Bad news
Des études trop positives sur les anti-dépresseurs
Les études cliniques sur les anti-dépresseurs publiées sont positives à 94%. Si toutes les études soumises à la FDA dans le cadre des approbations de médicaments étaient publiées, ce résultat n’atteindrait plus que 51%. Dans une étude publiée cette semaine, une équipe américaine rappelle que 31% des études, sur un total de 74 données à la FDA, ne sont pas publiées. Sauf dans 3 cas, les études négatives, sur les 33 études que les chercheurs ont prises en compte, n’ont pas été publiées (22 études) ou l’ont été de façon à ce que le résultat apparaisse comme positif. Les auteurs ne peuvent pas identifier si cette sélection se fait par les auteurs, qui ne soumettraient pas leurs études, ou par les éditeurs, qui ne les choisiraient pas pour une publication dans leurs journaux. Source : Turner, E. New England Journal of Medicine, 17 janvier 2008
Les oiseaux font de la résistance aux antibiotiques
Des oiseaux, capturés dans le nord-est de la Sibérie, en Alaska et dans le nord du Groënland, se sont révélés porteurs de bactéries résistantes aux antibiotiques. Les chercheurs de l’expédition « Beringia 2005 », organisée dans le cadre de l’Année polaire internationale, ont testé 17 familles d’antibiotiques sur les Escherichia coli intestinales. Leurs résultats montrent que les bactéries sont résistantes à 14 de ces types d’antibiotiques. Ils auraient pu entrer en contact avec les bactéries lors de leurs migrations en Asie du Sud Est, où les antibiotiques sont largement utilisés dans l’élevage et en médecine. La nouvelle est d’autant moins encourageante que ces oiseaux vivent loin des populations humaines, avec lesquelles ils n’ont pas de contact. Pour les auteurs, la résistance aux antibiotiques n’est plus limitée à l’homme et à son environnement, mais elle est désormais passée dans la nature. Source : Olsen, B. Emerging Infectious Diseases, janvier 2008
Des espoirs déçus dans l’Alzheimer
La mémantine, présentée comme la première molécule d’une nouvelle classe thérapeutique dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, agit de manière assez similaire aux autres molécules disponibles. C’est le résultat d’une étude publiée ce mois-ci par des chercheurs de l’université d’Aberdeen. Une autre étude, publiée par une équipe américaine sur le site de Neurology, indique que les statines n’auraient finalement pas d’effet sur le développement de la maladie d’Azheimer, contrairement aux conclusions de quelques rapports précédents. A côté de cette moisson de mauvaises nouvelles, un cas rapporté par une autre équipe américaine montre des progrès cognitifs immédiats chez un patient atteint de maladie d’Alzheimer après des injections d’etanercept, un médicament anti-arthrite, dans la moëlle épinière.
Source : Platt, B. Journal of Alzheimer’s Disease, janvier 2008. Arvanitakis Z, Neurology, 16 janvier 2008. Tobinick, E. Journal of Neuroinflammation, janvier 2008.
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Good news
Une durée de vie multipliée par 10Une banale levure de boulanger, S. cerevisae, a bénéficié d’une avancée majeure dans l’étude de la durée de la vie. Des chercheurs de l’université de la Californie du Sud, ont réussi à multiplier par 10 la durée de vie de cet organisme en agissant à la fois sur son génome et sur son alimentation. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la prochaine édition de Public Library of Science Genetics. L’équipe a bloqué 2 gènes impliqués, chez l’humain et la levure, dans le vieillissement et le cancer. Elle a par ailleurs appliqué un régime pauvre en calories aux levures. La même équipe avait annoncé en 2005, dans le journal Cell, une durée de vie multipliée par 5. L’étape suivante consistera à pratiquer les mêmes interventions sur des souris, alors que l’équipe étudie par ailleurs une population d’Equateur qui présente des mutations analogues à celles qui se retrouvent chez la levure.
Source : Longo, V. PLOS Genetics, 25 janvier 2008.
Le cholestérol serait bon pour les musclesL’ingestion de cholestérol alimentaire facilite le gain musculaire. C’est le résultat étonnant obtenu par une équipe américaine sur un groupe de personnes âgées de 60 à 69 ans, à qui les chercheurs ont demandé de s’astreindre à des exercices physiques vigoureux 3 jours par semaine. Le résultat a pris par surprise les chercheurs : ceux qui consommaient plus de cholestérol dans leur alimentation ont gagné en force par rapport aux plus raisonnables. Le taux de cholestérol sanguin agissait également dans le même sens. Steven Riechman, un des auteurs de l’étude (université du Texas), indique que le cholestérol pourrait jouer un rôle dans la récupération des muscles après l’effort, grâce à son action positive sur le processus d’inflammation.
Source : Riecham, S. Journal of Gerontology, janvier 2008
La malnutrition infantile peut être réduiteA l’échelle de la planète, 178 millions d’enfants de moins de 5 ans sont en retard de croissance, dont la majorité vivent en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud et du Centre. La nutrition est un sujet toujours peu abordé, parmi les questions de santé de la femme et de l’enfant. Le Professeur Simon Cousens, de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, explique qu’un tiers des défauts de croissance et un quart des décès chez les enfants de moins de 3 ans pourraient être évités avec des interventions nutritionnelles vers la mère et l’enfant. Cette étude, ainsi que plusieurs articles et lettres, est publiée cette semaine sur le site du Lancet dans le cadre d’une nouvelle série lancée par l’hebdomadaire, qui sera consacrée à la sous-nutrition maternelle et infantile.
Source : Cousens, S. The Lancet, 17 janvier 2008
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