Bad news
Des noix contre le syndrome métabolique
Le régime méditerranéen est désormais bien identifié pour ses bénéfices sur la santé cardiovasculaire mais il pourrait également jouer sur le syndrome métabolique, à condition d’y ajouter quelques noix. C’est ce qu’a observé une équipe espagnole en comparant les effets, pendant un an, de deux types d’alimentation méditerranéenne : l’une enrichi à l’huile d’olive, l’autre enrichie de noix (30 g par jour) avec un régime méditerranéen simple, allégé en lipides. Les 1224 participants, âgés de 55 à 80 ans et présentant tous un risque cardiovasculaire élevé, ont donc été divisés en 3 groupes. Après un an, les cas de syndrome métabolique avaient diminué de 13, 7 % dans le groupe à noix, de 6, 7 % dans le groupe à huile d’olive et de 2 % dans le groupe contrôle. Aucun effet sur le poids n’a été observé dans aucun des groupes mais le groupe à noix a connu une chute de circonférence de la taille, des triglycérides sanguins et d’hypertension. Les auteurs émettent l’hypothèse que les noix ont pu jouer sur les dommages cellulaires liés à l’oxygène, l’inflammation chronique et la résistance à l’insuline.
Source Salas-Salvado J. et coll, Archives of Internal Medicine, 8 décembre 2008.
Contrôler le diabète par le sommeil
Le diabète et l’hyperglycémie pourraient être liés à un défaut génétique de l’horloge interne et des rythmes de sommeil. C’est le résultat des travaux effectués par une équipe réunissant des chercheurs de Londres, de Lille, de Montréal et de Copenhague. Ils ont mis en évidence une mutation génétique chez les patients diabétiques, à proximité d’un gène qui contrôle l’activité de la mélatonine, l’hormone responsable de la régulation du rythme circadien de l’organisme dont le sommeil et l’appétit. Les auteurs rappellent les nombreux liens qui ont déjà été établis entre les troubles du sommeil et l’obésité et la dépression, deux affections également liées au diabète. Ils estiment que leur découverte indique qu’une anomalie de l’horloge biologique pourrait expliquer ces liens et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, y compris par la régulation du sommeil des patients. Cette étude fait partie d’une série de découvertes génétiques liant certaines mutations à un risque plus élevé d’hyperglycémie.
Source : Froguel P et coll, Nature Genetics, 9 décembre 2008.
Un couple déchiré ralentit la guérison du cancer du sein
Les patientes atteintes de cancer du sein s’en sortent moins bien si elles ont une relation de couple troublée. Une équipe de l’université de l’Ohio a étudié le statut médical de 100 femmes, sur une durée de 5 ans, en rapport avec la santé de leur relation de couple. La majorité des femmes ont décrit leur relation comme satisfaisante pendant la durée de l’étude mais 28 d’entre elles l’ont définie comme troublée. Les auteurs indiquent que toutes ces femmes avaient un niveau de stress lié au cancer semblable, au début de l’étude mais mettent en évidence un certain nombre d’avantages pour les femmes du premier groupe. Elles avaient de meilleures habitudes alimentaires, une plus grande activité physique et, finalement, elles ont guéri beaucoup plus rapidement de leur cancer et des symptômes associés aux traitements. Les auteurs précisent, par ailleurs, que leur étude confirme que la relation de couple ne change pas, dans la majorité des cas, à la suite d’un cancer.
Source : Yang H-C et coll, Cancer, 9 décembre 2008.
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Good news
Une nouvelle famille de cellules souches hématopoïétiquesDeux équipes différentes ont établi qu’il existait une sous-population de cellules souches hématopoïétiques (CSH), qui se multiplie plus lentement que les autres. Des chercheurs de Harvard ont ainsi mesuré la vitesse de reproduction de CSH et ont confirmé que la majorité se renouvelait sur un rythme de 7 % par jour, avec une division tous les 15 jours. Leur technique, qui met en ½uvre une molécule fluorescente témoin de la division cellulaire, a cependant permis d’établir qu’environ 20 % ne se divisait qu’une fois tous les 100 jours ou plus. Les chercheurs ont transplanté ces cellules et ont observé qu’elles donnaient de bien meilleurs résultats pour la repopulation de la moelle. L’autre équipe, suisse et allemande, a pu établir, d’une autre manière, l’existence d’une population de CSH qui semble dormante, avec un taux de multiplication très faible sauf lorsque leur activité est « réveillée » par une atteinte de la moelle ou une stimulation avec le facteur de croissance G-CSF.
Source : Foudi A. et coll, Nature Biotechnology, 8 décembre 2008, Wilson A. et coll, Cell, 12 décembre 2008.
Deux essais vaccinaux infantiles prometteurs contre le paludismeDeux essais africains de phase II de vaccins anti-paludisme, chez le nourrisson et le jeune enfant, ont donné des résultats suffisamment prometteurs pour que les chercheurs espèrent l’accélération du passage en phase III. Les essais du vaccin RTS, S/AS, conçu par GSK Biologicals, ont eu lieu au Kenya et en Tanzanie sous l’égide de l’Initiative PATH. Le premier essai, sur des enfants de 5 à 17 mois, a permis de réduire le risque d’épisodes cliniques de paludisme de 53 % sur les 8 mois de suivi, avec des résultats satisfaisants en termes de sécurité. Le deuxième essai, sur des nourrissons de moins de 12 mois, suivis pendant 6 mois, a permis une réduction de 65 % de la première infection chez ceux qui avaient reçu 3 injections à 8, 12 et 16 semaines, en même temps que d’autres vaccins habituels. Les essais de phase III devraient pouvoir être lancés au début de l’année 2009.
Source : Abdulla S. et coll, Bejon P. et coll, NEJM, 8 décembre 2008.
La fibrose pulmonaire idiopathique augmente le risque d’accident coronaireLes patients atteints de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) ont 3 fois plus de risque de subir un incident coronaire, y compris un infarctus. Une équipe de Nottingham a analysé les dossiers médicaux de 1000 patients et 3500 contrôles pour parvenir à cette conclusion. En plus de ce risque cardiaque accru, les patients atteints de FPI étaient également 23 % plus à risque d’angine de poitrine, 60 % plus à risque d’AVC et présentaient un risque 3 fois supérieur de thrombose veineuse profonde. Les auteurs notent que les patients atteints de FPI recevaient également 2 fois plus souvent de l’amiodarone, prescrite contre les troubles du rythme mais que d’autres travaux ont identifié comme cause de maladie fibrotique du poumon. Les chercheurs insistent sur le fait que le risque coronaire décrit dans l’étude est supérieur à celui que se retrouve en cas de tabagisme et estiment que des études approfondies doivent être programmées pour mieux étudier le lien entre ces affections.
Source : Hubbard B et coll, Am J of Respiratory and Critical Care Medicine, 8 décembre 2008.
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