Bad news
Le cancer de la peau augmente le risque de cancers subséquents
La présence d’un mélanome multiplie par deux le risque de contracter un autre cancer primaire, notamment d’autres cancers de la peau ou des cancers liés au tabagisme. Des chercheurs irlandais sont parvenus à cette conclusion en analysant les données médicales de 23 000 patients traités pour un cancer de la peau. Ils ont également observé que les cancers de la peau moins graves augmentaient également, dans une moindre mesure, le risque de cancer futur. Les auteurs émettent l’hypothèse que l’exposition au soleil pourrait être un facteur important pour les autres cancers de la peau mais soulignent que les patients ayant reçu un premier diagnostic de cancer pourraient être mieux dépistés à l’apparition du deuxième cancer. Le tabagisme, qui prédispose au cancer de la peau, jouerait également un rôle surtout s’il est associé à un style de vie moins sain. Les chercheurs conseillent aux médecins de bien informer leurs patients sur les mesures à prendre pour limiter les risques après un premier cancer de la peau.
Source : Cantwell, M et coll, British Journal of Cancer, 6 janvier 2009
Les césariennes précoces répétées augmentent les risques pour le bébé
Les césariennes répétées pratiquées avant 39 semaines de gestation augmentent le risque de complications graves pour le bébé, y compris une faiblesse respiratoire nécessitant une assistance respiratoire et une hospitalisation en soins intensifs. C’est le résultat d’une étude réalisée par une équipe d’Alabama sur 13 258 femmes ayant subi, par choix, une césarienne répétée entre 1999 et 2002 dans 19 centres médicaux universitaires. Les césariennes pratiquées entre 37 et 39 semaines représentaient 35, 8 % des procédures. Les bébés nés ainsi à 37 semaines présentaient un risque double de complications trouvées habituellement en cas de naissance précoce. A 38 semaines, le risque était multiplié par 1, 5. Ces résultats devraient, selon les auteurs, renforcer l’importance de ne pas pratiquer d’accouchements avant 39 semaines par simple confort.
Source : Tita A et coll, NEJM, 8 janvier 2009.
Découverte d’une Bartonella infectieuse pour l’homme
Bartonella melophagi, une bactérie récemment découverte, habituellement présente chez le mouton, vient d’être isolée pour la première fois dans le sang de deux femmes souffrant de faiblesses musculaires et de fatigue. L’équipe de Caroline du Nord a également identifié Bartonella henselae, déjà connue pour ses effets neurologiques sur l’homme, dans le sang d’une des deux femmes. L’une des femmes avait reçu un diagnostic de péricardite face à ces symptômes. Les auteurs précisent que les Bartonella sont de plus en plus souvent retrouvées dans des affections humaines. Ils demandent des études approfondies pour donner de meilleurs outils de prévention, de diagnostic et de traitement car ces bactéries peuvent pénétrer dans l’organisme par de nombreuses voies et qu’un faible nombre dans le sang suffit à provoquer une infection.
Source : Breitschwerdt E et coll, Emerging Infectious Diseases, janvier 2009
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Good news
L’interdiction de fumer diminue durablement les infarctus
A Pueblo, au Colorado, le nombre de patients hospitalisés pour infarctus a diminué de 27 % dans les 18 mois ayant suivi l’interdiction de fumer dans les espaces publics. Le Center for Disease Control a analysé les admissions pour infarctus au cours des 18 mois précédant l’interdiction en janvier 2003. De 18 à 36 mois après la mise en place de la mesure, le chiffre continue à baisser de 19 %. Les rapporteurs ont comparé leurs résultats à des zones proches n’ayant pas mis en place l’interdiction et n’y ont pas trouvé de baisse des infarctus. Les auteurs précisent que, si d’autres travaux ont démontré cet effet positif, il s’agit de la première étude qui en fait état au-delà d’un an après l’interdiction de fumer. Ils indiquent par ailleurs que ces résultats sont probablement dûs essentiellement à la réduction du tabagisme passif des non fumeurs présents dans les lieux publics.
Source : Morbidity and Mortality Weekly Report, 2 janvier 2009
Du raisin contre des cellules leucémiques
L’extrait de pépin de raisin est capable de tuer des cellules leucémiques in vitro. Une équipe de chercheurs américains et chinois a pu observer que cette substance provoquait le suicide des cellules cancéreuses. De nombreuses études ont permis d’établir l’intérêt d’un régime riche en fruits et légumes dans la prévention du cancer, liée sans doute à la présence proanthocyanidines. L’extrait de pépin de raisin avait déjà démontré son potentiel sur diverses tumeurs et cellules cancéreuses. Les chercheurs ont pu souligner que l’apoptose des cellules leucémiques est liée à l’activation du gène JNK, impliqué dans la régulation du cycle cellulaire, et que l’effet dépendait de la dose d’extrait utilisée. Sans pouvoir l’expliquer, les auteurs insistent sur le fait que le composé n’agit pas sur les cellules saines, une propriété qui en fait un candidat précieux pour de futurs traitements.
Source : Gao N et coll, Clinical Cancer Research, 1er janvier 2009.
Les risques de la stimulation cérébrale profonde
La stimulation cérébrale profonde (SCP) améliore mieux que toute autre thérapie les mouvements et la qualité de vie des patients atteints de la maladie de Parkinson à un stade avancé, mais les effets secondaires peuvent être particulièrement importants. C’est la conclusion des travaux d’une équipe de l’Illinois sur 255 patients divisés en 3 groupes recevant soit une SCP dans le noyau subthalamique, soit une SCP dans le globus pallidus, soit le meilleur traitement médical actuel. Après 6 mois, les patients ayant reçu une SCP ont gagné en temps sans dyskinésie et en performances motrices bien au-delà des résultats du dernier groupe. Cependant, le risque d’effet secondaire grave était multiplié par 3, 8 chez les patients SCP, le plus souvent une infection du site chirurgical mais également des troubles du système nerveux ou encore des troubles psychiatriques ou cardiaques. Les auteurs réclament de nouveaux travaux sur ces effets secondaires et notamment sur la façon dont les patients évaluent le bénéfice sur leur condition par rapport à ces inconvénients.
Source : Weaver F et coll, JAMA, 6 janvier 2009
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