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Kiosque international du 11/01/2008

[11/01/2008]  |

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Bad news

Une statine n’a pas d’effet sur la densité osseuse
Des études précédentes avaient suggéré que les statines pourraient avoir un effet favorable sur le squelette, permettant d’envisager un traitement unique, curatif ou préventif, de l’hyperlipidémie et de l’ostéoporose. Une étude dirigée par le Dr McClung, de l’ Oregon Osteoporosis Center à Portland, démontre à l’inverse qu’aux doses utilisées pour réduire la cholestérolémie, l’atorvastatine n’a pas d’effet sur la densité osseuse ou sur le métabolisme osseux. Les travaux portent sur 626 femmes post-ménopausées dont les taux de cholestérol LDL atteignaient au moins 130mg/dl. Elles ont reçu pendant 52 semaines des doses variables d’atorvastatine ou un placebo.
Source: McClung M, Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, décembre 2008.

Un gène de susceptibilité au cancer pisté jusqu’en 1630 La mutation responsable d’une polypose adénomateuse familiale atténuée a été retrouvée dans deux grandes familles américaines qui partagent des ancêtres communs : un couple de migrants anglais arrivés en Amérique autour de 1630. Cette affection est associée à un risque de 66% (2/3) d’être atteint d’un cancer colorectal à l’âge de 80 ans. Les données médicales et génétiques de l’une des familles étudiées, originaire d’Utah, sont enregistrées sur 9 générations et englobent 7000 descendants. Les individus connus de cette seule famille représentent 0,15% de tous les cancers colorectaux rapportés en Utah entre 1966 et 1995. Pour les chercheurs, cette découverte pourrait indiquer que la mutation existe chez un bien plus grand nombre de familles américaines que celles qui ont déjà été identifiées et qu’elle pourrait être liées à un  grand nombre de cas de cancers colorectaux aux Etats-Unis.
Source : Neklason D, Clinical Gastroenterology and Hepatology, 2 janvier 2008

Les placebos souvent prescrits mais mal connus
Plus de 45% des internes de Chicago reconnaissent avoir utilisé, au moins une fois, un placebo dans leur exercice clinique. C’est l’un des résultats publié par une équipe de l’Ecole de médecine Pritzker de l’université de Chicago après l’envoi de questionnaires à 466 internes de 3 universités locales, dont la moitié a répondu. Les jeunes médecins ont présenté les placebos à leurs patients comme une substance qui pourrait aider et ne peut pas faire de mal (34%), comme un médicament (19%), comme un médicament n’ayant pas d’effet spécifique (19%). Seuls 4% ont indiqué explicitement qu’il s’agissait d’un placebo. Par ailleurs, 33 % des médecins ont ajouté que le produit pourrait aider mais qu’ils ne savaient pas comment il fonctionnait. Autre résultat intéressant : seuls 12% des internes ayant répondu au questionnaire ont déclaré que les placebos devraient être catégoriquement interdits. Les auteurs estiment que des études plus poussées devraient être réalisées afin de répondre aux interrogations médicales et éthiques que cette pratique soulève. Source : Sherman R et Hickner J, Journal of General Internal Medicine, janvier 2008

Good news

Le système nerveux médullaire contourne l’obstacle
Comme un automobiliste coincé dans un embouteillage, l’influx nerveux peut utiliser des petites routes, plus lentes et moins directes mais arrivant au même point pour contourner une rupture de transmission au niveau de l’autoroute de la moelle épinière. C’est ainsi que le Dr Michael Sofroniew décrit les observations que son équipe de l’Université de Californie de Los Angeles a pu faire sur des souris dont la moitié des fibres nerveuses longues de la moelle épinière avait été bloquée. Les messages nerveux nécessaires à la locomotion des animaux ont été transmis par des nerfs plus courts situés au centre de la moelle épinière. Les souris ont ainsi récupéré leur capacité à marcher, plus lentement et avec moins de confiance en elles, en moins de 8 semaines. La paralysie réapparaissait si les nerfs courts étaient eux aussi sectionnés. Cette découverte ouvre la possibilité d’utiliser un processus simplifié de réparation  en favorisant la croissance de nerfs courts autour de la zone atteinte.
Source : Sofroniew M, Nature Medicine, janvier 2008

Le régime "sport sur roues" est excellent pour les adosLes adolescents, qui ont une activité physique pendant leur scolarité, ont plus de chance de maintenir un poids normal dans les premières années de l’âge adulte. Une journée scolaire comprenant une activité physique par semaine réduit les risques d’être un adulte en surpoids de 5%. Avec 5 journées par semaine, le chiffre atteint 28%. Ces données ont été obtenues lors d’une étude sur 4 ans dans les années collège et lycée de 3345 adolescents américains. Le bénéfice est  plus élevé pour les sports « sur roues » : rollerskate, skateboard, vélo. Pratiqués plus de 4 fois par semaine, ils donnent plus de 50% de chances aux adolescents de maintenir un poids normal à l’âge adulte. Cette étude met de nouveau en avant l’intérêt d’une activité physique régulière alors que les études précédentes, qui portaient sur l’intérêt de l’activité physique pour perdre du poids à l’adolescence, s’étaient révélées largement négatives.
Source : Menschik D, Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, janvier 2008

Statines et diabète : une combinaison gagnante
Les statines réduisent le risque d’évènements vasculaires majeurs, chez un grand nombre d’individus atteints de diabète, qu’ils aient ou non une maladie cardiaque et sans rapport avec leur âge, sexe et autres caractéristiques cliniques. A ce titre, l’utilisation de statines devrait être envisagées pour la plupart des diabétiques. C’est la conclusion d’un article paru le 11 janvier dans le Lancet à partir des résultats d’une méta-analyse réalisées par l’ensemble des contributeurs du Cholesterol Treatment Trialists (CTT) sur 18 686 patients diabétiques et 71 370 patients non-diabétiques issus de 14 essais cliniques randomisés sur l’effet des statines sur le taux de cholestérol LDL. Les chercheurs ont ainsi trouvé une réduction proportionnelle de 9% sur la mortalité de toutes causes par mmol/l de réduction du cholestérol LDL chez les diabétiques, semblable à la réduction de 13% retrouvée sur les patients non diabétiques.
Source : CTT, The Lancet 11 janvier 2008



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