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L’hérédité pèse lourd dans l’obésité
[23/01/2009] |
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70 % de l’obésité dépend de nos gènes. Avec ces résultats, les
« Docteur, tout me profite ». Cette explication utilisée par certains patients obèses a « du plomb dans l’aile ». C’est en tout cas l’avis du Dr David Meyre, chercheur à l’Inserm. « Les personnes souffrant d’obésité sévère ont bien une prise alimentaire accrue », ajoute-t-il. Pour affirmer cela, le Dr Meyre s’appuie sur la récente découverte qu’il vient de faire avec le Pr Philippe Froguel, directeur de recherche au CNRS. En collaboration avec leurs homologues britanniques, finlandais, suisses, canadiens et allemands, ils ont dessiné la première carte génétique de l’obésité sévère. En balayant le génome entier de 2796 volontaires (1780 obèses et 1416 sujets minces), les chercheurs ont tout d’abord confirmé que les gènes FTO et MC4R jouaient un rôle majeur dans la susceptibilité à l’obésité et à la prise de poids. Mais ils ont aussi identifié trois nouveaux gènes : MAF, PTER et NPC1. Résultat : l’hérédité pèse lourd. Elle serait responsable à 70 % d’une prise de poids excessive. Adapter la prévention à la génétiqueAu-delà de l’intérêt de la connaissance, quel bénéfice peut-on tirer de cette découverte française ? Et surtout peut-elle contribuer à faire reculer l’épidémie d’obésité ? « Pour ceux qui sont déjà obèses, cela ne sert malheureusement à rien », commente le Dr Jean-Pierre Lamandé, médecin coordonnateur d’un réseau de prise en charge de l’obésité. En revanche, la carte génétique pourrait avoir un intérêt en matière de prévention. L’équipe du Pr Froguel est d’ailleurs déjà en train de mesurer l’intérêt d’un dépistage auprès de la population générale et des familles à risques. « La deuxième me paraît plus intéressante, subodore le Dr Meyre. Faire un dépistage génétique très tôt, dès l’âge de deux ans par exemple, peut être pertinent dans la mesure où l’obésité est très difficile à traiter une fois qu’elle est installée. » En fait, la prédisposition génétique permettrait d’adapter le traitement préventif. Des études ont, par exemple, mis en évidence que pour les personnes porteuses du gène FTO, la riposte la plus adaptée était la pratique intensive du sport. Pour le gène MC4R, c’est l’explication du mécanisme génétique qui permettrait de limiter le plus les pulsions alimentaires. Le profil génétique pourrait aussi aider à sélectionner les candidats à la chirurgie. |
Questions à…Dr David Meyre, chercheur à l’Inserm
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Medecinews. Comment agissent les gènes responsables de l’obésité ? |
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