Bad news
Le paracétamol augmente le risque d’asthme chez l’enfant
L’usage du paracétamol dans la première année de la vie augmente le risque d’asthme, de rhinoconjonctivite et d’eczéma vers 6-7 ans. Ce sont les données obtenues à partir de questionnaires remplis par les parents de 200 000 enfants dans 73 centres de 31 pays. Le risque pour l’asthme est ainsi accru de 46% lorsque le paracétamol avait été utilisé au cours de la première année et l’usage continué de cette molécule était lié, selon la dose, aux symptômes de l’asthme. Le risque atteint 48 % pour la rhinoconjonctivite et 35 % pour l’eczéma. De même que pour l’asthme, dans les années suivantes, une prise moyenne de paracétamol conduit à une augmentation moyenne des symptômes et une prise importante à des symptômes encore accrus. Les auteurs néozélandais indiquent que le paracétamol chez le nourrisson pourrait donc bien être un facteur de risque pour l’asthme, mais rappellent que cette molécule reste la plus recommandée chez l’enfant et chez les asthmatiques contre la douleur et la fièvre.
Source : Beasley R et coll, The Lancet, 18 septembre 2008
Le poids et l’âge augmentent le risque d’incontinence chez la femme
Plus une femme est âgée, plus son poids est important et plus son risque de souffrir de troubles pelviens est élevé. Une étude de l’université de l’Utah sur 1961 femmes démontre que 24 % des femmes ont déjà connu un ou plusieurs incidents : incontinence urinaire ou fécale, prolapsus des organes pelviens ou autres anomalies des tractus urinaires et digestifs inférieurs. Ces troubles atteignent 26 % des femmes en surpoids, 30 % des femmes obèses et 33 % des femmes de plus de 40 ans L’incontinence urinaire est deux fois plus fréquente que les autres troubles. Le taux atteint 37 % entre 60 et 79 ans et 50 % au-delà. Les auteurs, qui indiquent qu’il s’agit de la plus large étude réalisée sur le sujet à l’échelle nationale, insistent sur le fait que de nouvelles recherches doivent être effectuées pour améliorer la prise en charge de ces troubles, mal connus, alors que la population continue à vieillir.
Source : Nygaard I et coll, JAMA, 17 septembre 2008
L’inflammation systémique accélère la démence
L’inflammation du cerveau, due à une infection ou une blessure, pourrait accélérer la progression de la démence. Les souris étudiées par une équipe britannique, atteintes d’une affection neuro-dégénératrice, ont montré une réponse inflammatoire accrue à une infection, des changements dans les processus de mémorisation et d’apprentissage et une progression accélérée de leur démence. Par cette étude, les chercheurs confirment le rôle fragilisant de l’inflammation sur les neurones et démontrent qu’un épisode inflammatoire systémique unique est suffisant pour accélérer leur déclin. Les auteurs indiquent que leurs résultats doivent conduire à prêter une attention plus grande aux causes possibles d’inflammation systémique chez les patients atteints de démences comme les infections et les chutes ainsi que de limiter les interventions chirurgicales.
Source : Cunningham C et coll, Biological Psychiatry, 18 septembre 2008
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Good news
La coloscopie virtuelle aussi efficace que la méthode invasive
La coloscopie virtuelle permet de détecter les polypes moyens et gros qui peuvent conduire au cancer du côlon. Ce sont les résultats obtenus lors de l’étude la plus large de ce type, réalisée dans 15 centres médicaux américains. Elle a permis de comparer l’approche par CAT Scan et l’approche traditionnelle. Le scanner a permis de détecter 90 % des polypes et cancers de plus de 1cm et confirme l’intérêt de cette méthode, encore contestée aujourd’hui. Les auteurs insistent sur le fait que de nombreux patients reculent devant la coloscopie traditionnelle et que l’usage du scanner pourrait permettre un dépistage plus large. Une autre étude américaine indique, pour la première fois, qu’une coloscopie répétée après 5 ans reste négative et permet de donner une recommandation pour l’intervalle minimum à respecter entre deux examens du côlon.
Source : Johnson C et all, Imperial T et coll, NEJM, 18 septembre
Un candidat vaccin contre le cancer du sein
Un vaccin contre le cancer du sein a détruit des tumeurs à HER2 chez des souris, y compris lorsque les tumeurs étaient résistantes aux traitements utilisés contre ce type de cancer. Les auteurs, de Détroit dans le Michigan, estiment que ce résultat démontre que leur vaccin devrait pouvoir être utilisé chez la femme. Un tiers des cancers du sein répondent à ce profil, particulièrement agressif. Des traitements existent mais ils génèrent souvent des résistances. Ce nouveau vaccin est une version améliorée d’un autre vaccin actuellement en essai clinique. Les auteurs indiquent qu’il pourrait remplacer les traitements actuels, notamment si une résistance est apparue et souhaitent qu’il soit utilisé pour empêcher le développement de ce type de cancer.
Source : Whittington P. et coll, Cancer Research, 15 septembre 2008
Une nouvelle hormone plaide pour le bon gras
Le palmitoléate, une hormone trouvée à taux élevé lorsque l’organisme fabrique lui-même sa graisse, apporte de nombreux bénéfices métaboliques. Une équipe de Harvard a découvert une nouvelle classe d’hormones, les lipokines, dont la base est lipidique et non pas protéique ou stéroïdique comme les autres hormones. Le palmitoléate est capable de réguler le métabolisme dans le foie et les tissus musculaires et permet d’arrêter ou même d’inverser la progression de l’obésité chez la souris. Selon les auteurs de cette étude, des traitements conçus pour augmenter la production de graisse par l’organisme pourraient être une solution, paradoxale, à l’obésité et aux maladies métaboliques auxquelles elle est liée.
Source : Hotamisligil, G et coll, Cell, 19 septembre 2008
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