Bad news
Le cancer de la prostate peut cacher d’autres affections
Les taux de survie du cancer de la prostate sont particulièrement élevés et cela nécessite de continuer à surveiller l’apparition éventuelle d’autres affections comme d’autres cancers ou des maladies cardio-vasculaires. Celles-ci pourraient, elles, se révéler mortelles. L’équipe de chercheurs texans qui est parvenue à cette conclusion a étudié les dossiers médicaux de 208601 hommes de 65 à 84 ans ayant eu un cancer de la prostate entre 1988 et 2002 dans 11 régions différentes des Etats-Unis. Ils ont établi que le taux de survie des hommes ayant eu un diagnostic précoce d’une tumeur de grade faible à modéré est à peine inférieur à celui des hommes sans cancer. La principale cause de décès de ces hommes n’était pas le cancer de la prostate (2,1%) mais les maladies cardiovasculaires (6,4%) et d’autres cancers (3,8%). Les auteurs concluent que, outre la nécessité de suivre les risques pour d’autres affections, leurs résultats indiquent qu’il est indispensable de prendre en compte l’âge et d’autres facteurs de risques pour la santé des patients avant de faire un choix pour le traitement de leur cancer de la prostate.
Source : Ketchandji M. et coll, J of the American Geriatrics Society, Janvier 2009.
L’apnée du sommeil altère le foie
L’hypoxie chronique intermittente, fréquemment retrouvée en cas d’apnée du sommeil, est liée à la progression des affections hépatiques. Une équipe du Maryland a soumis 90 patients sévèrement obèses à une étude de leur sommeil, tout en mesurant certains facteurs biologiques de fonction hépatique, résistance à l’insuline et inflammation systémique. Une biopsie du foie a également été pratiquée. Les patients chez lesquels une hypoxie nocturne sévère a été observée montraient également un gonflement de leurs hépatocytes et une fibrose péricellulaire du foie, indicatrice d’un traumatisme du foie. Par ailleurs, le degré de gravité de l’hypoxie nocturne était également lié au degré de résistance à l’insuline. Le degré d’inflammation systémique, s’il est très fortement corrélé à l’obésité, n’est pas lié à l’hypoxie nocturne. Les auteurs concluent donc qu’obésité et apnée du sommeil, malgré des profils métaboliques différents, ont un effet délétère sur le foie et doivent être pris en charge séparément.
Source : Polotsky V. et coll, Am J of Respiratory and Critical Care Medicine, 23 janvier 2009.
Pas de différence entre régimes de chimio-radiothérapie dans le cancer du larynx
Il n’y a pas d’avantage significatif à réaliser une chimio-radiothérapie séquentielle plutôt qu’alternée face à un cancer du larynx résécable avancé (T3-T4). C’est la conclusion d’une équipe du centre Oscar Lambret à Lille, qui n’observe pas de différence de survie entre les deux approches après un suivi de 6 ans sur 450 patients dans plusieurs pays d’Europe. Ces résultats vont à l’encontre d’un autre essai, organisé aux Etats-Unis, et qui avait montré un avantage à l’utilisation concomitante des deux techniques. Seuls, les effets secondaires diffèrent entre les deux groupes dans l’essai européen. Les auteurs estiment que, au vu des différences entre les paramètres retenus pour les deux études, il est nécessaire de mettre au point des protocoles communs pour tirer des conclusions. Ils soulignent, cependant, que les deux études mettent en évidence le besoin de mieux adapter les thérapies actuelles afin de limiter les effets secondaires.
Source : Lefebvre JL et coll, JNCI, 27 janvier 2009.
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Good news
Eviter les mastectomies inutiles
Comment aider les femmes à prendre une décision lorsque, ayant subi un cancer dans un sein, elles doivent envisager une mastectomie préventive de l’autre sein. Une équipe de l’université du Texas a identifié le type de patientes et de tumeurs qui présentent les risques les plus élevés de voir un cancer se développer dans le deuxième sein. Les chercheurs ont observé 542 patientes ayant choisi la mastectomie préventive entre 2000 et 2007 et ont examiné les tissus mammaires de leur second sein. Ils ont trouvé des cellules cancéreuses dans 5% des cas et des cellules anormales indiquant un risque plus élevé de cancer dans 15% des cas. A partir des dossiers médicaux de ces femmes, ils ont retrouvé 3 facteurs liés à un risque plus élevé de cancer dans le deuxième sein : si les cellules cancéreuses étaient particulièrement invasives, si le cancer atteignait plus qu’un quadrant du sein et si le risque Gail à 5 ans était de plus de 1,67. Les auteurs insistent sur l’intérêt de bien prendre ces critères en considération, afin d’éviter les complications possibles d’une mastectomie inutile.
Source : Yi M. et coll, Cancer, 1er mars 2009
L’informatique à l’hôpital pour sauver des vies
Utiliser plus d’ordinateurs et moins de papier pour faire fonctionner un hôpital est bénéfique à la fois pour les patients et pour l’hôpital. Une équipe de l’université John Hopkins a observé le fonctionnement de 41 hôpitaux ayant reçu 167233 patients avant de parvenir à cette conclusion. Les hôpitaux ayant les meilleurs modes de transmission des données et des informations relatives aux patients par la voie informatique ont pu réduire de 15% leur risque de voir un patient mourir pendant son séjour à l’hôpital. Les auteurs indiquent que si ce niveau d’informatisation était répandu dans tous les hôpitaux des Etats-Unis, plus de 100000 vies pourraient être sauvées chaque année. Par ailleurs, les meilleurs scores d’enregistrement des patients par voie électronique étaient associés à une diminution des morts par infarctus (9%) et lors des procédures de pontage coronarien (55%). Les hôpitaux équipés de systèmes informatiques d’aide à la décision pour les médecins avaient également réduit de 21% le risque de complications. Les auteurs soulignent enfin le fait que les hôpitaux les mieux équipés en informatique avaient également les coûts par patient les plus réduits.
Source : Amarasingham R et coll, Archives of Internal Medicine, 26 janvier 2009.
Les enfants en forme réussissent mieux à l’école
La forme physique des enfants est directement liée à leurs résultats scolaires. C’est la conclusion d’une large étude américaine réalisée par une équipe du Massachusetts qui a étudié les notes en maths et en anglais de plus de 1000 enfants de 9 à 14 ans. Les chercheurs les ont comparées aux nombres d’examens sportifs réussis pendant les cours d’éducation physique. Résultat : plus les enfants étaient en forme physique, plus leurs résultats purement académiques – la réussite conjointe des tests d’anglais et de maths - étaient bons. Les auteurs estiment que leurs résultats sont très clairs mais ne permettent pas de dire si la réussite académique est à l’origine du succès en éducation physique ou l’inverse ou si un autre facteur inconnu pouvait entrer en jeu. Ils estiment cependant que donner plus de temps aux enfants pour pratiquer une activité physique pendant les cours, les récréations sembleraient plutôt bénéfique – et en aucun cas nuisible – aux résultats académiques.
Source : Chomitz V. et coll, Journal of School Health, janvier 2009.
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