Bad news
Risque de cancer du sein accru avec une insuline post-ménopausale élevée
Des taux d’insuline supérieurs à la normale augmentent le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée. Une équipe de l’université Yeshiva de New York a étudié un échantillon de 1600 femmes dont 835 avaient développé un cancer du sein, observant leur taux d’insuline, leur niveau d’estradiol et leur indice de masse corporelle. Les femmes ayant le taux d’insuline le plus élevé avaient un de risque de cancer du sein multiplié par deux par rapport à celles dont le taux était le plus faible. Par ailleurs, en tenant compte de ce facteur, le lien avec l’obésité se révèle largement réduit. Les auteurs estiment que ces travaux pourraient permettre au point de mettre des stratégies de prévention du cancer du sein post-ménopausal et indiquent que la mesure de glycémie, en absence de diabète serait un instrument utile d’identification des femmes ayant un risque plus élevé de développer ce type de cancer après la ménopause.
Source : Gunter M. et coll, JNCI, 10 janvier 2009.
Utilisation risquée des psychotropes dans l’Alzheimer
Les psychotropes fréquemment prescrits en cas d’Alzheimer multiplient par 2 le risque de décès des patients. Une équipe britannique a tiré cette conclusion de l’observation de 165 patients en maison de retraite médicalisée. Ils ont administré, au lieu de leur psychotrope habituel, un placebo à 82 d’entre eux et ont constaté, après 24 mois, un taux de survie de 71 % dans ce groupe contre 46 % chez les patients traités. A 36 mois, les chiffres atteignent respectivement 56 % et 30 %. Les auteurs insistent sur le fait que ces chiffres indiquent que moins d’un tiers des patients sous psychotropes étaient encore en vie 3 ans après l’essai contre deux tiers de ceux qui n’en prenaient pas. Ces médicaments ont un effet bénéfique à court terme pour lutter contre les périodes d’agitation, les hallucinations et les comportements agressifs. Les auteurs estiment donc que leur usage devrait être restreint, sauf dans quelques cas et que des alternatives moins dangereuses devraient être explorées.
Source : Ballard C. et coll, the Lancet Neurology, 9 janvier 2009.
Les acides gras n’aident que le cerveau des filles prématurées
Des doses élevées d’acide docosahexaenoic, données aux mères allaitantes ou ajoutées au lait en poudre dans le biberon de prématurés n’améliore pas , en moyenne, leur développement cérébral. Une équipe australienne a réalisé cette étude, la première du genre, lors d’un essai randomisé sur 614 nourrissons suivis pendant 18 mois. Mères et nourrissons ont reçu cet acide gras oméga 3 depuis la naissance de l’enfant (avant 33 semaines de gestation), jusqu’à la date du terme normal. A 18 mois, aucune différence cognitive ou psychomotrice n’a pu être observée entre les nourrissons supplémentés ou non. La taille était légèrement supérieure à 18 mois et la supplémentation réduisait par ailleurs le recours à l’oxygénothérapie. Lorsque les chercheurs se sont penchés sur le sous-groupe des filles supplémentées, ils ont cependant constaté une amélioration significative des scores cognitifs de l’index de développement mental, avec une réduction par moitié du risque de retard significatif du développement mental.
Source : Makrides M et coll, JAMA, 14 janvier 2009
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Good news
Le tapis de course améliore la maladie artérielle périphérique
La marche sur tapis de course améliore les douleurs musculaires, l’endurance et la qualité de vie des patients atteints de maladie artérielle périphérique (MAP). Une équipe de Chicago a observé 156 patients pendant 6 mois dont une partie devant se soumettre à des exercices, sous contrôle médical, sur un tapis de course. Un autre groupe suivait un entraînement de résistance des membres inférieurs et un dernier servait de contrôle. Résultat : les patients entraînés à la marche ont pu augmenter la distance parcourue en 6 minutes de 20, 9 m alors que les contrôles avaient vu cette distance réduite de 15 m. Aucun changement n’a été observé dans le groupe de résistance. Le flux sanguin était également amélioré uniquement par la marche mais les deux groupes entraînés avaient de meilleurs scores de fonctionnement physique. Aucun groupe n’a vu s’améliorer ses performances physiques rapides. Les auteurs recommandent donc la marche sur tapis, sous surveillance, pour les patients atteints de MAP.
Source MacDermott M. et coll, JAMA, 14 janvier 2009.
Le vaccin anti-pneumocoques est une arme efficace mais pas sans risque
Le nombre global de cas de méningites à pneumocoques a diminué après l’introduction d’un vaccin contre 7 souches de Streptococcus pneumoniae (Prevnar). Les chiffres montrent une chute de 73, 3% des cas de maladies causées par ces 7 souches et de 32, 1% pour les sérotypes qui leur sont liés sur 2 périodes entre 1998 et 2005 dans une population de 18 millions d’américains. L’équipe de l’université de Pittsburgh qui dresse ce constat positif, s’inquiète cependant de voir que, dans le même temps, le nombre de méningites dues à d’autres souches que celles prévues par le vaccin a augmenté de 60, 5%. Les auteurs notent également qu’un grand nombre de ces cas de méningites dues à des coques en dehors des sérotypes du vaccin sont liés à des germes résistants aux antibiotiques. Ils précisent cependant que deux vaccins à spectre plus large sont actuellement à l’essai.
Source : Harrison L et coll, NEJM, 15 janvier 2009.
L’évolution du cortex explique l’habileté des grands primates et humains
L’évolution d’une partie récente du cortex cérébral a permis aux grands primates et aux humains d’attraper des objets de petite taille et d’apprendre à utiliser habilement des outils. Une équipe de l’université de Pittsburgh est parvenue à cette conclusion en suivant le trajet du virus de la rage dans les muscles des épaules, du coude et des doigts de singes. Les chercheurs expliquent ainsi que, chez la plupart des animaux, c’est une partie ancienne du cortex moteur primaire qui contrôle les mouvements. Chez les primates les plus évolués, une autre zone du cortex s’est développée et abrite désormais un type spécifique de cellules cortico-motoneuronales qui contrôlent directement les neurones moteurs de la moelle épinière responsables des mouvements de l’épaule, du coude et des doigts. Ce contrôle direct, qui évite les circuits les plus complexes de la moelle épinière, permet des mouvements plus compliqués et plus fins, nécessaires pour jouer d’un instrument ou taper à la machine.
Source : Strick P. et coll, PNAS, 13 janvier 2009.
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