proposés par l’assurance-maladie. Au contraire. L’assurance-maladie utilise le fait que ce soit une bonne idée d’augmenter les revenus des médecins généralistes pour tenter de nous entraîner sur la voie de contrats individuels sans gestion paritaire et sans l’intervention de la représentation syndicale. Ce n’est pas une bonne chose. D’autre part, avec ces contrats individuels, l’assurance-maladie essaie aussi de nous imposer de moindre prescriptions sur certains postes. Nos propositions sont différentes.


Pour assurer la permanence des soins, vous nous avez parlé de centres d’appels gérés par les généralistes, comment seraient rémunérés les médecins qui y participeraient ?

La rémunération de la régulation des appels téléphoniques hors des heures d’ouverture du cabinet la nuit ou le dimanche par des généralistes existe déjà aujourd’hui. Elle se paie sous forme forfaitaire, c’est une vacation, qui équivaut à 3C de l’heure, qui n’a pas été revalorisée depuis un moment. Ce que nous demandons, c’est un numéro spécifique à la régulation par un médecin généraliste, comme il existe le n°15 pour les urgences. Ce type de canal existe dans certains départements, avec des numéros à dix ou quatre chiffres. Nous souhaitons une généralistation de ce dispositif avec un numéro à quatre chiffres, le 33 33. Ce numéro serait composé pour obtenir un conseil médical, pour l’adaptation d’un traitement qui a été mis en place dans la journée, ou pour une fièvre chez un enfant. Il faut noter que là où existent les deux canaux, le 15 qui gère les urgences vitales et le canal de régulation par un médecin généraliste, dans 99 % des cas, la population fait le bon choix. Evidemment, en cas d’erreur il faut que les deux systèmes doivent être connectés, c’est-à-dire que le régulateur du 15 peut passer l’appel au généraliste et vice-versa. Le développement de ce système aboutira à une meilleure utilisation des ressources humaines et financières.

La question du secteur optionnel n’a pas été abordée, êtes-vous favorable à la création de ce secteur ? Les généralistes pourront-ils y prétendre ?
Le secteur optionnel est un débat syndicalo-syndical qui intéresse une frange assez étroite des médecins libéraux. Pour nous, le secteur optionnel n’est pas un bon élément de réponse dans le cadre de la réforme en cours qui vise à améliorer l’accès aux soins. Ce qu’on appelle le secteur optionnel, c’est une promesse qui a été faite aux chirurgiens en 2004 parce que les tarifs de la chirurgie ont pris un retard considérables dans notre pays. On leur donnerait la possibilité de faire des dépassements qui soient pris en charge par les complémentaires en échange d’engagements de qualité. Ce secteur ne concerne que les chirurgiens, les gynécologues-obstétriciens et les anesthésistes. Il se trouve que dans le cadre des discussions pour mettre en place le secteur optionnel, un certain nombre de responsables syndicaux en profitent pour dire qu’il faut que cela soit étendu à toutes les autres spécialités médicales. Faire cela, c’est faire changer la nature le système. Si on dit que tous les professionnels ont accès au dépassement de tarifs, c’est-à-dire un secteur 2 pour tout le monde, on ne rééquilibre pas les écarts de rémunération entre les spécialités, et on n’apporte pas de réponses à la baisse démographique des chirurgiens, d’obstétriciens sur le territoire.



Imprimer cet article Envoyer cet article Sujets precedents

Commenter :

Vous avez aimé cet article : abonnez-vous au flux RSS

ARCHIVES


L'INFO DE LA SEMAINE


L'INVITE


A SUIVRE


KIOSQUE INTERNATIONAL


FLASH INFO