Bad news
Scanners à petites dosesAttention à bien poser les indications de scanners. C’est en substance la recommandation de médecins américains qui suggèrent que le potentiel carcinogène de ces examens est sous-estimé. Bien plus irradiants que les radiographies conventionnelles, les scanographies sont prescrites de façon exponentielle aux Etats-Unis (et ailleurs) depuis les années 80. Dans quelques décennies, les radiations liées à ces examens pourraient être responsables de 1,5 à 2% des cancers sur le continent américain, estiment les auteurs. Selon eux, un tiers des scanners ne seraient pas médicalement justifiés.
Source : Brenner D et coll, New England Journal of Medicine, 29 novembre 2007
Le travail de nuit… nuit gravement aux cellulesQuel est le point commun entre les UV, les stéroïdes anabolisants et le travail de nuit ? Tous les trois seraient un facteur de risque de cancers. L’Agence internationale pour la recherche sur le cancer, une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), va en effet classer le travail de nuit comme carcinogène « probable ». Les experts reconnaissent toutefois que la preuve est limitée. Le travail nocturne pourrait être carcinogène du fait de la modification des rythmes circadiens qu’il entraîne, notamment une baisse des taux de mélatonine. La privation de sommeil pourrait aussi avoir un rôle, en diminuant les défenses immunitaires.
Source : The Lancet Oncology, décembre 2007
AVC du sujet âgé, ne pas oublier le foramen ovaleUn foramen ovale persistant est une cause d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique chez les sujets jeunes et chez les plus de 55 ans. C’est la conclusion d’une étude menée en Suisse auprès de 500 patients ayant présenté un AVC, dont la cause était connue ou non. La présence d’un foramen ovale a été recherchée par echocardiographie transoesophagienne.
Jusqu’à présent, l’association persistance d’un foramen ovale/ AVC cryptogénétique était établie chez les jeunes mais pas dans les classes d’âge les plus âgées.
Source : Handke M et coll, New England Journal of Medicine, 29 novembre 2007
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Good news
Le rôle clé du médecin dans le sevrage tabagique
C’est une bonne nouvelle pour l’ego des médecins et la santé de leurs patients. Les généralistes peuvent avoir un rôle significatif dans l’aide à l’arrêt du tabac, selon une étude canadienne. « Conseiller aux patients de s’arrêter de fumer, même une seule fois, double le taux de réussite du sevrage », conclut l’un des auteurs de l’enquête, le Dr Bernard Le Foll. Une intervention courte, moins de trois minutes, suffirait à augmenter la motivation des candidats et le pourcentage de succès. A bon entendeur… Sachant que 70% des fumeurs consultent au moins une fois leur médecin dans l’année, les cigarettiers pourraient avoir du souci à se faire.
Source : Le Foll B et coll, Canadian Medical Association Journal, novembre 2007
Les effets neuroprotecteurs des oméga 3
Ils étaient déjà connus pour leurs propriétés cardio-protectrices. Deux études, l’une canadienne et l’autre française, confirment des effets bénéfiques des acides gras oméga 3 sur le système nerveux. Selon les données issues de la cohorte française des trois cités, constituée de plus de 8000 personnes de plus de 65 ans suivies pendant 4 ans ; un régime riche en fruits et légumes, poisson et oméga 3 diminue le risque de démence, notamment la maladie d’Alzheimer. Parallèlement, des chercheurs canadiens ont démontré qu’une alimentation enrichie en oméga 3 protège les souris de la maladie de Parkinson. Les auteurs souhaiteraient vérifier ces résultats chez l’homme, en prévention et pour le traitement du Parkinson.
Sources : Barberger-Gateau et coll, Neurology, novembre 07 ; Calon F et coll, FASEB (federation of american societies for experimental biology) on line le 26 novembre 2007
Les insuffisants respiratoires peuvent prendre l’avion
Une pathologie respiratoire, même sévère, n’est pas une contre-indication à un voyage aérien, à condition de bien s’y préparer, selon une équipe britannique. Le Dr Robina Coker et ses collègues ont réalisé une enquête prospective auprès de plus de 600 insuffisants respiratoires chroniques, qui avaient consulté leur pneumologue en vue d’un voyage aérien. Au final, 10% y ont renoncé, pour des raisons médicales ou personnelles. Dans l’avion, près d’un sujet sur cinq a souffert de symptômes respiratoires (dyspnée, toux ou douleurs thoraciques principalement), mais ceux-ci étaient d’intensité modérée. Cinq patients ont nécessité une assistance en vol, mais aucun déroutement ni rapatriement n’a été nécessaire. La mortalité dans les 30 jours suivant le voyage est restée inférieure à 1%.
Source : Coker R et coll, European Respiratory Journal, décembre 2007
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