L'INVITE > Gilles Bonnefond
Pharmacien, responsable de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officineL’offensive Leclerc nous a fait du bien
[11/04/2008] |
Face à la demande de Michel-Edouard Leclerc de pouvoir délivrer des médicaments à prescription facultative dans ses parapharmacies, Gilles Bonnefond, représentant les officines, défend, lui, le monopole parce qu’il va de pair avec le conseil officinal. Cette "provocation" , explique-t-il, accélère la réflexion de la profession.
L’intégralité de l’entretien (Durée: 40 mn)
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La remise en cause du monopole (Durée: 14 mn)
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Le rôle du pharmacien (Durée: 11 mn)
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Le pharmacien face aux réformes (Durée: 15 mn)
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Les réponses à vos questions
Comment voyez-vous la répartition des tâches entre le pharmacien et le médecin dans l’éducation thérapeutique des patients?
Entre deux consultations du médecin traitant , le pharmacien voit le patient chronique une à deux fois par mois. Pendant ce contact, le pharmacien peut exercer une surveillance du patient, renforcer des messages de prévention et s’inscrire dans l’éducation thérapeutique avec les autres professionnels de santé.
Ces actions complémentaires des professionnels de santé, choisies par le patient, doivent s’inscrire dans un plan de prise en charge annuel organisé avec le médecin traitant et les autres intervenants.
J’exerce dans une grande ville et plusieurs de mes patients se plaignent d’une absence de disponibilité de leur pharmacien. Si les médicaments d’automédication passent devant le comptoir, on voit mal comment le pharmacien pourrait se rendre plus disponible. Allez-vous embaucher du personnel ?
La présentation des médicaments dans un espace sécurisé et de confidentialité a pour objectif l’information sur les prix pendant le conseil et il n’est pas question de faire son marché. Concernant la disponibilité des pharmaciens, cette organisation n’aura aucune incidence sur ce point, mais l’avantage d’une grande ville c’est que l’on a le choix.
Les écarts de prix des médicaments d’automédication sont parfois très importants d’une pharmacie à l’autre. Comptez-vous faire le ménage?
La concurrence existe entre pharmaciens même sur les médicaments conseils, cela permet une baisse des prix et rend le médicament non remboursé à la portée de tous. Nous travaillons avec les laboratoires et l’arrivée des génériques pour faire encore baisser les prix.
N’y a t-il pas trop de pharmacies en France ?
Nous sommes la profession où il n’y a aucun désert pharmaceutique, ni en milieu rural ni dans les quartiers difficiles. C ‘est un atout important pour l’organisation de la santé sur l’ensemble du territoire. Dans les centres villes, les pharmacies trop petites sont autorisées à ce regrouper.
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Pr Jean-Michel Oppert
Nutritionniste à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière et expert auprès de l'INSERML’activité physique réduit le risque de mortalité de 30%
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