Bad news
Une prédisposition génétique au cancer bronchique
Trois études internationales, en partie françaises, publiées simultanément le confirment : il existe bien une susceptibilité génétique au cancer bronchique. En étudiant les polymorphismes génétiques chez des dizaines de milliers de personnes, atteintes ou non d’une cancer bronchique, fumeuses ou non, les chercheurs ont identifié plusieurs variants génétiques sur le chromosome 15 qui interagissent avec la nicotine et d’autres toxines du tabac. En présence d’un seul exemplaire de ces variants (cas d’un Européen sur deux), les fumeurs verraient leur niveau de risque de cancer bronchique accru de 30%. Le sur-risque serait de 80% chez les personnes porteuses de deux copies des variants (cas d’un Européen sur dix). Le tabac reste le principal carcinogène, rappellent les spécialistes.
Source : Stefansson K, Brennan P, Amos C, Nature et Nature Genetics, 2 avril 2008
La dépendance au net dans les manuels de psychiatrie
Les addictions à l’internet devraient être considérées comme une pathologie mentale et à ce titre intégrer le DSM, le manuel américain de psychiatrie, estime un praticien américain, Jerald Block. Selon lui, la dépendance compulsive à l’internet porte sur au moins trois thèmes (jeu, sexe, mails et textos). Très étudiée en Corée du Sud, elle y fait des ravages, estime le Dr Block. Dans ce pays, 210 000 enfants seraient directement concernés et nécessiteraient un traitement par psychotropes et éventuellement hospitalisation. Et plus d’un million de jeunes seraient considérés comme à risque. En Chine, ce sont dix millions d’adolescents qui présenteraient les critères d’une dépendance au net, ce qui a incité le gouvernement à voter des lois décourageant une utilisation quotidienne supérieure à trois heures. Si les données manquent aux Etats-Unis, l’ampleur du phénomène y est probablement comparable aux pays asiatiques, s’inquiète Jerald Block. La question est aussi posée en Europe.
Source : Block J, the American Journal of Psychiatry, mars 2008
L’ « hormone de la fidélité » décevante chez l’homme
On s’en doutait, l’humain a des comportements bien plus complexes que le campagnol. Une étude américaine confirme que l’ ocytocine, hormone de la fidélité efficace chez ces petits rongeurs, ne suffit pas à remettre dans le « droit chemin » un homme ou une femme volage. Tout est parti des travaux d’un Américain, Tomas Insel, qui avait démontré que les campagnols des prairies, monogames, et les campagnols des champs, polygames, ne différaient que par leur taux d’ocytocine et de vasopressine. Mieux, en jouant avec ces hormones, ce chercheur avait réussi à convertir des campagnols des champs en animaux fidèles. La même expérience, réalisée chez douze volontaires humains au moment leur passage dans le jeu de téléréalité Temptation Island s’est révélée peu concluante. Seul deux d’entre eux (un homme et une femme) ont effectivement réussi à résister à la tentation, notent Phil Delity et ses collègues . Mais est-ce réellement un échec thérapeutique ?
Source : Delity P et coll, Journal of Family Practice, on line le 1er avril 2008
ps: comme vous l’aviez peut-être deviné, c’était un poisson d’avril… il y avait quelques indices
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Good news
Une protéine bien contrariante pour le VHC
Une protéine bloquant le virus de l’hépatite C à une étape précoce de son cycle infectieux a été identifiée par des chercheurs français, en collaboration avec une équipe américaine. Cette molécule, nommée EWI-2wint, empêche le virus de l’hépatite C (VHC) de reconnaître le récepteur CD8, l’un des récepteurs utilisés pour le VHC pour pénétrer dans les cellules hépatiques et les infecter. Selon les chercheurs, cette découverte permet d’espérer la mise au point de nouveaux antiviraux actifs sur le VHC. Les traitements actuels sont efficaces chez seulement 60% des patients.
Source : Cocquerel L et coll, PLoS ONE, 2 avril 2008
Un peptide pour réparer des neurones
En créant de nouvelles connexions neuronales, pas très nombreuses mais bien ciblées, il est possible de réparer un cerveau lésé, affirme une équipe franco-australienne. Chez des rats dont les voies neuronales avaient été lésées chirurgicalement, les chercheurs ont injecté du BDNF (brain derived neurotrophic factor), un peptide sécrété naturellement dans le cerveau et qui favorise le développement des neurones. Les nouvelles connexions obtenues ont permis aux animaux de se déplacer, d’effectuer des mouvements synchronisés et de mémoriser aussi bien que des rats normaux. Le BDNF pourrait se révéler utile notamment dans le cadre de maladies neuro-dégénératives.
Source : Sherrard R et coll, Brain, 1er avril 2008
L’Ipod ne nuit pas au pacemaker
Les Ipod et autres baladeurs numériques n’affectent pas le fonctionnement des pacemakers et des défibrillateurs implantables, conclut une étude américaine menée à l’hôpital des enfants de Boston. Il y a un an, des chercheurs s’étaient alarmés de l’existence d’interférences entre les deux types d’appareils, pouvant conduire à des dysfonctionnements des stimulateurs cardiaques. Bien que n’ayant pas observé d’incident parmi ses jeunes malades, l’équipe du Boston Hospital a mené une expérience chez une cinquantaine d’entre eux, âgés de 22 ans en moyenne. Quatre baladeurs (deux Ipods, Zune de Microsoft et Sansa de Sandisk) ont été testés, et aucun symptôme ni anomalie à l’électrocardiogramme n’a été relevé. Selon cette nouvelle étude, ces appareils seraient toutefois susceptibles d’interférer avec les dispositifs cardiaques au moment de leur reprogrammation. Il est donc conseillé aux patients de ne pas écouter de musique pendant des opérations de réglage de leur pacemaker.
Source : Berul C et coll, Heart Rythm, avril 2008
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