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Menaces sur le principe de liberté
[14/09/2007] |
Après le président l’Uncam en début de semaine, le premier président de la Cour des comptes a mis en cause la liberté d’installation des médecins le 12 septembre dernier. "Nous recommandons des incitations négatives à l’installation dans les zones déjà bien dotées en médecins" a souligné le premier président de la Cour des comptes, le 12 septembre dernier. Après les déclarations en début de semaine de Michel Régereau, président Cfdt de l’Uncam, Philippe Séguin a pris le relais des critiques à l’égard du principe de liberté d’installation lors de la présentation du rapport annuel sur la situation des comptes sociaux en 2006. Pour son traditionnel rapport annuel, la Cour s’est penchée sur la situation des médecins. Disparités démographiques, hausse des revenus… Fort de ces constats, Philippe Séguin s’en est pris plus globalement à la politique conventionnelle. L’ancien ministre des Affaires sociales et de l’Emploi a reproché aux partenaires de se préoccuper surtout de l’organisation des soins, qui "doit rester un domaine réservé de l’Etat" et a recommandé aux syndicats médicaux et à l’assurance-maladie de recentrer leurs discussions sur les tarifs et les revenus. Ce langage de rigueur s’inscrit dans un contexte économique tendu : l’ONDAM n’a pas été respecté en 2006. Il a été dépassé de 1,2 milliards d’euros. D’après la Cour des comptes, ce dépassement est dû à la sous-estimation de la base de calcul, à la non réalisation d’économies prévues sur les produits de santé, et à l’accélération des dépenses de soins de ville au second trimestre… Augmentation des revenus |
Philippe Seguin, premier président à la Cour des comptes, prône l’instauration d’incitations négatives pour répondre aux disparités démographiques interrégionales. Le pilotage de la démographie médicale est efficient ? Non, le pilotage n’est pas encore abouti. Plusieurs outils ont été créés ces dernières années : l’ONDPS en 2003, les missions régionales de santé et le comité de la démographie médicale instaurés par la loi de 2004. Ce comité a pour objet la transmission d’un avis sur le numérus clausus alors que l’ONDPS est chargé, depuis le plan de démographie médicale de janvier 2006, d’émettre un avis sur les effectifs à former. Cette redondance ne s’est néanmoins pas encore exprimée, car le comité de la démographie médicale reste un acteur virtuel… Ses membres n’ont pas encore été nommés ! Je note cependant que le transfert de ce dossier, recommandé par la Cour en 2002, de la direction générale de la santé à la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins a été fait en 2007. Que pensez-vous des mesures de régulation ? |
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