Bad news
Sale coût pour la préventionPrévenir l’obésité a sans doute beaucoup d’avantages en terme de santé publique, mais il ne faut pas en attendre de bénéfices économiques. C’est en substance la conclusion d’une étude menée par des Néerlandais, avec un système de simulation appliqué à trois groupes d’un millier de personnes chacun. Le premier était constitué d’individus en bonne santé, minces et non fumeurs, le deuxième de personnes obèses et le troisième de fumeurs. Conclusion : avant 56 ans, les obèses sont le groupe qui coûte le plus cher en dépenses de santé. Au-delà, ce sont les fumeurs qui prennent le pas. Mais du fait des différences d’espérance de vie entre les trois groupes (84 ans pour les minces non fumeurs, 80 pour les obèses et 77 pour les fumeurs), ce sont au final les sujets minces et non fumeurs qui induisent le plus de dépenses de santé. L’étude est cependant critiquée par d’autres experts, notamment parce qu’elle ne prend pas en compte le coût économique et social du surpoids et du tabac.
Source : Van Baal P et coll, Public Library of Science Medicine, 5 février 2008
Le sportif bientôt au bout de ses limitesC’est bientôt la fin du « plus haut, plus vite, plus fort », selon une équipe française de l’IRMES (Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport), qui a mis au point un modèle statistique. Après avoir analysé les 3263 records du monde homologués depuis 1896 dans les cinq disciplines olympiques quantifiées (athlétisme, natation, cyclisme, patinage de vitesse, haltérophilie), les chercheurs concluent qu’en 2007, les records ont atteint 99% des limites estimées par le modèle statistique. Selon l’équipe de Jean-François Toussaint, le déclin a en fait commencé il y a une quarantaine d’année. Et en 2027, la moitié des records du monde ne sera plus améliorable.
Source : Toussaint J-F et coll, PLoS One, 6 février 2008
Un nouveau virus à l’origine de décès post-greffesUn virus de type arenavirus, jusqu’ici inconnu, a été responsable de décès chez trois patients greffés à partir d’un même donneur. Les trois victimes ont succombé à un syndrome infectieux quatre à six semaines après la transplantation (foie pour l’un, rein pour les deux autres). L’arenavirus, qui n’avait pas été identifié par les examens traditionnels (cultures, sérologies, PCR…), l’a été grâce à une nouvelle méthode de séquençage à haut débit. Les chercheurs soulignent que cette technique pourrait être utilisée pour l’identification ou la surveillance d’agents pathogènes lors d’infections aiguës ou chroniques.
Source : Palacios G, New England Journal of Medicine, 6 février 2008
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Good news
Un pas vers un vaccin contre le cancer de la prostate
Un vaccin contre le cancer de la prostate mis au point par une équipe américaine a obtenu des résultats très encourageants chez des souris génétiquement sensibles à cette tumeur. Avec un an de recul, 90% des animaux vaccinés ont survécu, alors que le taux de mortalité était de 100% dans le groupe non vacciné. Ce candidat vaccin cible un antigène de cellules souches prostatiques (PCSA), qui est une protéine de membrane surexprimée dans les cancers de prostate, notamment métastasés. Dans la même revue, d’autres chercheurs annoncent qu’un test urinaire combinant quatre biomarqueurs serait beaucoup plus fiable que l’antigène prostatique spécifique (PSA) pour le dépistage des cancers prostatiques
Source : Garcia-Hernandez et coll, Laxman et coll,Cancer Research, février 2008
Avantage au traitement intensif dans le diabète
Chez les patients diabétiques (type 2) avec une microalbuminurie, un traitement intensif diminue statistiquement les complications cardio-vasculaires et la mortalité, selon une étude danoise. Les chercheurs ont inclus 160 patients, qu’ils ont traité soit par un traitement standard, soit par une thérapie plus intensive (associant aux antidiabétiques de l’aspirine, des inhibiteurs du système rénine-angiotensine, des hypolipémiants…). Le protocole a duré en moyenne 7, 8 ans et les malades ont ensuite été suivis pendant 5, 5 ans. La progression vers une insuffisance rénale terminale a été moins fréquente dans le groupe traité intensivement, de même que la nécessité de photocoagulation rétinienne. La multithérapie a aussi permis de diminuer la mortalité d’origine cardio-vasculaire ou due à d’autres causes. Source : Gaede P et coll, New England Journal of Medicine, 7 février 2008
Les Français, des Européens qui ont bon coeur
La France est plutôt bien placée en Europe s’agissant de la mortalité par maladies cardiaques ischémiques (angine de poitrine et infarctus du myocarde) et par accident vasculaire cérébral (AVC), selon une étude comparative menée par des Allemands. Les données analysées concernent les décès survenus en l’an 2000, dans une population âgée de 45 à 74 ans. Concernant les cardiopathies ischémiques, la mortalité la plus élevée est observée dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, les taux les plus bas étant relevés en France, Portugal, Italie et Espagne. Ainsi, chez les femmes, la mortalité d’origine cardiaque est par exemple dix fois plus élevée en Estonie qu’en France. Quant à la mortalité par AVC, elle est aussi particulièrement élevée en Europe centrale et de l’Est, mais aussi dans certains pays méditerranéens comme La Grèce et le Portugal, et dans certaines régions d’Espagne et d’Italie. Les taux les plus bas sont recensés en France, en Suisse, en Norvège et en Espagne. Source : Müller-Nordhorn J et coll, European Heart Journal, 6 février 2008
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