Bad news
Minocycline et SLA : plus de mal que de bien ?
Dans des essais préliminaires sur des modèles animaux, la minocycline avait montré un effet neuroprotecteur lors de maladies neurodégénératives, d’accidents vasculaires cérébraux, et de sclérose latérale amyotrophique (SLA). Un essai de phase III mené aux Etats-Unis chez 412 malades atteints de SLA montre au contraire que la détérioration clinique est 1,25 fois plus rapide sous minocycline que sous placebo. Selon les auteurs, cette étude négative remet en cause les nombreux essais prévus avec cet antibiotique dans d’autres maladies neurodégénératives.
Source : Gordon P et coll, Lancet Neurology, 1er novembre 2007
Des affaires de c½ur entre frère et s½ur
En matière de risque cardio-vasculaire, le poids des antécédents familiaux, et en particulier celui des frères et s½urs, s’avère beaucoup plus lourd que prévu, selon une étude américaine. Quel que soit son âge et ses autres facteurs de risque, un garçon dont le frère ou la s½ur a présenté un infarctus ou une angine de poitrine augmente de 20% son risque de souffrir des mêmes maux dans les dix ans qui suivent. Pour une fille, l’excès de risque est plus modeste mais tout aussi indubitable: + 7% sur dix ans. Ces résultats en été obtenus par le suivi pendant une vingtaine d’années de plus de 350 familles de la région de Boston, soit 800 frères et s½urs.Source : Becker D et coll, American Journal of Cardiology, 1er novembre 2007
La pollution attaque directement les artères
L’exposition à la pollution atmosphérique a des effets directs sur la paroi des vaisseaux sanguins, selon une étude menée à Paris par l’équipe du Dr Pierre Boutouyrie. Les chercheurs ont étudié, par des méthodes non invasives, la paroi endothéliale des artères de 41 adultes jeunes (20 à 30 ans) sans aucun facteur de risque cardio-vasculaire. Résultats : la fonction endothéliale baisse de moitié entre le jour le moins pollué et le plus pollué de l’année. Les altérations enregistrées les jours les plus pollués correspondent à celles habituellement observées chez des malades atteints d’insuffisance cardiaque, de diabète ou d’hypercholestérolémie familiale.
Source : Boutouyrie P et coll, Hypertension, novembre 2007
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Good news
Un « miracle » de la chirurgie in utero Une première mondiale de chirurgie f½tale réussie par des médecins de l’hôpital universitaire de Bonn, en Allemagne, a permis de sauver la vie d’une petite fille. A la 20e semaine de grossesse, sa mère avait présenté une rupture prématurée des membranes. Une telle complication compromet en général gravement la poursuite de la grossesse, en raison du risque infectieux mais aussi de l’arrêt du développement des poumons. En passant un f½toscope par l’estomac maternel, les médecins ont réussi à remonter dans la trachée f½tale et a y gonfler un ballon. Ce blocage des voies respiratoires a permis aux poumons de doubler de volume en cinq jours. L’accouchement a finalement eu lieu à 33 semaines. La fillette, désormais âgée d’un an, est considérée comme une miraculée.
Source : Kohl T et coll, Fetal Diagnosis and Therapy, 29 octobre 2007
Des cellules souches isolées dans les disques intervertébraux C’est peut-être un nouvel espoir pour les millions de personnes qui souffrent de lombalgies à répétition. Des chercheurs américains ont mis en évidence la présence de cellules souches dans les disques intervertébraux, chez des animaux et des humains. Selon les cas, ces cellules peuvent se transformer en cellules osseuses, graisseuses ou en cartilage. Même dans des disques abîmés, elles gardent leur capacité de prolifération, notent les chercheurs. A terme, ces cellules souches dormantes pourraient donc être stimulées pour réparer les lésions dégénératives des disques intervertébraux.
Source : Shapiro I et coll, Spine, 1er novembre 2007
Le VIH est arrivé aux Etat-Unis par Haïti … C’est une bonne nouvelle pour la famille de Gaétan Dugas, un stewart canadien considéré comme le « patient zéro » du sida, qui aurait importé le virus sur le continent américain. Une étude internationale confirme que ce patient, décédé en 1984, n’est pas responsable de la diffusion du VIH. Celui-ci aurait en fait débarqué sur les côtes américaines aux alentours de 1969, soit plus de dix ans avant l’épidémie, via un immigré haïtien. Les chercheurs sont parvenus à ce résultat grâce à l’analyse génétique d’échantillons sanguins de migrants haïtiens malades du sida, comparés à ceux de patients d’autres pays.
Source : Worobey M et coll, Proceedings of the national academy of sciences, 29 octobre 2007
… et sa multiplication est bloquée à Montpellier
Des chercheurs du CNRS et de l’université de Montpellier viennent de mettre au point une approche totalement nouvelle pour bloquer l’infection par le VIH1. La molécule chimique (IDC 16) qu’ils ont développé empêche l’épissage, c’est-à-dire la maturation des ARN du virus et donc sa réplication. En bloquant cette étape cruciale du virus, la molécule devrait échapper aux phénomènes de résistances aux antiviraux. L’IDC 16 se serait montrée efficace sur des souches virales de laboratoire mais également sur des virus isolés chez des malades devenus résistants aux trithérapies classiques.
Source: Tazi J et coll, PloS Pathogens, 26 octobre 2007
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