L'INVITE > Dr Alain Serrie

 Chef du service de médecine de la douleur à Lariboisière

La lutte contre la douleur, un droit de l’Homme comme les autres

[3/12/2009]  |

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La douleur prive l’être humain de ses droits les plus élémentaires. A l’occasion de la journée mondiale de la douleur, le Dr Alain Serrie lance une pétition pour que sa prise en charge devienne un droit universel reconnu par les Nations unies. En France, dix ans après le premier plan gouvernemental, les efforts doivent porter sur les douleurs du quotidien. (Rediffusion de l’émission du 17/10/2008)

Pour signer la pétition :  Douleurs sans frontières

L’intégralité de l’entretien (Durée: 35 mn)

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Une pétition contre la douleur (Durée : 11 mn)

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Encore des inégalités en France (Durée : 13 mn)

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Un combat à mener dans tous les pays (Durée : 11 mn)

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Les réponses à vos questions

La prescription de morphine ne fait plus peur aux médecins ?
Non, la prescription de produits opiacés ne fait plus peur aux médecins. Ils sont de mieux en mieux formés. Par exemple, les posologies d’opiacés à libération prolongée sont bien passées dans les m½urs du prescripteur. Ce qui l’est moins, ce sont dans le cas des douleurs cancéreuses, les posologies de l’interdose. Mais, j’espère qu’avec le temps et la formation, cela deviendra des prescritptions de routine.

Est-ce que les moyens non médicamenteux sont suffisamment développés et reconnus dans les services hospitaliers aujourd’hui ?
Dans les services hospitaliers, les moyens non médicamenteux de la douleur sont largement utilisés. Il s’agit principalement de la neurostimulation transcutanée, comme l’acupuncture et la mésothérapie, mais aussi des techniques cognitives et comportementales et de la kinésithérapie. Elles ont trouvé leur place dans l’arsenal thérapeutique. Cependant, il ne faut pas oublier que la prise en charge d’un patient douloureux chronique, avec des douleurs rebelles, nécessite aussi une prise en charge médicamenteuse. Il y a les deux à la fois.

Le dernier plan douleur a mis l’accent sur les personnes ayant des difficultés à exprimer leur douleur (handicap), est-ce que des outils ont été mis en ½uvre ?
Effectivement, les personnes handicapées mentales ont des difficultés d’expression. Cette difficulté existe aussi aux âges extrêmes de la vie. Des outils d’évaluation ont été réalisés, concernant le sujet âgé et le nourrisson. Ce sont des échelles d’hétéro-évaluation qui sont bien codifiées. Dernièrement, une échelle qui s’appelle ALGOPLUS, a été conçue. Elle permet de mesurer l’intensité de la douleur lors de soins ou lors de douleurs aigues pour les personnes non communicantes comme les handicapés. Il y a encore beaucoup d’efforts à faire, mais c’est déjà un premier pas.



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