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Kiosque international du 11/04/08

[11/04/2008]  |

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Bad news

Les acides gras trans accusés dans le cancer du sein
L’étude E3N, qui suit de façon prospective 100 000 femmes françaises depuis 1990 révèle un constat inquiétant : le risque de cancer du sein serait quasiment doublé chez les adeptes d’un régime riche en acides gras trans. Ces résultats ont été obtenus en dosant les taux d’acides gras sanguins chez 363 femmes atteintes de cancer du sein et 702 témoins. Les acides gras incriminés sont ceux provenant d’aliments industriels, notamment chips, gâteaux, pâtes à pizza, pains industriels, viennoiseries… De plus, contrairement à des études asiatiques, l’analyse de la cohorte E3N ne met pas en évidence d’effet protecteur des oméga 3 d’origine marine sur le cancer du sein.  Source : Clavel-Chapelon F et coll, American Journal of Epidemiology, avril 2008

Les scientifiques se dopent aussi
Les scientifiques n’en sont pas moins hommes, et ils se dopent comme tout un chacun, selon une enquête informelle publiée sur le site de Nature. Parmi les 1427 scientifiques et assimilés qui ont répondu au questionnaire, 20% admettent utiliser des médicaments pour stimuler leur concentration et leur mémoire, et accessoirement lutter contre le manque de sommeil. Parmi eux, 60% y recourent de façon quotidienne ou hebdomadaire. Le dopant le plus populaire est la Ritaline, suivi par le modafinil, la « pilule anti-sommeil». Un tiers des produits sont achetés sur internet, le reste en pharmacie avec ordonnance.
Maher B, Nature, 9 avril 2008

Dyslexie : l’atteinte cérébrale varie avec la langue

La prise en charge de la dyslexie ne risque pas d’être universelle. Des chercheurs de Hong-Kong ont découvert que cette anomalie du langage affecte des zones différentes du cerveau des enfants, selon que leur langue maternelle est l’anglais ou le chinois. Ces résultats, inattendus, ont été obtenus grâce à des examens par IRM fonctionnelle.
Source : Tan L et coll, Proceeding of the National Academy of Sciences, 8 avril 2008 
 

Good news

Des cellules souches dans la moelle épinière humaine
Comme chez la souris, la moelle épinière d’un homme adulte contient des cellules souches nerveuses, capables de se différencier en neurones ou en cellules gliales (astrocytes et oligodendrocytes). C’est ce qu’ont découvert des chercheurs français de l’Inserm en utilisant des techniques associant marquage immunologique et microscopie électronique. Ces cellules souches adultes de la moelle épinière « pourraient compenser, via une thérapie génique, les pertes neuronales ou gliales dans les lésions traumatiques ou neuro-dégénératives ou affectant la gaine de myéline entourant les neurones », note le communiqué de l’Inserm.
Source : Privat A et coll, Journal of Neuroscience Research, mars 2008

Les oméga-3 sont bons aussi pour le f½tus
Le cerveau f½tal bénéficie d’un régime maternel riche en oméga 3, selon une étude canadienne menée chez une centaine d’enfants Inuit. Les effets les plus importants concernent la vision, mais les oméga 3 amélioreraient également le développement psychomoteur et intellectuel des nourrissons, affirment les chercheurs. Les auteurs, qui rappellent que les oméga-3 sont déjà connus pour allonger la durée de la grossesse, précisent que l’impact est surtout important pour les prématurés. Ils conseillent de multiplier par deux à trois la consommation de poissons pendant la grossesse.
Source : Dewailly E et coll, Journal of Pediatrics, mars 2008

Une molécule protège contre les effets de l’ irradiation
Chez la souris et le singe, une nouvelle molécule (nom de code CBLB502) protège la moelle osseuse et les cellules du tube digestif lors d’une radiothérapie sans réduire son efficacité sur les tumeurs. Selon les chercheurs américains qui publient cette expérience, le composé agirait en activant une voie utilisée par les cellules cancéreuses pour ne pas mourir. Outre la prévention des effets secondaires de la radiothérapie, la molécule pourrait s’avérer utile pour se protéger en urgence des radiations au décours d’un accident nucléaire ou après explosion d’une bombe « sale ».
Source : Gudkov A et coll, Science, 11 avril 2008

 



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