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Kiosque international du 14/11/2008
[14/11/2008] |
Bad newsL’obésité de l’enfant fait vieillir le c½ur Les enfants atteints d’obésité ont un risque accru de développer des maladies cardiovasculaires car leur c½ur présente, malgré leur jeune âge, des dommages fonctionnels et structurels. Trois études démontrent ainsi que les c½urs des enfants obèses sont plus gros, ont des parois plus épaisses et une fonction ventriculaire gauche moins bonne que celles de leurs camarades de poids normal. Ces observations permettent aux auteurs de ces travaux de conclure que les c½urs de ces enfants vieillissent de manière prématurée. Ils incitent les professionnels de santé à prendre en compte ces changements lors de la prise en charge des jeunes obèses. La prévention est alors un élément clé pour la santé cardiovasculaire de l’enfant et des facteurs de risque tels que l’hypertension ou une cholestérolémie élevée doivent être surveillés et éventuellement traités. Source : conférence de presse, AHA, 12 novembre 2008 Identification d’un gène responsable de défauts de naissance Un ensemble de défauts de naissance de la tête et du c½ur semblent liés à l’absence du gène ERK2. Une équipe de chercheurs de deux universités américaines ont pu provoquer des déformations de la mâchoire, du palais, du cerveau et du c½ur sur des souris en retirant le gène ERK2 dans la crête neurale, confirmant l’hypothèse que ce type de déformation, relativement commune, se produit à la suite d’erreurs génétiques dans l’une des voies de développement f½tale. Les auteurs estiment que leurs travaux leur apportent en outre un modèle animal pour étudier les syndromes liés à la délétion de ce gène comme le syndrome de Noonan, de Costello, LEOPARD ou le syndrome cardiofaciocutané. Ils ont confirmé leurs résultats sur plusieurs enfants atteints de défauts cardiaques et auxquels il manquait tous la région du gène ERK2, sur le chromosome 22. Source : Landreth G et coll, PNAS, 11 novembre 2008. Réponse insuffisante à l’interféron pour la sclérose en plaque Une simple IRM a permis à une équipe de Bethesda, au Maryland, de démontrer que seule la moitié des patients atteints de sclérose en plaque répondent effectivement à l’interféron beta sur une durée de traitement de 3 ans. Les lésions cérébrales qui annoncent les crises et une aggravation de la maladie, sont, en effet, visibles par cette technique et, si l’interféron a démontré son efficacité pour réduire ces lésions, les réactions individuelles des patients étaient mal connues. Les auteurs ont donc suivi 15 patients atteints de sclérose en plaque par un examen cérébral mensuel et ont pu établir 3 groupes de réponse au traitement. Huit patients ont vu le nombre de lésion réduit de 60 % dès les 6 premiers mois. Chez les 7 patients n’ayant pas répondu au traitement, deux n’ont jamais atteint les 60 % de réduction. Les deux derniers patients n’ont pas répondu au départ mais ont fini par atteindre les 60 % de réduction. Les auteurs indiquent qu’il est important de trouver un moyen fiable de détecter ces patients qui répondent lentement mais pour qui le traitement semble adapté. Source : Chiu A et coll, Archives of Neurology, 11 novembre 2008 |
Good newsLa stimulation cérébrale profonde contre les TOC L’électrosimulation peut venir à bout de certains TOC (troubles obsessionnels compulsifs). C’est l’observation qu’a fait une équipe française Inserm, de manière fortuite au départ sur des patients atteints de la maladie de Parkinson mais qu’elle vient de confirmer par une étude multi-centrique sur des patients atteints de TOC sévères. Les chercheurs ont implanté une électrode dans chaque noyau subthalamique de 16 patients dans 10 CHU et cette stimulation cérébrale profonde a permis à 7 patients sur 10 de voir plus de 25 % de leurs symptômes disparaître. Pour 6 patients sur 10, au bout de 3 mois de stimulation active, il a été possible de retrouver un fonctionnement social satisfaisant, avec une gêne modérée due à la maladie. Sous placebo, seuls 12 % des patients atteignent ce résultat. Une étude parallèle a également montré que trois patients atteints de la maladie de Tourette ont également bénéficié de cette approche et ont vu leurs symptômes améliorés de 70 %. Source : Mallet L et coll, NEJM, 13 novembre 2008 Une réserve cognitive contre l’Alzheimer Les personnes ayant atteint un niveau d’études élevé ont de meilleurs scores cognitifs que les autres, même lorsque des plaques cérébrales associées à la maladie d’Alzheimer peuvent être observées dans leur cerveau. Cette observation, réalisée par une équipe de Washington (District of Columbia), confirme l’hypothèse de la réserve cognitive qui permettrait de reculer l’apparition des symptômes de la maladie alors même que le cerveau est atteint. Les chercheurs ont observé 37 individus atteints de démence de type Alzheimer et 161 personnes non atteintes, auxquels ils ont fait subir un scanner PET après injection d’un marqueur pour les plaques amyloïdes. Ils n’ont pas établi de lien entre score cognitif et niveau d’études en l’absence de plaques. Les auteurs indiquent, par ailleurs, que les résultats d’autopsie semblent indiquer l’existence d’un plafond, lorsque l’extension des plaques ne permet plus de profiter de l’avantage initial apporté par la réserve cognitive chez les patients de niveau d’études supérieur. Source : Roe C et coll, Archives of Neurology, Novembre 2008 L’inflammation devient une cible dans la maladie coronaire La protéine C réactive à haute sensibilité (hsCRP) est un marqueur d’inflammation désormais reconnu dans les maladies cardiovasculaires. Elle peut être mesurée par un simple test sanguin qui permet alors de mettre en place des traitements visant à réduire le risque d’infarctus, d’accident vasculaire cérébral et de mort. C’est la conclusion commune d’un ensemble de trois études présentées par des équipes américaines qui montrent que le taux d’hsCRP est plus fiable que la mesure des facteurs de risque traditionnels, que l’administration de traitements en fonction de ce taux donne de meilleurs résultats. Ainsi, une équipe a pu observer que la rosuvastatine permet de réduire le risque cardiovasculaire de moitié chez les patients ayant un LDL faible mais un hsCRP élevé. Cette nouvelle statine fait également l’objet d’une publication remarquée : l’étude Jupiter publiée dans le NEJM montre son efficacité de la rosuvastatine, contre placebo, dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Ces bons résultats ont conduit les investigateurs à interrompre l’étude au bout de deux ans pour permettre aux patients concernés d’en bénéficier. Source : présentation commune, AHA, 12 novembre 2008. |
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