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Kiosque international du 21/03/08

[21/03/2008]  |

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Bad news

Les médecins ont oublié la syphilis
La résurgence de la syphilis dans les pays développés est d’autant plus préoccupante que les médecins ne sont plus du tout familiarisés avec les signes cliniques multiples de cette infection sexuellement transmissible. C’est le constat inquiétant d’une revue de la littérature, publiée par des chercheurs du Centre américain de contrôle des maladies (CDC) d’ Atlanta. La syphilis, quasi-éliminée au milieu des années 90, revient en force ces dernières années dans les pays d’Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. La recrudescence a d’abord été constatée chez les homosexuels masculins, puis dans des couples hétérosexuels. Une vigilance accrue et une meilleure formation des professionnels de santé seraient nécessaires, estiment les auteurs. 
Source : Fenton K et coll, The Lancet Infectious Diseases, avril 2008

Un nouveau gène lié au cancer du sein…
Après les gènes BRCA1 et 2, un nouveau gène, l’AKAP9, est incriminé dans les cancers du sein familiaux. Responsables de la transmission de signaux cellulaires, les gènes de la famille AKAP étaient suspectés de jouer un rôle dans le développement de cancer. Le rôle de l’AKAP9 a été établi lors d’une étude internationale incluant plus de 9500 femmes atteintes de tumeurs du sein, dont près de 3000 cas familiaux, et 14 000 témoins. En présence des deux copies du gène AKAP9, le risque de cancer du sein a été accru de 17%, et de 27% dans le cadre de tumeurs familiales. Si une seule copie du gène était présente, l’excès de risque était plus modéré : 8% pour les cancers sporadiques, 12% pour les cancers familiaux. L’effet des variations de ce gène est moins puissant que celle des BRCA 1 et 2, mais ces variants sont beaucoup plus fréquents dans la population, notent les chercheurs.Source : Burwinkel B et coll, Journal of the National Cancer Institute, 19 mars 2008

… Et un autre au risque cardio-vasculaire
Selon une étude menée chez 1400 patients suivis pendant une moyenne de trois ans, l’incidence des accidents cardio-vasculaires est trois fois plus élevée chez ceux ayant l’activité de la protéine PON1 - ou paroxonase 1-, la plus faible. Régulée par le gène Q192R, cette protéine, liée au niveau du HDL cholestérol, a des effets anti-inflammatoires et anti-oxydants. Selon les auteurs, il existe un lien mécanique important entre les déterminants génétiques et les effets de la PON1 sur le stress oxydatif et le risque cardio-vasculaire.
Source : Hazen S et coll, JAMA, 19 mars 2008
 

Good news

Deux essais encourageants pour le tocilizumab
Un inhibiteur de l’interleukine 6, le tocilizumab, vient de démontrer son efficacité anti-rhumatismale lors de deux essais de phase III, un chez des adultes, l’autre chez des enfants. La première étude, conduite par des Autrichiens, a été menée chez 623 patients atteints d’une polyarthrite rhumatoïde d’intensité modérée à sévère. Ils ont été traités par tocilizumab à la dose de 4 ou 8/mg/kg en IV toutes les quatre semaines ou par un placebo, plus du methotrexate. A 24 semaines, le taux de patients dont les symptômes étaient améliorés d’au moins 20% était significativement plus élevé dans les deux groupes traités (respectivement 59% dans le groupe traité à 8 mg/kg et 48 % dans celui recevant 4mg/kg) que chez ceux sous placebo (26%). De même, une étude menée au Japon chez 56 enfants atteints d’arthrite aigue juvénile avec début systémique (SOJIA) a montré un ratio bénéfice/risque favorable de cet inhibiteur de l’interleukine 6.
Source : Smolen J et coll, Yokota S et coll, The Lancet, 22 mars 2008

Une piste pour traiter les bilharzioses
Les oxadiazoles, une famille de molécules étudiées comme anti-infectieux, auraient un effet puissant contre les schistosomes, vers responsables des bilharzioses. Ces affections qui affectent plus de 200 millions de personnes dans le monde peuvent être traitées par praziquentel. Les résistances à ce traitement sont cependant de plus en plus préoccupantes. Selon des recherches menées in vitro et sur des souris, les oxadiazoles détruisent les schistosomes quel que soit leur stade, larve ou adulte. Et ces molécules sont efficaces sur les trois types de vers. Elles agissent en inhibant la thioredoxine glutathion reductase (TGR), une enzyme vitale pour les parasites.
Source : Austin C et coll, Nature Medicine, on line le 16 mars 2008

Le bonheur pour cinq dollars
L’argent ne fait pas le bonheur, mais en dépenser pour les autres peut être la clé de la félicité. C’est la conclusion d’une étude originale conduite par une équipe américano-canadienne. En combinant trois types d’ expériences, les auteurs constatent que les dépenses à visée altruiste entraînent plus de plaisir que celles pour soi-même. Un don de 5 dollars suffit pour booster le niveau de bonheur un jour donné.
Source : Dunn E et coll, Science, 21 mars 2008
 



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