L'INVITE > Dr Corinne Balleyguier

 Radiologue à l'Institut Gustave Roussy (Villejuif)

Le dépistage du cancer du sein réduit la mortalité de 20 à 35%

[18/04/2008]  |

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En France, une femme sur deux âgée de 50 à 74 ans a participé en 2006 au dépistage organisé du cancer du sein .  Pour le Dr Balleyguier, ces chiffres sont encourageants mais devraient atteindre 70% pour observer une réduction de la mortalité dans ce type de cancer.

L’intégralité de l’entretien (Durée: 32 mn)

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L’état des lieux (Durée: 17 mn)

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Comment améliorer le dépistage ? (Durée: 6 mn)

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L’avenir du dépistage (Durée: 9 mn)

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Les réponses à vos questions

Vous dites que la mammographie numérique diminue de 30 à 60% les doses d’irradiation. Même si la mammographie conventionnelle n’est pas très irradiante, cet avantage et les autres que vous évoquez devraient être des raisons suffisantes pour généraliser rapidement les mammographies numériques, non ?
C.B.
Vous avez tout à fait raison. La seule limite était l’attente de l’accord officiel gouvernemental, qui est paru le 2 Février 2008. Beaucoup de radiologues attendaient cet accord officiel avant de s’équiper, etle parc de mammographes numériques en France est encore limité. L’organisation actuelle du dépistage ne va pas changer tout de suite avec l’arrivée de la mammographie numérique, et des films seront imprimés et envoyés pour seconde lecture aux structures de gestion. Un grand changement serait le transfert électronique des images et la seconde lecture sur écran, mais ce n’est pas pour tout de suite, car le coût d’équipement en consoles est élevé, et il y a des modalités d’accord technique à décider pour la compatibilité de tous les constructeurs. Mais très vraisemblablement qu’au cours de cette année et 2009, de plus en plus de mammographies de dépistage seront réalisés en numérique.

Je trouve que les personnes âgées (au delà de 70 ans) sont souvent les plus difficiles à convaincre pour le dépistage du cancer du sein. Elles me disent:  “à mon âge, j’ai envie d’être tranquille”. J’avoue être à court d’arguments pour les faire changer d’avis. Ne peut-on pas envisager des campagnes de promotion plus ciblées en fonction de la tranche d’âge ?
C.B.
Oui, c’est vrai que les femmes plus âgées se sentent moins concernées, peut être aussi parce qu’elles se sentent moins à risque. Il faut leur expliquer que l’un des plus grands facteurs de risque est cependant l’âge, et que les traitements de petites tumeurs sont beaucoup moins agressifs que pour des tumeurs plus évoluées. On traite médicalement aujourd’hui des femmes beaucoup plus âgées qu’avant, par des traitements anti-hormonaux, qui peuvent être très efficaces; la chirurgie a aussi beaucoup progressé, on favorise de plus en plus la chirurgie ambulatoire quand c’est possible. Les traitements sont donc moins pénibles à cet âge. Mais je crois que de telles campagnes de sensibilisation sont effectivement prévues.



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