Bad news
L’apnée du sommeil est un tueur silencieux
L’apnée du sommeil est liée à un risque plus élevé de mort. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par deux chercheurs du Wisconsin à partir des données obtenues pour 1552 personnes incluses dans une étude consacrée au sommeil pendant 18 ans. Parmi les participants atteints d’apnée du sommeil, 19 % sont morts pendant la durée de l’étude contre 4 % parmi les autres. Le risque de décès, après correction pour l’âge, le poids relatif et le sexe, est donc multiplié par 3, 2 en cas d’apnée du sommeil. C’est la première étude analysant ce rapport dans la population générale et non pas uniquement chez des patients hospitalisés.
Source : Young T. et coll, SLEEP, 1er Août 2008
Le risque de rechute de cancer du sein existe à 5 ans
Le risque de rechute du cancer du sein, après 5 ans sans cancer, n’est pas négligeable selon une équipe de Houston. Les auteurs indiquent que les femmes ayant reçu une thérapie adjuvante en plus de la chirurgie ont le meilleur taux de survie mais si 89 % d’entre elles survivent à 5 ans, 80 % survivent encore 10 ans de plus. Le risque de rechute est lié au grade de tumeur, à la sensibilité hormonale du cancer et à l’administration d’une thérapie hormonale. Les scientifiques indiquent qu’il semble exister un vide thérapeutique pour les patientes ayant un cancer sensible aux hormones car, s’il existe un moyen pour réduire le risque chez les femmes post-ménopausées après 5 ans sous tamoxifen, il n’y a pas d’option pour les femmes pré-ménopausées.
Source : Brewster A. et coll, JNCI, 11 août 2008
Des crèmes hydratantes favorisent le cancer de la peau
Certains ingrédients retrouvées dans les crèmes hydratantes pourraient augmenter le risque de cancer de la peau. Des chercheurs du New Jersey ont en effet pu observer un effet cancérigène de 4 crèmes hydratantes après application sur des souris ayant auparavant été exposées à des radiations UV. Les tumeurs observées sont plus grandes, plus nombreuses et plus actives sur les souris ayant reçu ces crèmes. Les chercheurs pensent que les huiles minérales utilisées, ainsi que le sulphate lauryl de sodium seraient en cause. Une crème fabriquée sans ces ingrédients n’a en effet pas eu d’effet cancérigène sur les souris.
Source : Conney A. et coll, Journal of Investigative Dermatology, 14 août 2008
Les troubles cognitifs associés au diabète
De légers troubles cognitifs peuvent être associés au diabète qui, dans ce cas, est plus grave, apparaît plus tôt et dure depuis plus longtemps. Des chercheurs américains ont observé 1969 patients entre 70 et 89 ans dont certains étaient atteints de ces troubles. Ceux-ci étaient plus fréquents chez les patients diabétiques, notamment lorsque le diabète s’était installé avant 65 ans. Ces résultats, observés sur des patients du Minnesota, confirment le lien entre atteinte neuronal et diabète. Les chercheurs estiment qu’un mauvais contrôle de la glycémie peut conduire, à terme, à la mort neuronale, comme d’autres études semblent l’indiquer. Ils rappellent également le rôle que pourraient jouer les maladies cardiovasculaires associées au diabète sur les troubles cognitifs.
Source :Robert R., Archives of Neurology, 11 août 2008
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Good news
Une nouvelle molécule pour ralentir l’AlzheimerDeux essais, au Royaume-Uni et à Singapour, ont permis de faire la démonstration de l’efficacité du chlorure de methylthioninium contre la maladie d’Alzheimer en ralentissant, jusqu’à 81 %, son apparition après 50 semaines de traitement. Il bloque l’accumulation d’écheveaux de protéine tau dans les cellules du cerveau, l’une des principales caractéristiques de la maladie avec la formation de plaques amyloïdes. C’est la première fois qu’un tel résultat est obtenu par une molécule visant les protéines tau. Le composé, découvert par hasard il y a 20 ans, a permis de réduire la progression de la maladie de façon assez nette pour que les chercheurs décident de le donner au groupe placebo après 24 semaines de traitement.
Source : Wischik C. et coll, ICAD, 29 juillet 2008
Pas de mortalité accrue pour les convulsions fébrilesLes convulsions fébrile légères des bébés n’ont pas de conséquences sur la mortalité à long terme. Dans les cas les plus sévères, la mortalité est accrue pendant les 2 ans qui suivent mais rejoint ensuite la mortalité de la population générale. Pour obtenir ces données rassurantes, des chercheurs danois ont conduit une méta-analyse sur 1 675 643 enfants suivis jusqu’à 28 années consécutives, dont 55 215 avaient connu un épisode de convulsions fébriles. Les chercheurs estiment en outre que leurs résultats tendent à réfuter les théories liant convulsions fébriles et mort subite.
Source : Vestergaard M. et coll,The Lancet, 9 août 2008
Des cellules souches autologues contre la sclérose en plaqueDes chercheurs de Harvard et de Cambridge ont réussi à convertir des cellules de peau d’une patiente atteinte de sclérose en plaque en cellules souches puis en neurones moteurs dont le génome est identique à ceux de la patiente. L’intérêt de cette découverte est double : c’est la première fois que des chercheurs parviennent à reprogrammer les fibroblastes d’une patiente âgée de 82 ans atteinte d’une maladie chronique. Les chercheurs vont pouvoir, par ailleurs, étudier avec précision les neurones atteints de cette patiente, qui souffre d’une forme familiale rare de la maladie. Ils estiment cependant que les connaissances acquises ainsi pourraient permettrent d’étudier d’autres formes similaires de sclérose en plaque.
Source : Egan K. et coll, Science, 31 juillet 2008
Un gène identifié dans le neuroblastomeUne équipe de Philadelphie vient d’identifier un gène impliqué dans la plupart des cas de neuroblastome héréditaire, un cancer rare mais mortel de l’enfant. Les mutations observées se retrouvent également dans d’autres formes non héréditaires de la maladie. La rareté même de la maladie a obligé les auteurs à parcourir le monde pour faire ses recoupements génétiques, qui sont les premiers indices dans l’origine génétique du neuroblastome. Cette découverte devrait dès aujourd’hui permettre de proposer un test génétique aux familles affectées par la maladie.
Source : Mossé Y. et coll, Nature, 24 août 2008
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