KIOSQUE INTERNATIONAL >

kiosque international 08/03/14

[14/03/2008]  |

Imprimer cet article Envoyer cet article

Bad news

Les équipements médicaux vulnérables au piratage
C’est un risque théorique qui sonne comme une mise en garde pour les fabricants de pacemakers, défibrillateurs cardiaques et autres équipements médicaux. Selon un rapport publié par des chercheurs américains, ces technologies, désormais équipées de technologies sans fil, sont vulnérables au piratage informatique. Les auteurs ont testé un défibrillateur cardiaque implantable équipé de puces et d’un récepteur-émetteur radio, permettant au médecin de recevoir des informations concernant son malade. En utilisant un logiciel radio bas de gamme, il a été possible d’intercepter les signaux émis par l’appareil et d’obtenir des informations confidentielles à propos du patient. Plus inquiétant encore, les chercheurs ont réussi à reprogrammer le défibrillateur pour générer des dysfonctionnements, y compris un choc électrique potentiellement fatal.
Source : Kohno K, www.secure-medicine.org/, mars 2008
 
Les antibiotiques inutiles pour les rhinopharyngites
Même si les symptômes d’un rhume durent plus de 7 à dix jours, un traitement antibiotique n’a pas d’intérêt. C’est la conclusion d’une méta-analyse conduite par une équipe suisse, qui a revu 9 études incluant au total 2547 patients. En prenant en compte le coût, le risque d’effets secondaires et d’apparition de  résistances aux antibiotiques, il n’a pas été possible d’identifier de sous-groupe de malades dans lequel cette stratégie thérapeutique était clairement justifiée. L’antibiothérapie est donc inutile, y compris quand les symptômes persistent plus d’une semaine, insistent les auteurs qui précisent que la règle ne s’applique pas aux enfants et aux patients immuno-déprimés.
Source : Young J et coll, The Lancet , 14 mars 2008

Hypertension et tabac, couple infernal pour les hémorragies cérébrales
A chaque augmentation de 10 mm Hg de la tension artérielle (TA) systolique, les fumeurs ont un excès de risque d’hémorragie cérébrale de 15% par rapport aux non fumeurs, selon une étude menée par des Australiens. Ces auteurs ont analysé des données concernant une cohorte de plus de 560 000 personnes, suivies en moyenne pendant 6,8 ans, pour l’essentiel d’origine asiatique. Comparés aux fumeurs avec la TA systolique la plus faible (moins de 120 mm Hg), les adeptes de la cigarette avec la TA systolique la plus élevée (supérieure à 150 mmHg) ont un risque d’hémorragie cérébrale multiplié par 9. Chez les non fumeurs, le ratio entre les deux groupes est de 7. La bonne nouvelle pour ces patients est que l’excès de risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique diminue significativement après sevrage tabagique et contrôle de la TA.
Source : Nakamura K et coll, Stroke, on line le 6 mars 2008

Good news

Un test pour prédire la réponse aux antidépresseurs
Alors que l’efficacité des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine est remise en cause (voir kiosque du 29 février), une équipe américaine a découvert un marqueur biologique dans le cerveau de patients dépressifs qui se sont suicidés. A terme, ces travaux pourraient conduire à la mise au point d’un test capable de prédire en quatre à cinq jours si un sujet dépressif va répondre ou non aux antidépresseurs. Les chercheurs ont étudié la présence dans le cerveau d’une protéine, la Gs alpha. Celle-ci active l’adenylate cyclase, une enzyme impliquée dans la stimulation des neurotransmetteurs type sérotonine. Cette protéine est présente dans les mêmes proportions dans le cerveau des dépressifs et chez des témoins, mais sa répartition est différente. Chez les dépressifs, la Gs alpha est confinée dans des « radeaux lipidiques », sa capacité à activer les neurotransmetteurs est donc réduite. Dans des expériences préliminaires chez le rat, il avait été montré que les antidépresseurs pouvaient déplacer la Gs alpha hors des radeaux lipidiques.
Source : Rasenick M et coll, Journal of Neuroscience, 12 mars 2008

Les brocolis boostent les défenses immunitaires
Les brocolis et autres légumes crucifères sont de plus en plus loués pour leurs bienfaits sur la santé, notamment comme anticancéreux. Une équipe de l’université de Los Angeles vient cette fois de démontrer que la sulforaphane, un composé présent dans les brocolis, est capable de stimuler des mécanismes antioxydants et surtout d’interférer avec le déclin des défenses immunitaires lié à l’âge. L’administration de sulforaphane à des souris âgées  a permis d’améliorer leurs défenses immunitaires. Des résultats comparables ont été obtenus en « traitant » par ce composé des cellules ex vivo, puis en les réinjectant à l’animal. Les cellules dendritiques seraient particulièrement sensibles à une cure de sulforaphane.
Source : Nel A et coll, Journal of Allergy and Clinical Immunology, on line le 6 mars 2008

De nouveaux gènes de la longévité identifiés
Des chercheurs viennent d’identifier 25 gènes régulant la longévité chez deux espèces séparées d’un milliard et demi d’années dans l’évolution : une levure et un ver de type Caenorhabditis elegans. Au moins 15 de ces gènes ont des versions comparables chez les humains, suggérant qu’il pourrait s’agir de cibles pour ralentir les phénomènes de vieillissement et traiter des maladies liées à l’âge. Plusieurs des gènes identifiés sont en relation avec la cible de la rapamycine  ou TOR (target of rapamycin), une enzyme qui est également un indicateur de la quantité de nutriment disponible pour une cellule. Selon les auteurs, ces résultats suggèrent que des inhibiteurs de TOR, déjà testés comme anticancéreux, pourraient être utiles dans le traitement de maladies liées au vieillissement.
Source : Smith E et coll, Genome Research, on line le 13 mars 2008



Imprimer cet article Envoyer cet article Sujets precedents

Commenter :

Vous avez aimé cet article : abonnez-vous au flux RSS

ARCHIVES


L'INFO DE LA SEMAINE


L'INVITE


A SUIVRE


KIOSQUE INTERNATIONAL


FLASH INFO