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Kiosque international du 4 juillet

[4/07/2008]  |

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Bad news

La douleur des nouveaux-nés est mal prise en charge
Dans le premier mois de leur vie, les nouveaux-nés en soins intensifs reçoivent un traitement spécifique dans seulement 20, 8% des procédures douloureuses qu’ils sont amenés à subir. Les auteurs de cette large étude réalisée à l’hôpital d’enfants Armand Trousseau, à Paris, observent également que l’analgésie non pharmacologique (donner une tétine ou du sucre) était administrée lors de 18, 2% des procédures douloureuses, contre 2, 1% pour l’analgésie médicamenteuse. Les auteurs, qui indiquent que cette approche est probablement semblable dans de nombreux pays, recommandent de réduire le nombre d’examens auxquels les enfants sont soumis, de regrouper les tests nécessaires et indiquent que les expressions faciales des nouveaux-nés ne suffisent pas à détecter la douleur. Ils rappellent également que la douleur subie à un très jeune âge a une influence sur la gestion de la douleur tout au long de la vie et indiquent que la sensibilité à la douleur est la plus forte au cours des 4 premières semaines de la vie.
Source : Carbajal R et coll, JAMA, 2 juillet 2008

Réduire le risque cancer avec le régime méditerranéen
Adopter certains éléments du régime méditerranéen peut réduire le risque de cancer, jusqu’à 12%. Des chercheurs britanniques ont analysé les données d’une partie de la très large cohorte EPIC, qui étudie les liens entre alimentation et cancer en Europe. Ils ont ainsi constaté, à partir des informations recueillies auprès de 26 000 Grecs, que d’ajouter des légumes secs à son régime tout en diminuant la quantité de viande permet de réduire de 12% le risque de cancer. Par ailleurs, ils observent que la consommation de plus de « bonnes » graisses, comme l’huile d’olive et de moins de « mauvaises » graisses, comme celles trouvées dans les frites ou les biscuits, peut réduire de 9% le risque de cancer. Ils expliquent que le simple ajout ou le retrait d’un groupe d’aliments n’a pas d’effet et que seule la modification de plusieurs éléments du régime alimentaire est significative sur le risque de cancer, même sans adopter complètement le régime méditerranéen.
Source : Trichopoulos, D et coll, British Journal of Cancer, 1er juillet 2008

Le paludisme augmente au Royaume-Uni
Le nombre croissant de voyageurs se rendant vers des zones endémiques a conduit à une augmentation significative du nombre de cas de paludisme au Royaume-Uni. Des chercheurs britanniques ont observé que le nombre de cas annuels était passé de 5120 en 1987 à 6753 en 2002. Le nombre de voyageurs vers les zones où le paludisme est endémique est passé de 59 3000 en 1987 à 2, 6 millions en 2004. Les auteurs ont analysé 20 488 cas confirmés de paludisme chez des résidents du Royaume-Uni entre 1987 et 2006. La majorité se retrouvait chez des patients ayant rendu visite à des parents ou des amis dans des zones touchées. Les cas potentiellement mortels de paludisme à falciparum ont particulièrement augmenté, après un voyage en Afrique dans 96% des cas. Les auteurs notent un fait particulièrement inquiétant : seuls 42% des voyageurs vers ces destinations prennent un traitement prophylactique, un chiffre encore plus faible lorsque les voyageurs se rendent dans leur pays d’origine.
Source : Smith A et coll, BMJ, 3 juillet 2008
 

Good news

Le cholestérol HDL protège la mémoire
La chute du taux de cholestérol HDL entre 50 et 60 ans semble liée à un risque accru de déclin de la mémoire avec l’âge. Des chercheurs londoniens ont étudié une cohorte de 3673 volontaires, qui ont subi des prélèvements réguliers entre 55 et 61 ans. Résultat : les sujets ayant, à 61 ans, des taux faibles de HDL avaient un risque de perte de mémoire de 53% par rapport à ceux dont le « bon » cholestérol était élevé. L’usage de statines, qui diminuent le LDL mais ont peu d’effet sur le HDL, ne semble jouer aucun rôle sur la mémoire. Les auteurs reconnaissent que leur étude n’établit pas de lien entre taux de HDL et démence liée à l’âge mais indiquent que les pertes de mémoire y sont souvent liées. Ils estiment donc que les choix de style de vie effectués autour de 50 ans peuvent avoir un effet sur la santé mentale à long terme.
Source : Sing-Manough A et coll, Arteriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology, août 2008

Une micro-puce pour adapter un traitement anti-cancéreux
Des chercheurs de Boston ont mis au point une micro-puce capable de détecter et capturer une cellule cancéreuse circulante au milieu d’un milliard de cellules sanguines. Il devient alors possible de déterminer le profil génétique du cancer et d’en ajuster le traitement pour une meilleure efficacité. Bien que ce nouvel outil ne soit pas encore disponible pour un large usage, les chercheurs ont pu capturer et identifier des cellules cancéreuses dans le sang de patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules métastasé, dont l’un des types génétiques répond bien aux inhibiteurs de la tyrosine kinase. Les médecins ont pu choisir le traitement des 27 patients de l’étude en fonction du type génétique de la tumeur et l’ajuster en fonction de la réponse métabolique des cellules cancéreuses capturées au cours du traitement. Pour les 12 patients pour lesquels les médecins avaient pu obtenir des échantillons de la tumeur primaire, des cellules circulantes et du plasma, le génotypage des cellules capturées par la micro-puce s’est révélé sensible à 92% contre 33% pour l’analyse du plasma. Ce type de guide thérapeutique serait d’autant plus intéressant qu’il se fait par un examen non-invasif.
Source : Haber D et coll, NEJM, 2 juillet 2008

Pas de bénéfice d’un traitement coronaire invasif pour les femmes à risque faible
Pour les femmes atteintes de syndrome coronarien aigu de faible risque, une stratégie thérapeutique précoce et invasive - angiographie et revascularisation - n’apporte pas de bénéfice. C’est l’observation à laquelle parviennent des chercheurs de Harvard, dans une méta-analyse portant sur 10 150 patients. Cette approche thérapeutique a, par contre, démontré son intérêt pour les patients des deux sexes à risque élevé puisqu’il réduit de 20 à 25% les critères composites pour la mort, l’infarctus du myocarde ou la récurrence du syndrome coronarien. Le traitement invasif est également légèrement plus bénéfique pour les hommes dont le risque est le plus élevé que pour les femmes du même groupe. Les auteurs estiment que ces résultats, qui confirment des études précédentes, démontrent l’intérêt de mettre au point de meilleurs outils d’évaluation du risque, notamment pour les femmes.
Source : O’ Donahue M et coll, JAMA, 2 juillet 2008
 



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