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Kiosque international du 09/11/07

[9/11/2007]  |

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Bad news

Cancers : la survie est une affaire de famille
C’est selon les cas une bonne ou une mauvaise nouvelle. La survie d’un patient à un cancer peut être prédite en fonction de la survie de ses propres parents à une tumeur de même nature. C’est ce qu’affirment des chercheurs suédois, au décours d’une vaste étude de population, qui a inclus plus de trois millions de familles et plus d’un million d’individus ayant souffert d’un cancer. Ainsi, ceux dont les parents sont morts prématurément d’un cancer du sein, du poumon, du colon ou encore de la prostate ont, s’ils déclarent le même type de cancer, un risque accru de décéder ans les dix ans suivant le diagnostic.  Le risque est multiplié par 1,75 pour les tumeurs du sein, 2, 07 pour celles de la prostate, 1, 44 au niveau du colon et 1, 39 au niveau du poumon. Source : Lindström L et coll, The Lancet Oncology, novembre 2007

Un régime riche en lipides perturbe l’horloge interne

Outre ces effets délétères bien connus sur le c½ur, une alimentation riche en graisses perturberait le rythme biologique, selon des travaux américains. Les chercheurs ont suivi pendant six semaines deux groupes de souris, dont l’une était soumise à un régime riche en lipides. Au bout de deux semaines, les animaux nourris avec une forte proportion de graisses ont spontanément changé le rythme de leur alternance activité/repos. Contrairement aux souris nourries normalement, elles ont ainsi commencé à s’alimenter pendant les périodes habituelles de sommeil. Ces perturbations de l’horloge interne pourraient contribuer à enclencher un cercle vicieux obésité/diabète, selon les auteurs.
Source: Bass J et coll, Cell metabolism

La consommation de cocaïne ralentit… les réflexes
L’usage récréatif de cocaïne altère les mécanismes de contrôle d’action, estiment des auteurs néerlandais. Cet effet est d’autant plus inquiétant, selon eux, que la consommation récréative de cette drogue se répand largement en Europe. Pour parvenir à ces conclusions, ils ont testé la vitesse à laquelle des volontaires pouvaient initier puis interrompre une action préalablement programmée. Si témoins et consommateurs de cocaïne initient l’action à la même vitesse, les usagers de drogue se révèlent plus lents pour l’inhiber. L’altération de ce mécanisme de contrôle serait corrélée à la quantité de drogue consommée. Selon les chercheurs hollandais, cette lenteur pourrait s’avérer gênante dans des situations comme le passage au rouge d’un feu tricolore ou dans un passage à l’acte  criminel.
Source : Colzato L et coll, PLoS ONE, 7 novembre 2007
 

Good news

Des souris transgéniques super-performantes
Des souris « métaboliquement similaires à Lance Armstrong grimpant un col dans les Pyrénées ». Ainsi, Richard Hanson, de l’université de Cleveland (Ohio), décrit-il les animaux transgéniques qu’il a mis au point. Ces super souris ont en effet de quoi faire rêver les amateurs de performances physiques. Sur tapis roulant, elles sont capables de parcourir en courant 6 kilomètres alors que les souris « normales » s’écroulent après 200 mètres. Et elles courent deux fois plus vite. Plus gourmandes que leurs congénères (elles mangent 1, 6 fois plus), elles sont deux fois plus sveltes, du fait d’un faible taux de graisse corporelle. Enfin, ces animaux ont aussi une longévité et une fertilité accrue. Leur secret de fabrication : une hyperexpression du gène de la phosphoenolpyruvate carboxykinase (PEPCK-C), une enzyme impliquée dans la synthèse du glucose.Source: Hanson R et coll, Journal of biological chemistry, 9 novembre 2007 

L’ocytocine, une hormone généreuse
La générosité a un support biologique et même hormonal : l’ocytocine. C’est ce que sous-tendent les nouveaux travaux d’un neuroéconomiste américain, Paul Zak. Dans un travail précédent publié il y a deux ans dans "Nature", cet auteur avait montré que l’ocytocine jouait un rôle clé dans la confiance aux autres. Cette fois, l’hormone a été testée contre placebo chez des volontaires, qui étaient ensuite invités de façon randomisée à partager une somme d’argent avec un étranger - qui pouvait accepter ou non cette offre -. Résultats : ceux qui avaient pris de l’ocytocine se sont montrés 1, 8 fois plus généreux que les autres. Selon l’auteur, l’hormone favoriserait la générosité en agissant sur l’empathie. Un effet bénéfique de plus à mettre à l’actif de l’ocytocine, qui est aussi impliquée dans les relations d’attachement mère-enfant. Source : Zak P et coll, PLoS ONE, 7 novembre 2007

La carte génétique du cancer du poumon décryptée
Plus de 50 altérations génétiques associées au cancer bronchique ont été identifiées par des chercheurs américains, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies pour le diagnostic et le traitement. Ces résultats ont été obtenus en analysant l’ADN de 528 adénocarcinomes, forme histologique de 30% des cancers bronchiques aux Etats-Unis. Cette « image sans précédent du génome du cancer du poumon », selon les termes de Matthew Meyeeson, l’un des auteurs, livre une description précieuse d’un cancer responsable d’un million de décès par an dans le monde
Source : Meyerson et coll, Nature, 4 novembre 2007
 



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