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Kiosque international du 01/02/08

[1/02/2008]  |

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Bad news

Les ronfleurs ont plus de bronchites chroniques
Les ronflements fréquents sont liés au développement d’une bronchite chronique. Une équipe coréenne a observé 4270 patients pendant 2 ans. A chaque visite, les participants devaient indiquer si ils ronflaient, et à quel rythme. Ils devaient également déclarer tout symptôme pouvant avoir un lien avec une bronchite chronique : toux et production de mucus liées à l’inflammation des voies respiratoires profondes. A la fin de la période d’observation, 314 patients avaient développé la maladie. Après ajustement selon l’âge, l’usage du tabac et d’autres facteurs de risque, les auteurs ont démontré que les individus qui ronflent régulièrement avaient plus de chance de développer une bronchite chronique. L’association était encore plus forte pour ceux qui n’avaient jamais fumé, qui travaillaient depuis chez eux ou qui étaient en surpoids.
Source : Baik, I. Archives of Internal Medicine, 28 janvier 2008

Les bouteilles en plastique relarguent du bisphénol A
Les liquides chauds augmentent la libération de bisphénol A, un élément chimique qui se retrouve dans un matériau plastique largement utilisé pour faire des bouteilles en plastique et des biberons. Une équipe américaine vient de montrer que, lorsque des bouteilles de ce type sont remplies une fois d’eau bouillante, le bisphénol A est relargué de 15 à 55 fois plus rapidement au cours des utilisations suivantes. Ce composé chimique, considéré comme perturbateur endocrinien, fait partie des molécules soumises à une surveillance particulière, aux Etats-Unis mais également en Europe. Plusieurs fabricants de biberons proposent des modèles sans bisphénol A. Ce travail pourrait remettre en question les niveaux de bisphénol A actuellement tolérés dans la fabrication de ce type de plastique.Source : Belcher, S. Toxicology Letters, 30 janvier 2008

Le sorafenib augmente l’hypertension artérielle
Une méta-analyse, portant sur 4500 patients, a permis d’établir l’existence d’un risque d’hypertension artérielle lié à l’utilisation de sorafenib, un médicament anti-tumeur lancé par Bayer sous la marque Nexavar pour le traitement de cancers avancés du rein et du foie. Les auteurs de l’étude ont établi que 23,4% des patients, qui ont tous reçu 400 mg de la molécule deux fois par jour, avaient une hypertension, tous grades confondus. Les patients ayant reçu le médicament avaient 6 fois plus de risque de développer une hypertension par rapport à ceux qui ne l’avaient pas reçu. Sans remettre en question l’intérêt de la molécule pour le traitement du cancer, les chercheurs estiment qu’il est important de détecter et traiter cette hypertension de façon précoce afin d’en garantir un usage sûr. Par ailleurs, ils recommandent de surveiller l’apparition d’autres effets secondaires vasculaires.
Source : Wu, S. The Lancet Oncology, février 2008 

Good news

Des souvenirs réveillés par des électrodesLa stimulation électrique d’une zone de l’hypothalamus a permis à un homme de 50 ans de retrouver des souvenirs vieux de trente ans. Cette observation a été faite par hasard alors que ce patient obèse subissait une stimulation électrique intra-cérébrale. Cette technique, déjà utilisée pour le traitement de certaines formes de la maladie de Parkinson, est actuellement en cours d’expérimentation dans diverses affections neurologiques ou psychiatriques. Elle visait dans ce cas à agir sur les troubles du comportement alimentaire chez un homme de 190 kg sur lequel divers traitements avaient échoué. Les souvenirs évoqués, une promenade dans un parc avec des amis, sont devenus plus détaillés alors que l’intensité de la stimulation augmentait. Au cours des 3 semaines de traitement, les auteurs ont également pu mettre en évidence une amélioration générale des capacités mnésiques de leur patient.
Source : Lozano, A. Annals of Neurology, 30 janvier 2008

Pas de lien entre thimerosal et autisme
Le mercure du thimerosal, un conservateur utilisé dans certains vaccins est rapidement éliminé de l’organisme des nourrissons. Trop rapidement pour causer des dommages pouvant être à l’origine de l’autisme. Une étude argentine vient confirmer les hypothèses des spécialistes : le mercure d’éthyle, avec une demi-vie de 3,7 jours n’est pas absorbé par l’organisme comme le mercure de méthyle qui se retrouve dans l’environnement et dans les poissons contaminés et dont la demi-vie dans l’organisme et de 44 ans. Le thimerosal a été éliminé de la plupart des vaccins pédiatriques dans les pays occidentaux, lorsque la possibilité d’un lien avec l’autisme a été évoquée en 1999. Depuis, malgré de nombreuses études, aucun lien n’a été trouvé entre les deux mais la nouvelle devrait néanmoins rassurer les milliers de parents d’enfants qui continuent à recevoir des vaccins au thimerosal, notamment dans les pays en voie de développement.
Source : Pichichero M, Pediatrics, 30 janvier 2008

Un modèle animal pour la dégénérescence maculaireUne équipe américaine a réussi à mettre au point un modèle murin de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Les chercheurs ont réussi à provoquer des lésions de l’épithélium pigmentaire rétinien en provoquant une réponse immunitaire chez des souris par l’injection d’albumine modifiée avec du carboxyethylpyrrole, un fragment oxidatif de l’acide docohxaenoique retrouvé dans des tissus oculaires de malades atteints de DMLA. L’évolution des lésions chez la souris est semblable à celle qui est observée dans les formes sèches de la maladie. Les auteurs de l’étude publiée estiment que ce modèle animal devrait permettre de mieux explorer le mécanisme inflammatoire de la maladie, qui semble lié à des processus oxidatifs mal expliqués aujourd’hui.
Source : Hollyfield J., Nature Medicine, 27 janvier 2008
 



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