Bad news
Le Prozac ne fait guère mieux qu’un placebo dans les dépressions modéréesCe n’est pas une surprise, plutôt une confirmation. Le Prozac et d’autres inhibiteurs de la recapture de la sérotonine comme le Deroxat et l’Effexor, ne sont pas plus efficaces qu’un placebo pour les dépressions légères à modérées, conclut une méta-analyse portant sur 47 essais cliniques, publiés ou non. L’effet de ces antidépresseurs de nouvelle génération serait plus marqué dans les dépressions sévères, notamment parce que les malades répondent alors moins aux placebos. Selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), cette méta-analyse « n’apporte pas d’informations fondamentalement nouvelles ». L’effet placebo dans les dépressions d’intensité légère est bien connu, insiste l’Afssaps, en rappelant que « les antidépresseurs sont réservés au traitement des formes sévères de dépression », comme il est indiqué dans ses recommandations datées de 2006.
Source : Kirsch I et coll, PLoS medecine, 26 février 2008
L’EPO stimule les globules et le cancerLes stimulants de l’erythropoïese (erythropoïetine et darbepoetine), largement utilisés pour traiter des anémies notamment d’origine cancéreuse, augmenteraient de 10% les risques de décès, selon une méta-analyse . Au total, 51 études portant sur plus de 13 000 patients ont été revues. Déjà connu, le risque thrombo-embolique associé à ces molécules s’est confirmé (risque relatif : 1,57). « Nous avons découvert, en conjonction avec d’autres recherches en laboratoire, que cette catégorie de médicaments pourrait stimuler le cancer et écourter la survie des malades » précise l’un des auteurs, le Dr Charles Bennett. Après la publication, les actions de deux fabricants, Amgen et Johnson et Johnson, ont respectivement perdu 2 et 0,9% à la bourse de New York.
Source : Bennett C et coll, Jama, 27 février 2008
Un krach boursier brise aussi le c½urLe stress provoqué par une grave crise bancaire pourrait entraîner une hausse des infarctus de 6,4% dans les pays développés, et de 26% dans les pays en voie de développement comme l’Inde, estiment des chercheurs britanniques. Pour parvenir à ce résultat, ils ont étudié les courbes de mortalité cardio-vasculaire de l’Organisation mondiale de la santé entre 1960 et 2002, et les ont superposées aux crises boursières enregistrées par la Banque mondiale sur la même période. En Angleterre, un krach pourrait ainsi causer 1280 à 5130 décès, soit dix fois plus que la mortalité des soldats britanniques en Irak. Le risque d’infarctus serait encore plus élevé chez les personnes âgées, davantage sensibles au stress et plus souvent porteuses de facteurs de risque cardio-vasculaire, précisent les auteurs.
Source : Stuckler D et coll, university of Cambridge, 26 février 2008
|
Good news
Moins de décès par pneumonie sous statines
Chez les plus de 65 ans hospitalisés par une pneumonie, le fait d’être préalablement sous traitement par statines divise par deux la mortalité, selon une étude portant sur des dossiers de vétérans américains. A un moindre degré, une thérapie par inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) améliore aussi le pronostic vital, constatent les auteurs. Ces résultats, qui restent à confirmer par des essais randomisés, pourraient s’expliquer par l’effet immunomodulateur des statines et des IEC.
Source : Mortensen E et coll, European Respiratory Journal, mars 2008
L’effet double poumon dans la BPCO
Chez les patients en phase terminale de broncho-pneumopathie chronique obstructive, la transplantation bi-pulmonaire obtient de meilleurs résultats que la greffe d’un seul poumon. C’est la conclusion d’une vaste étude menée par des médecins français, à partir de 9883 dossiers de patients inscrits sur des dossiers de transplantation. Au total, entre 1987 et 2006, 35,7% (3525) ont bénéficié d’une greffe bilatérale, 64,3% (6358) d’une greffe mono pulmonaire. La médiane de survie s’est avérée meilleure en cas de greffe bi-pulmonaire (6,4 ans) qu’en mono-pulmonaire (4,59 ans). L’effet positif d’un « double poumon » est plus net chez les moins de 60 ans, précisent les auteurs qui notent aussi que le pronostic vital s’est amélioré après 1998. Source : Thabut G et coll, The Lancet, premier mars 2008
Calvitie : la recherche génétique à un cheveu
En identifiant le gène responsable d’une cause rare et héréditaire de perte de cheveux, l’hypotrichose simplex, une équipe internationale de chercheurs ouvre la voie à de nouveaux traitements contre la calvitie. En effet, la mutation identifiée dans cette affection rare affecte un gène dénommé P2RY5, qui commande la fabrication d’une protéine impliquée dans la croissance et la texture du cheveu.
Source : Betz R et coll, Nature Genetics, mars 2008
|