Bad news
La faible prématurité augmente aussi le risque neurologique
Les enfants nés de 1 à 3 semaines trop tôt ont un risque accru de développement neurologique imparfait. C’est la conclusion d’une étude menée par une équipe californienne sur 141 321 enfants nés après 30 semaines de gestation dans 12 maternités. Les enfants nés entre la 34e et la 36e semaine avaient 3, 39 fois plus de risque d’être atteints de paralysie cérébrale que les bébés nés à terme et 1, 25 fois plus de risque de retard mental ou de développement. Le risque de convulsion, lui, n’est plus élevé que pour des degrés supérieurs de prématurité.
Les auteurs insistent sur le fait que la recherche se focalise sur les grands prématurés alors que la faible prématurité augmente le plus à l’heure actuelle. Ils estiment que leur étude, fondée sur une population médicalement bien suivie, doit être reproduite sur une population plus large, en prenant en compte d’autres facteurs de risque tels que le tabagisme.
Source : Petrini, J et coll, Journal of Pediatrics, 16 décembre 2008.
Les pilotes exposés aux radiations ionisantes
Les pilotes professionnels qui volent fréquemment subissent des fortes doses de radiations ionisantes cosmiques qui pourraient provoquer des dommages sur leur ADN. Une équipe constituée de plusieurs chercheurs des Etats-Unis a observé le taux de translocations chromosomiques, indicatrices des dommages liés aux radiations, sur l’ADN de 83 pilotes professionnels et de 50 professeurs d’université de la même ville. La fréquence des translocations était deux fois plus élevée chez les pilotes ayant volé le plus longtemps. Les auteurs estiment donc que les vols exposent à des doses biologiquement significatives de radiations ionisantes, avec le risque accru de cancer auquel les anomalies observées sur leur ADN sont associées.
Source : Yong L. et coll, Occupational Environmental Medicine, 15 décembre 2008
Dépression et anxiété font mal au c½ur
Des chercheurs britanniques proposent une nouvelle explication pour cette observation intuitive confirmée par leurs données : le risque de maladie cardiovasculaire est augmenté de 50 % par l’anxiété et la dépression. Ils ont en effet observé que les personnes qui subissent des troubles psychologiques comme le stress, l’anxiété ou la dépression, se laissent aller à de mauvaises habitudes. Les auteurs ont tiré leurs conclusions à partir d’une cohorte de 6576 hommes et femmes, soumis à un questionnaire sur leurs habitudes et à un examen physique et biologique. Le tabagisme et l’inactivité physique pourraient, à eux seuls, être responsables de presque 2/3 de l’augmentation du risque d’arrêt cardiaque et de maladies cardiovasculaires chez les personnes atteintes.
Source : Hamer M. et coll, J of the American College of Cardiology, 16/23 décembre 2008.
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Good news
Première greffe complète d’ovaire, suivie d’une naissance
La première greffe d’un ovaire intact chez une femme stérile a conduit à une grossesse et une naissance le mois dernier. Les chercheurs à l’origine de cette avancée ont transféré l’ovaire d’une femme de 38 ans chez sa jumelle identique qui avait subi une ménopause précoce à l’âge de 15 ans, en lui connectant 2 veines et une artère. Ils avaient au préalable tenté de ne transférer que la paroi externe de l’ovaire, qui suffisait à restaurer la fertilité mais la plupart des ovules n’étaient pas suffisamment irrigués pour survivre. Les auteurs estiment que leur approche pourrait permettre de préserver la fertilité des patientes ayant à subir un traitement anti-cancéreux ou bien désirant retarder leur grossesse jusqu’à un âge où leurs ovaires pourraient moins bien fonctionner.
Source : Silber S. et coll, NEJM, 18 décembre 2008
Le profil morbide associé à l’apnée du sommeil identifié
Le premier portrait complet de la morbidité associée à l’apnée du sommeil obstructive vient d’être établi avec la fréquence des maladies et les liens existant entre elles. Une équipe australienne a exploité les données de 458 hôpitaux entre 1999 et 2004, qui représentent 6 millions d’admissions. Les auteurs ont pu établir que les cas d’apnée étaient plus fréquents entre 0 et 4 ans, au plus bas à l’adolescence et augmente à nouveau pour atteindre son pic entre 55 et 59 ans. Les taux sont plus élevés chez les filles avant 4 ans mais la tendance s’inverse à partir de 20 ans. Les patients atteints sont fréquemment en demande de soins pour des maladies cardiovasculaires, endocriniennes ou respiratoires. Les troubles les plus fréquemment associés sont l’hypertension, l’obésité, l’hypercholestérolémie, le diabète de type II, le tabagisme et des troubles cardiaques ischémiques.
Source : Chow C M et coll, J of Clinical Sleep Medicine, 15 décembre 2008.
Comprendre les liens entre pronostic d’un cancer, grossesse et allaitement
L’émission d’un diagnostic de cancer pendant une grossesse ou l’allaitement n’augmente pas le risque de décès lié au cancer, sauf s’il s’agit d’un cancer du sein ou de l’ovaire pendant la lactation. C’est ce qu’une équipe norvégienne a pu observer en analysant les dossiers de toutes les femmes du pays ayant reçu un diagnostic de cancer entre 1967 et 2002. Les femmes chez qui un cancer du sein est diagnostiqué pendant l’allaitement ont un risque presque doublé d’en mourir que celles qui n’allaitent pas. Pour le cancer de l’ovaire, le risque est plus que doublé. Les auteurs émettent l’hypothèse que le diagnostic et le traitement pourraient être retardés par l’allaitement ce qui provoque des changements dans les seins, capables de masquer les tumeurs. En parallèle, les chercheurs ont observé que les cancers diagnostiqués après la naissance conduisaient au contraire à un risque moindre de mort associée.
Source : Stensheim, H et coll, Journal of Clinical Oncology, 17 décembre 2008.
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